Lue dans le journal du soir « Courrier de Madagascar » n°130, version électronique de ce jeudi 3 décembre, la nouvelle d’un attentat contre le cortège de Andry Rajoelina est confirmée en fin de journée par les Services de sécurité présidentielle d’Ambohitsorohitra. Toutefois, le coup ne se serait pas produit ce matin du jeudi 3 décembre comme indiqué dans cette dépêche du Courrier de Madagascar, mais dans la soirée du mercredi 2. Sinon toutes les informations se sont avérées exactes. Il s’agissait d’une balle de la taille d’un pouce. Le tir contre le cortège a frappé la voiture blindée du président quand il a pris le chemin d’Ambodimita pour Ambohimanarina.
Selon les informations fournies lors d’une conférence de presse au Palais d’Etat, l’attentat contre le convoi s’est produit le soir du mercredi 2 décembre vers 19h 30 sur l’axe Ambodimita – Ambohimanarina quand le président Rajoelina est rentré de sa mission d’Antsiranana. Le convoi ne s’est pas arrêté mais a poursuivi sa route et le président Andry Rajoelina est sain et sauf. Le tireur était placé du côté droit de la route parce que la balle est restée plantée sur le côté droit de la voiture blindée ; apparemment sur la vitre de la portière avant.
Les conférenciers n’ont pas donné davantage de précisions. Ils ne savent pas ou n’osent pas définir le site exact d’où est parti la balle ; en tout cas, ils ne l’ont pas révélé, vraisemblablement parce que les enquêtes et investigations sont en cours.
Les enquêtes balistiques avancent, et elles ont permis de dire que le tireur a utilisé une arme de guerre. L’usage d’arme capable de produire des rafales n’a pas été confirmé par les conférenciers qui ajoutent que sont sur l’affaire, d’une part la Brigade criminelle et la Police scientifique et d’autre part les Services de sécurité de la présidence.
Nombre de citadins et d’observateurs n’ont pu s’empêcher en apprenant la nouvelle, de dire : « il ne manquait plus que çà ! », avec tout ce que cela suppose de sens, si d’autres cachent mal leurs doutes et indignations. Plus d’uns disent par contre qu’ « ils auraient fait mieux et qu’il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages ».
Recueilli par Ben





