Alors que le pays s’est installé dans la crise depuis près de quatre ans maintenant, le secteur économique, du moins formel, cultive un esprit d’optimisme ; c’est le propre des opérateurs dit-on, sinon ils abandonnent leur fonction. Des hommes d’affaires ne cessent en effet, malgré la crise politique et sociale, d’œuvrer pour la relance des activités économiques et n’ont jamais baissé les bras car c’est leur gagne-pain. Salons et foires se sont succédés. Ce 31 mai, le FIM (Foire internationale de Madagascar, qui en est à sa 7e édition, ouvre ses portes au Parc Futura Andranomena. On table sur 50 000 visiteurs contre 35 000 lors de la 6e édition. L’objectif est d’offrir aux visiteurs professionnels et au public, les opportunités d’affaires et d’achats, à la rigueur leur faire connaître les réalités dans les divers secteurs d’économiques et les nouveaux produits des entreprises françaises, indonésiennes ou mauriciennes ; mais aussi le « vita malagasy » de nos entreprises.
On ne sait trop ce qui se passe chez certains opérateurs mais parmi ceux-là, quelque 300 opérateurs victimes des événements du 26 janvier 2009 ont haussé le ton ce jeudi 31 mai. Ils réclament l’attention du public et des autorités car ils n’ont pas été indemnisés comme promis. Ils dénoncent un traitement discriminatoire car d’après eux, seuls quelques opérateurs qui se comptent sur les doigts d’une seule main, ont été entièrement dédommagés des dégâts et hécatombes des 26 et 27 janvier 2009.
Mais il n’empêche que le secteur tourisme est en croissance. La relance est déjà en cours. À en croire le Directeur exécutif de l’Organisation mondiale du tourisme de passage dans le pays et qui inaugure ce jeudi 31 mai le salon du tourisme au Carlton, le tourisme malgache est sur les rails et il a beaucoup d’avenir en dépit de la crise. Le développement et la croissance du tourisme rwandais et du burundais ont été cités en exemple.
Recueilli par Bill







