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dimanche 4 décembre 2016
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Société

Saison froide

La préparation au « chaud »

jeudi 28 mai 2015 | Vania Lock

Les habitudes, surtout vestimentaires, suivent la saison. D’autant plus que les rues et les marchés reflètent déjà l’arrivée de la saison froide dans la Grande Île. Vêtements et accessoires pour la saison froide entrent dans leur heure de gloire. Mais les produits locaux restent dans l’ombre face à ceux importés.

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Couvertures, un des éléments essentiels pour la saison froide.

200.000 couvertures sont vendues par la Société Malgache de Couverture (SOMACOU) en 2014. Une part qui couvre 25% des chiffres d’affaires de la société, contre 100% depuis sa création en 1960 et qui a duré plusieurs décennies. Christian Malsch, cogérant de la SOMACOU s’exprime sur ce sujet : « En 1998, nous avons perdu une grande part de marché à cause des importations illicites de couvertures chinoises. Un fait qui explique cette différence dans nos chiffres d’affaires et nous a conduit à diversifier nos produits ». La majorité de la vente de couvertures se fait de mai à juillet puisque c’est la période froide dans le pays. « Nous produisons des couvertures toute l’année et en constituons un stock en prévision de la saison froide. Une période où nos ventes sont triplées », affirme Christian Malsch. Les prix des couvertures produites par la SOMACOU tournent autour de 10.350 ariary à 52.800 ariary. Des prix presque pareils à ceux des couvertures importées. Ces dernières sont les plus consommées puisqu’elles sont les plus présentes en nombre dans les marchés. Et, cela malgré les grossistes implantés dans tout Madagascar pour distribuer les couvertures locales.

Les friperies ont la cote pour les effets vestimentaires

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Dans les friperies, les prix des marchandises dépendent de leur emplacement sur les étals. Celles qui sont accrochées en haut sont les plus chères. Nirina, une vendeuse de bonnets à Isotry affirme : « Je vends mes bonnets entre 1.000 à 5.000 ariary selon leur qualité ». Pour son cas, son fournisseur lui fait savoir vers la fin du mois d’Avril les marchandises à venir pour l’hiver mais elle ne passe pas de commande spécifique. Par ailleurs, cela exige un planning bien établi puisque le délai de commande dépend du mode de transport de la marchandise. En utilisant le transport aérien, le délai est de deux semaines au minimum, et de trois mois par voie maritime. Pour le moment, les acheteurs ne se font pas encore nombreux selon les explications de Nirina : « Comme il fait encore soleil, on n’a pas encore beaucoup de clients. Mais quand on sera bien plongé dans la saison froide, les gens se précipiteront pour en acheter ».

Les balles de friperie, pour les vêtements et accessoires spécifiques à la saison froide, pesant 45 kg coûtent en moyenne 280.000 ariary. Les dites « balles mêlées » sont moins coûteuses en cette période de l’année puisqu’elles contiennent presque tous les types de vêtements. D’après Solondraibe Jaona, un revendeur de balles de friperies à Isotry : « Les marchandises venant de l’Europe sont les plus chères ». Une situation causée aussi par la dévaluation de l’Ariary par rapport à l’Euro. Il continue : « Pour notre part, nous avons plus de produits qui viennent de l’Asie. Ils sont moins onéreux ».

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Saison froide et fête nationale, la vente de tissus chauds marche fort.

Les vendeurs de tissu voient également leur commerce avoir la cote en cette période de l’année. À l’arrivée de la saison froide s’ajoute la préparation de la fête nationale. Deux raisons qui poussent les gens à acheter. Une vendeuse de tissu dans la capitale explique les préférences de ses clients : « Les gens penchent plutôt pour les tissus à fourrure, le velours et le polaire. Ils les font retailler et leur donnent les formes qu’ils veulent après ». En moyenne, les coûts varient dans les environs de 4.000 ariary, pour le polaire, et 16.000 ariary, pour le velours.

Des plats chauds de préférence

D’un autre côté, les changements alimentaires se feront aussi constater. Les ménages cuisinent plus de potages, soupes et pot au feu en cette période de l’année. Une propriétaire d’une gargote affirme : « Les gens consomment plus de soupe lorsqu’il fait froid. Lorsqu’ils commandent des « composés », la plupart des clients demandent de la soupe en accompagnement ». Un fait qui s’explique par la vertu de tenir au chaud que possèdent les graisses, un des composants des ingrédients de la soupe. Toutefois, la plupart des restaurants ne possèdent pas de « menu spécial saison froide ». Miharisoa Sarah Rakoto tient une cantine à Ambohijatovo : « Nous établissons notre menu à partir de ce que les clients préfèrent et de ce qu’on trouve dans les marchés ».

2 commentaires

Vos commentaires

  • 28 mai 2015 à 11:35 | Isambilo (#4541)

    La saison froide couvre donc Mai à Juillet. Ce qui fait 3 mois. Ajoutons les 7 mois de l’article précédent et nous avons une année de 10 mois. Que fait-on d’Août-Sptembre ?
    Le calendrier sanskrit (qui est de l’hémisphère Nord) prévoit 2 mois de transition, modulables pour coller au calendrier agricole.
    Bref, votre calendrier des saisons ne semble pas au point. Il ne répond ni aux besoins de l’agriculture ni aux besoins des rituel religieux. C’est pourtant les premières raisons d’être du calendrier des saisons.

  • 28 mai 2015 à 15:05 | olivier (#7062)

    « Les ménages cuisinent plus de potages, soupes et pot au feu en cette période de l’année. Une propriétaire d’une gargote affirme : « Les gens consomment plus de soupe lorsqu’il fait froid. Lorsqu’ils commandent des « composés », »

    Enfin du journalisme engagé !

    NO PASARAN !

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