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Politique

L’après Jeux des Iles

La politique va-t-elle reprendre ses droits ?

mardi 31 juillet 2007 | Alexandre L.

A partir du 9 août, le pays vivra au rythme des jeux des Iles de l’Océan indien. Et à l’instar du Premier ministre, des hommes politiques appellent à une trêve politique. Madagascar y défendra son honneur. Mais une fois, cet événement passé, la politique reprend inévitablement son importance voire sa primauté dans la vie nationale.

Quoi qu’il en soit, le fait d’organiser des législatives anticipées est jugé, par beaucoup, inopportun. Et si le décret de dissolution de l’Assemblée est déjà sorti, plus d’un ont voulu qu’une grande concertation aurait dû être organisée pour savoir si les forces vives de la Nation sont prêtes à cette échéance. Déjà, des observateurs de la vie politique guettent les mouvements ou autres prises de position des autorités ecclésiastiques et en particulier de la hiérarchie catholique sur la question. On se souvient encore de l’opposition de cette dernière lors du dernier référendum. Et pour cette consultation, son avis pèsera dans la balance.

Mais en attendant qu’elle se prononce, nombreux sont ceux qui critiquent déjà cette élection. Dans tous les cas, on juge qu’elle rendrait caduque l’appel des autorités à une trêve politique. D’autant plus que les politiques disposent peu de temps pour préparer leur base à cette énième consultation depuis l’accession au pouvoir du président Ravalomanana. Ainsi, on craint que les jeux des Iles deviendraient secondaires par rapport aux tractations sur ces législatives. En effet, les jeux ne dureront que dix jours alors que cette députation engagera l’avenir de Madagascar pour cinq ans au moins.

Le développement : le grand oubli des débats

Mais là où de nombreux citoyens émettent des réserves, c’est le fait que les débats politiques accaparent toujours une bonne partie de la vie du pays au détriment de discussions sur le développement.

Certes, « la politique doit avoir une place importante, mais elle doit tendre vers la promotion du bien-être collectif et individuel de chaque citoyen, sinon elle n’a pas sa raison d’être », affirme-t-on dans certains milieux. D’autant plus que beaucoup restent convaincus que ces législatives s’expliquent plus par des problèmes politiques qu’économiques.

En fait, on chuchote que la véritable raison de ces législatives anticipées serait une manœuvre politique de la part de l’exécutif dans le but d’avoir un pouvoir législatif favorable à sa cause.

On laisse entendre que vu la baisse de popularité des dirigeants actuels suite à la situation socioéconomique difficile, il serait risqué pour le Gouvernement d’organiser des élections en Janvier ou Février 2008.

Ainsi, il utiliserait l’ambiance de fête pendant les jeux pour rehausser sa cote de popularité, espérant ainsi gagner la faveur des électeurs. Certains affirment même que la volonté affichée par les dirigeants actuels pour réussir ces jeux est une stratégie qui s’inscrit dans ce sens.

Quoi qu’il en soit, les enjeux sont clairs. L’opposition n’a rien à perdre dans ces législatives. Elle était en minorité dans la chambre dissoute. C’est le pouvoir qui a tout à perdre dans ces élections. Car s’il n’arrive pas à reconduire sa majorité, le pays vivra dans une situation politique difficile. Qui peut prévoir qu’en cas de défaite du TIM et ses amis, l’opposition n’ira pas enclencher une motion de destitution du Président. Le cas Albert Zafy n’est pas encore complètement oublié et d’aucuns sont prêts à emprunter le même pas que ceux qui ont destitué le professeur. Qui vivra verra.

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