L’enquête au fond du journaliste de la station radio Fahazavana, John Raoly, ce mardi 12 janvier au Parquet du Tribunal d’Anosy, a été l’occasion pour les journalistes d’attirer l’attention du public sur la situation des journalistes actuellement. De nombreux professionnels de la presse sont venus devant le tribunal avec des pancartes et la bouche bâillonnée pour exprimer leur désarroi devant ce qu’ils considèrent comme un abus de pouvoir et une atteinte à la liberté d’expression et de presse. Ils expliquent que le nombre de titres ou de stations ne signifie guère qu’il y a liberté ou qu’il y a démocratie. L’exercice même du métier est confronté à de pressions, voire à des opérations de harcèlement de la part du pouvoir, déclare un collègue.
Ces manifestants ont dénoncé les fermetures de radios ou d’émissions ; ils ont aussi dénoncé des menaces contre des journalistes et ont réclamé la libération de leurs collègues. À l’issue de l’enquête qui a duré plus d’une heure en tout cas, le journaliste John Raoly est sorti libre du Tribunal.
Recueilli par Valis





