La présidence de la Haute autorité de transition (HAT) et le gouvernement ont fait comprendre que Iharizaka Rahaingoson est un ministre indiscipliné qui n’observe pas les instructions du Conseil des ministres. Son comportement porte préjudice grave à la solidarité gouvernementale, qualifiée de « pilier de la bonne gouvernance ». Pour appuyer les recommandations du président de la HAT et du gouvernement et démentir les informations présentées par Iharizaka Rahaingoson à la presse nationale, un dossier de cinq pages avec pièces justificatives à l’appui, est depuis ce soir du jeudi 19 août en circulation dans des salles des rédactions des journaux.
Le dossier tel qu’il est confectionné veut en quelque sorte détruire le plaidoyer de technicien de l’ancien ministre, Iharizaka Rahaingoson et attirer l’attention de l’opinion (nous allions dire du jury) et en premier celle des journalistes véhicules des informations, sur les incohérences douteuses relatées dans le dossier. En premier lieu, ce dossier intitulé « Rapport de synthèse » estampillé du cachet de la Présidence de la HAT, insiste d’une part sur le caractère non cessible et personnel de la licence et d’autre part sur le non respect des clauses du cahier des charges relative à l’exploitation de la technologie AMPS (analogique) et CDMA 2000 (technologie moderne). Il note en outre que le transfert de la licence et le remplacement de la technologie AMPS par la CDMA 2000 n’ont pas du tout fait l’objet d’aucun paiement de droit au profit de l’Etat. Donc le transfert de licence est jugé par les dirigeants de la HAT comme illégal.
En tout cas, pour la Présidence de la HAT et le gouvernement de Camille Vital, le jugement du tribunal évoqué par l’ancien ministre Iharizaka Rahaingoson ayant été dicté par défaut, il n’est pas définitif et d’autres procédures judiciaires relatives à Madamobil sont toujours pendantes. Selon la communication de la Présidence, un juge au Tribunal de première instance d’Antananarivo, par ordonnance de référé n° 9436 en date du 28 octobre 2009, a donc fait appel et le dossier y afférent est actuellement devant la Cour d’Appel d’Antananarivo. En outre « le second actionnaire » d’Intercel a lui aussi fait appel du jugement par défaut. Bref, l’affaire n’est pas close car la Présidence précise que le 2 septembre prochain une audience est prévue au Tribunal pour examiner cette affaire Madamobil dont la réinstallation du premier syndic des créanciers d’Intercel à la place du second et actuel en charge de la conduite de la procédure de liquidation des biens d’Intercel.
Affaire à suivre.





