Avec une célérité exemplaire, la présidence de la Haute autorité de transition (HAT) a publié ce vendredi 21 mai un démenti relatif aux propos de Manandafy Rakotonirina du même jour à la Villa Elysabeth. Manandafy Rakotonirina avait alors fait part à la presse de l’appel des trois mouvances à la communauté internationale pour qu’elle sanctionne davantage les dirigeants de la HAT, précisément les 109 personnalités et qu’on y ajoute d’autres sanctions plus sévères. Il a déclaré également que le président de la HAT, Andry Rajoelina et sa famille ne sont plus dans le pays, et qu’ils sont à La Réunion. Le pays serait orphelin en quelque sorte et il n’a pas de dirigeant.
Faux, réplique la présidence par ce communiqué dans lequel, elle « informe qu’à aucun moment le président Andry Nirina Rajoelina n’a quitté le Territoire malgache. Les informations qui affirment le contraire ne sont que des rumeurs dans l’objectif de jeter le trouble au sein de l’opinion publique ».
Le président de la HAT, poursuit le communiqué, « continue d’exercer les activités liées à sa fonction de Chef de l’Etat. Par ailleurs, il tient à remercier les responsables des Forces armées qui ont fait preuve de fermeté et de patriotisme dans le rétablissement de la paix sociale ».
Manandafy Rakotonirina a fait cette déclaration dans le cadre d’une conférence de presse organisée par les trois mouvances ce vendredi 21 mai ; une conférence de presse à laquelle ont participé à ses côtés, le Dr. Emmanuel Rakotovahiny, Mamy Rakotoarivelo, le Pr. Ange Andrianarisoa, Tabera Randriamanantsoa… Lors de cette rencontre avec la presse, il s’était agi pour ces trois mouvances de condamner les comportements des forces de l’ordre, de déplorer les résultats des affrontements armés qui ont provoqué des morts et des blessés. Emmanuel Rakotovahiny a vertement condamné les forces armées qui, au lieu d’être les défenseurs et offrir protection aux populations et aux faibles, se tuent entre elles. C’est la honte de la nation dit-il. Pour faire constater par la suite qu’il n’y a pas d’État dans le pays aujourd’hui.
Les trois mouvances font comprendre que de leur avis et constats, il n’y a plus d’autres issues à la crise que les négociations de Pretoria. Elles appellent la communauté internationale à faire pression pour que la rencontre de Prétoria 2, annoncée pour le 23 mai prochain, ait lieu et débouche sur la signature d’un accord de sortie de crise.
Recueilli par Valis





