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mardi 27 septembre 2016
Antananarivo | 08h04
 

Société

Nouvelle technologie

La paresse intellectuelle gagne nos jeunes

mercredi 4 mai | Yvan Andriamanga

La mondialisation a permis de développer les échanges de cultures à travers le monde. Malgré ses méfaits, surtout que la censure a quasiment disparu du vocabulaire mondial, elle procure facilement des connaissances sur les peuples du monde entier par le biais des films, des documentaires, des reportages,… et des légendes racontées par les dessins animés. Ces derniers étant les moyens les plus aisées de transmettre le savoir aux plus jeunes. Pourtant, même si, en général, les parents se plaignent tout le temps que les enfants restent scotchés sur leurs écrans, ils ne semblent guère dotés d’une réelle connaissance générale, ne serait-ce que dans le domaine de la cinématographie.

« Question culture générale, les jeunes malgaches sont encore à la traîne », a fait remarquer un professeur de l’Université d’Antananarivo. « La technologie actuelle devrait pourtant les inciter à davantage accumuler leurs connaissances. C’est à croire que plus on facilite la vie des gens, plus la paresse intellectuelle s’installe et prend de l’envergure. On peut aisément le constater dans les tests de connaissance générale, lors des concours universitaires. Ce sont surtout ces tests qui éliminent la plupart des candidats. Normalement, ils devraient avoir au moins une bonne culture cinématographique vu tout ce qu’ils regardent à la télé et sur Youtube. Par ailleurs, regarder ne serait-ce que les films et les dessins animés est très enrichissant et les jeunes devraient tous commencer par-là, au début. Avec un peu d’analyse et de sens de l’observation, on peut y apprendre de la psychologie, de l’histoire, les rudiments de la langue, de la culture… Bref, un maximum de connaissance avec un minimum de ressources mobilisées. Ces œuvres ne sont pas fait seulement pour le plaisir, ils sont également là pour nous enrichir du point de vue intellectuel ! Il suffit de ne pas regarder bêtement », a-t-il ajouté.

35 commentaires

Vos commentaires

  • 4 mai à 09:59 | Dadabe (#9116)

    Le bonjour à tout le monde (sauf à quelques uns et une, naturellement),
    La paresse intellectuelle des jeunes ? Avouons-le, elle a existé de tous temps et ce n’est pas une nouveauté d’autant que les nouvelles technologies ne sont pas véritablement faites pour exercer la curiosité et l’appétit de savoir de la jeunesse. La question est d’abord marchande et vise généralement au plus facile, au plus vulgaire, au plus « drôle » et au moindre effort (Facebook, par son contenu, en témoigne amplement et l’audimat des chaînes « people », très médiocres, le révèle tout aussi bien).
    S’agissant de Madagascar, sans doute n’est-il pas inutile de préciser que cette question concerne environ 1% de la population des 15-25 ans (manque d’argent, manque de connexion à internet, ignorance totale du français ou de l’anglais, suffisent à expliquer que seule une infime minorité est à même d’user et d’abuser des nouvelles technologies).
    Enfin Youtube n’est pas la bible du savoir ! Pas plus que Wikipédia, d’ailleurs. Quant aux films en streaming, mieux vaut les oublier (et quels films ?). La fibre optique est très peu disponible et l’ADSL réel est encore un espoir. Sans parler des coûts de connection (J’en sais quelque chose avec ma clé 3G qui me revient à environ 100.000 ariary par semaine). Je télécharge beaucoup d’émissions de France Culture il est vrai, mais les messageries et forums ne sont pas trop gourmands en mégaoctets.
    Enfin, la culture générale qui fait défaut au grand désespoir des universitaires (ces derniers sont-ils en mesure de dispenser leur savoir ? Et quel savoir ?) peut s’acquérir sans technologies particulières. j’en suis un témoin, nourri aux livres même si aujourd’hui je pratique beaucoup (et même trop...) ces nouvelles technologies. Au fait, qui a un réel accès aux livres, à Madagascar, qui sait lire, en malgache, en français, en anglais etc... ? Le vrai sujet, donc, me semble être celui de la transmission des savoirs, l’appétit d’apprendre, le goût du travail et de l’effort intellectuel. Peu importe l’outil ou le support. Il est ici question de volonté de savoir et de démocratisation à marche forcée de l’enseignement gratuit et de qualité pour tous !

    • 4 mai à 13:39 | Gérard (#7761) répond à Dadabe

      «  » Question culture générale, les jeunes malgaches sont encore à la traîne », a fait remarquer un professeur de l’Université d’Antananarivo«  »

      sans doute, quasi aucun jeune ne connait l’histoire de son pays, notamment, mais ces jeunes sont les victimes d’un système éducatif à la dérive, qui ne leur apprend pas à travailler

      qui par exemple, même à l’université sait ce qu’est une fiche de lecture, un livre dont on a surligné l’essentiel au stabylo ?

      les nouvelles technologies, ne touchent que si peu de jeunes, ne sont pas responsables, mais les enseignants !

      saluons l’initiative de Orange, qui autorise l’accès gratuit à Wikipédia, imparfait, insuffisant mais positif

      Question pédagogie, les enseignants malgaches ne sont pas à la traine, mais à la rue !

    • 4 mai à 15:38 | GADSDEN_FLAGIVANDRY (#8661) répond à Dadabe

      Je ne suis pas d’accord quand vous dîtes que youtube n’est pas la « bible du savoir » certes c’est pas un média conventionnel pour l’apprentissage mais je trouve que c’est plutôt riche, pour qui sait chercher ( on y trouve quand même des vidéos de procédures chirurgicales filmées de bout en bout ou des tutoriels complets de progiciels de gestion intégrés dédiés à la compta ...).Après il est clair qu’on se rejoint sur les notions de volonté d’apprendre ou de prédispositions,après là c’est un problème universel,le milieux familial où on a grandi joue beaucoup ...

    • 4 mai à 18:28 | Dadabe (#9116) répond à GADSDEN_FLAGIVANDRY

      Bonsoir,
      vous avez tort et raison( ce qui m’arrive trois fois par jour...). Je suis moi-même gros utilisateur de Youtube (j’ai ainsi pu télécharger des centaines d’oeuvres de musique classique et me reconstituer pour mon i-pod une discothèque aussi riche que celle que je possédais en 30 cm d’époque ! Et ce n’est qu’un exemple...). Très riche Youtube, j’en conviens, et nettement plus efficace que Dailymotion. Il n’en demeure pas moins que, tout comme Wikipédia (merci Orange !), ce sont des fourre-tout où le pire côtoie le meilleur. Et le savoir, c’est d’abord savoir faire les bons choix, savoir chercher pour trouver, apprendre à exercer son esprit critique etc, etc... Youtube n’explique rien, n’enseigne rien, ne guide pas (ce n’est aucunement sa fonction). C’est en ce sens que je renvoie la question au problème de la transmission du savoir (livresque ou technologique, peu importe le support). Et bonne soirée !
      PS - Pédagogie vient du grec « paidos » et « agein », (élever, mener, conduire, éduquer un enfant). Les nouvelles technologies, pas plus que les anciennes, ne sont en soi pédagogues... mais peuvent servir d’outils pédagogiques. Une petite nuance.

    • 4 mai à 18:30 | Dadabe (#9116) répond à Gérard

      Malheureusement, je crains que vous n’ayez raison...

    • 4 mai à 21:21 | caro (#7940) répond à Gérard

      Bonsoir Gérard,

      Lorsque vous dites : « … ces jeunes sont les victimes d’un système éducatif à la dérive, qui ne leur apprend pas à travailler », j’y vois deux choses : l’apprentissage et le système éducatif.

      Sur l’apprentissage, une des premières failles dans l’éducation à Madagascar est de dire qu’on va à l’école pour apprendre à lire et écrire. Vous entendez cela partout dans l’île. Un détail qui peut sembler insignifiant mais qui a toute son importance, et qui reflète le caractère approximatif des démarches, c’est d’omettre d’ajouter COMPTER.
      Certes, on y apprend à compter, mais s’en contenter du caractère AUTOMATIQUE , prouve un laxisme ou un laisser-aller certain. Tant que les choses ne sont pas ajustées à leur exacte configuration - quelque part l’illustration parfaite du « moramora » et de la « nonchalance » caractéristique du pays, extrapolable dans de multiples domaines -, la mauvaise manière de faire persistera.

      Ensuite, comme vous-même le précisez, même à l’université, les compétences de ceux qui dispensent les cours – je ne parle pas de prof car c’est encore autre chose -, laissent à désirer. Il est loin le temps où les profs étaient des intelligences sur pieds, qui faisaient bouche bée aux étudiants. Ces enseignants, surtout les chercheurs comme leur désignation l’indique, n’ont plus de temps à consacrer à faire des recherches – malgré l’obligation - car l’emprise du quotidien dans leur vie personnelle est tellement prenante que le principal est relégué au second plan sinon encore plus loin.
      En matière de technique, vous avez bien cité la fiche de lecture qui doit être de l’OVNI, dans son existence comme dans son usage pour la plupart des étudiants. Et pourtant, c’est un outil élémentaire utilisable également dans d’autres matières.

      Tout ceci indique que les difficultés sont partout et de divers ordres. Il en résulte que l’apprentissage ne pourrait donner que des résultats douteux et donc insuffisamment formateurs. A cela s’ajoute le fait que ces enseignements demeurent théoriques et ne préparent pas à la vie professionnelle, exception faite des stages qui ne sont pas nécessairement systématiques.

      Pour revenir au niveau secondaire, une très grande lacune est représentée par l’absence d’une préparation du genre Centre de Formation Professionnelle à l’issue du brevet par exemple. Le cursus scolaire conduit à l’université mais comme celle-ci n’offre pas non plus beaucoup de possibilité d’employabilité, le circuit se referme sur lui-même.

      A l’analyse donc, on n’a pas à proprement parler de système à la dérive, mais plus exactement d’un système inexistant.

    • 5 mai à 05:43 | rabri (#2507) répond à caro

      « A cela s’ajoute le fait que ces enseignements demeurent théoriques et ne préparent pas à la vie professionnelle, exception faite des stages qui ne sont pas nécessairement systématiques. »

      Ne généralisez pas trop ! Il y a des enseignants qui sont conscients de l’éternelle inadéquation « formation-emploi », héritage du système éducatif français (voir mon post plus bas).
      En parlant des stages, il faut qu’ils soient aussi bien préparés et bien encadrés pour qu’ils permettent aux étudiants d’acquérir des vraies compétences professionnelles au bout de ce stage. Un stage BIEN CONDUIT constitue UNE VALEUR AJOUTEE pour l’entreprise : celle-ci voit en l’étudiant un futur collaborateur, un élément important de son capital humain et non plus une main d’oeuvre « bon marché » comme on l’a toujours considéré jusqu’ici dans certaines entreprises.

    • 5 mai à 06:06 | Dadabe (#9116) répond à rabri

      Bonjour,
      Vous avez raison : le modèle français (du moins celui d’il y a quelques années car les mentalités évoluent) a fait beaucoup de dégâts en ignorant le monde de l’entreprise. A Madagascar, comme ailleurs, l’urgence est à la formation professionnelle qualifiante et, a priori, susceptible de permettre d’accéder à un emploi. En ce sens, Caro a raison : à l’issue du Brevet, il manque des centres de formation techniques et des organismes interfaces entre l’école et l’entreprise afin de favoriser l’apprentissage des jeunes filles et garçons.
      L’agriculture malgache manque déjà de bras (pas assez de terres cultivées, pas assez de productivité à l’hectare), elle manque surtout de techniciens bien formés (méthodes culturales, zoologie, hydrologie, questions environnementales etc...). De même pour la pêche et l’aquaculture. De même pour le bâtiment et l’usage des nouveaux matériaux (huisseries métalliques etc...). De même pour l’électronique (notamment automobile). De même pour les énergies renouvelables dont l’hydro-électricité.
      Madagascar croule sous le nombre des éternels étudiants (jusqu’à 30 ans et plus !) qui, entre années blanches et grèves surprises, non paiement des bourses et manque de moyens modernes (laboratoires, nouvelles technologies, connexion internet etc...), perdent leur temps en Droit, Économie, Gestion, informatique (là, c’est un peu tard, les Indiens ont pris tous les marchés) etc... Le niveau de ces études est trop faible, bien trop médiocre pour donner quelques espoirs sérieux aux nouveaux diplômés (sauf à avoir des parents riches qui les envoient faire un master au Canada ou ailleurs).

    • 5 mai à 06:30 | rabri (#2507) répond à Dadabe

      « En ce sens, Caro a raison : à l’issue du Brevet, il manque des centres de formation techniques et des organismes interfaces entre l’école et l’entreprise afin de favoriser l’apprentissage des jeunes filles et garçons. »

      Ce ne sont pas des propositions de ce genre qui manquaient ! Mais bon, comme nos hauts responsables successifs étaient tous des autistes, étaient des marionnettes d’un vieux système éducatif qui veut s’éterniser chez nous

      Allez, je vais être MECHANT, TRES MECHANT MEME ! Tant qu’on reste sous le joug de la France sur tous les plans, surtout avec l’éducation (francophonie quand tu me tiens !), même nos arrières, arrières, arrières, arrières, ........ petits-enfants ne connaîtront jamais le vrai développement. Il nous faut tourner vers d’autres modèles : américains, canadiens, allemands, suisses et surtout Nordiques

    • 5 mai à 09:57 | Gérard (#7761) répond à rabri

      Mais vous pouvez (vous devez) vous tourner vers le monde entier, y compris vers la chine et ce sans méchanceté aucune, sans rien renier de ce qui vous a construit !

      la connaissance et la culture, c’est le seul gâteau qui , plutôt que de diviser, se multiplie quand on le partage

    • 5 mai à 10:51 | vatomena (#7547) répond à rabri

      L’enseignement en France a certes perdu de son Credit . Il fut autrefois le meilleur . Mais il a été ruiné par le ’pédagogisme ’et son langage abscon .L’idéologie a pénétré l’enseignement et l’a détourné de son but premier : éduquer ,élever .éclairer .Le retour à l"ancienne rigueur d’autrefois pourrait cependant lui rendre son efficacité .
      Dans un monde où le robot est roi ,il y a peu d’espace pour l’apprenti sauf dans les pays en retard de technologie .

    • 5 mai à 11:23 | caro (#7940) répond à rabri

      Bonjour,

      « Ne généralisez pas trop ! Il y a des enseignants qui sont conscients de l’éternelle inadéquation « formation-emploi » » :

      Oui, j’ai lu votre post plus loin qui parle d’un aspect qui doit être mis en pratique, celui de rapprocher davantage les étudiants du monde des entreprises. Si l’on y parvient concrètement, ce serait l’idéal.

      Mais je me demande si votre démarche s’opère sur le territoire malgache ou à l’étranger car aussi noble que soit cette approche, elle n’est pas moins inapplicable, du moins en l’état actuel de la situation. De ce qu’on voit à Madagascar avec le peu d’entreprises qui y existent proportionnellement au nombre d’habitants ou d’étudiants en formation, cet accès aux entreprises ne peut pas être effectif. L’intention est excellente, mais encore faut-il qu’elle s’accompagne d’un système défini en amont qui permet sa mise en œuvre. En clair, et là je reviens à ce que j’ai dis sur les issus entre cycles de formation, il faut un programme d’ensemble et cohérent de formation éducative depuis la maternelle jusqu’à chaque niveau où un issu doit être prévu.

      Cette démarche sera de nature à corriger simultanément l’absence de formation professionnelle qualifiante en dessous du niveau bacc actuel, niveau qui fournit comme partout ailleurs dans le monde la plus grande part de main d’œuvre ; et l’effectivité de mise en pratique des connaissances théoriques acquises. Car à ce jour, excepté les peu d’ écoles techniques - considérées dans l’opinion en générale à destination uniquement de ceux qui ne sont pas sages ou à faculté mentale faible - je n’ai pas connaissance ni de programme ni d’insertion effective en entreprise dans ce sens.

      Pour aller plus loin, beaucoup des étudiants malgaches poursuivent à l’université, non pas parce que l’envie leur en prend, mais pour d’autres raisons. Mais c’est encore une autre question.

    • 5 mai à 15:40 | rabri (#2507) répond à caro

      « Mais je me demande si votre démarche s’opère sur le territoire malgache ou à l’étranger car aussi noble que soit cette approche, elle n’est pas moins inapplicable, du moins en l’état actuel de la situation »

      Pourquoi inapplicable ?? Avec le relatif « peu d’entreprises », OUI. C’est une question de volonté de la part des enseignants. Je l’appelle dans mon jargon : DECLOISONNER la formation d’abord. Le support qui guide l’enseignant dans l’apprentissage est la réalité dans les entreprises. Pour cela, c’est à lui d’aller faire la connaissance des entreprises en 1° en discutant et en analysant les situations avec les professionnels de l’entreprise ( à terme, on peut envisager une co-élaboration du contenu de la formation ; je suis en institut universitaire privé et j’ai une certaine liberté d’orienter ma méthode d’apprentissage). De temps en temps, il fait faire des bilans de connaissances avec ses étudiants si ces connaissances pourraient satisfaire les missions qui attendent les étudiants en entreprise. Après, la période de stage est une période de confirmation, de validation et d’application de ces acquis en cours : l’appellation « savoir académique » devrait disparaître au profit d’une nouvelle appellation « savoir académico-professionnel »

      Commençons avec une telle démarche ( =mini révolution dans le monde éducatif) même avec le « peu d’entreprises » car cela va apporter de la valeur ajoutée aussi pour les entreprises : un bon stagiaire est un élément important qui va enrichir le capital humain de l’entreprise. Certes, ce n’est pas encore la démarche dans l« institution publique de notre éducation mais osons innover d’abord et espérons que »Ny soa fianatra". La multiplication des innovations enrichirait notre champ éducatif car il n’y a pas une seule méthode mais plusieurs et en conséquence : tous les chemins mènent à Rome.

      Cette démarche est applicable partout où il y a des entreprises aussi petites soient elles ; je pense même en agriculture où les meilleurs formateurs des paysans sont des paysans mêmes (=paysans relais en agrobiologie déjà mis en place).

    • 5 mai à 22:00 | caro (#7940) répond à rabri

      Vous n’avez pas défini ce qu’on entendrait par « votre jargon », mais décloisonner est un terme qui était déjà d’application dans le milieu scolaire en France dans les années 90.

      Lorsque je parle du faible nombre d’entreprises susceptibles de coopérer pour la concrétisation de « votre système », vous ne pouvez pas négliger quelques autres facteurs qui conditionneraient son fonctionnement. Même dans les pays où foisonnent des entreprises :

      • Leurs portes ne sont pas systématiquement ouvertes aux stagiaires : c’est une réalité ;
      • Les critères d’acceptation des stagiaires dans les entreprises sont exclusivement de la prérogative de l’entreprise et non des enseignants ou des établissements universitaires/scolaires : pouvoir discrétionnaire de l’entreprise ;
      • La question primordiale d’assurance doit être réglée, ce qui pose un véritable nœud gordien ;
      • La désignation d’un maître de stage conduit l’entreprise à en affecter un parmi son personnel, et cela représente un coût, entre autres, financier et en temps ;
      • Dans un cadre global, tout dépend également de la loi de l’offre et de la demande, en l’occurrence de stage ;
      • la question de rémunération doit être envisagée : taux, conformité aux textes, ...
      • …

      Je me demande si tous ces points ont été examinés dans votre démarche, mais pour une entreprise sérieuse et une formation digne de ce nom, rien n’en devait être négligé, et encore je n’ai dressé que les plus élémentaires.

      Concernant les enseignants, il reste à savoir quelle proportion de ceux-ci sont susceptibles de d’épouser votre conviction. En effet, beaucoup de ceux que je connais se trouvent contraints de jongler avec plusieurs métiers, je ne dis pas UN, pour tenter d’avoir un niveau de vie décent, qui de cours particuliers, de taxi clandestin, d’affaires diverses, …

      C’est formidable une formation ayant comme socle le vécu en entreprise, sauf que dans ce cas là, on sort complètement du cadre d’une formation générale pour s’introduire dans une quasi spécialité. Dans ces conditions, le programme serait autre que celui fixé pour une formation universitaire classique. Il ne faut pas oublier qu’une spécialisation doit suivre une formation universitaire qui ne peut que rester globalement généraliste.

      Voila pourquoi, en troisième cycle, un DEA demeure généraliste alors qu’un DESS, à juste titre, oriente davantage la formation vers une spécialisation mettant plus l’accent sur la pratique et l’employabilité des sortants.

      Votre schéma ne me semble pas mauvais, mais à mon avis, il ne peut pas trouver application dans le contexte actuel conçu pour répondre au système d’avant l’indépendance, à moins de faire du bricolage. Dans ces conditions, sa mise en oeuvre me semble nécessiter une nouvelle définition des programmes et projets scolaires/universitaires car ce que vous faites malgré son apparent intérêt, visiblement reste marginal et ne se repose sur aucun socle officiel, celui qui doit orienter tout objectif.

    • 6 mai à 02:50 | rabri (#2507) répond à caro

      « Votre schéma ne me semble pas mauvais, mais à mon avis, il ne peut pas trouver application dans le contexte actuel conçu pour répondre au système d’avant l’indépendance, à moins de faire du bricolage. Dans ces conditions, sa mise en oeuvre me semble nécessiter une nouvelle définition des programmes et projets scolaires/universitaires car ce que vous faites malgré son apparent intérêt, visiblement reste marginal et ne se repose sur aucun socle officiel, celui qui doit orienter tout objectif. »

      Parce que vous croyez que je dois attendre une nouvelle loi, un nouveau décret pour réagir au problème d’employabilité de mes étudiants ? Vous êtes un peu trop dans le formalisme (la lecture de vos nombreux posts ici l’atteste). Les stages, depuis qques années maintenant, nous avons en moyenne 150 jeunes par an qui s’y attellent. Ils se débrouillent pour prendre contact avec les entreprises privées ou publiques ou ONG, cela fait partie de leur formation (=apprentissage à la négociation) ; les foires et les salons où se concentrent les entreprises sont les lieux privilégiés du 1° contact.
      Le socle officiel, comme vous dites, cela fait longtemps qu’on l’a bravé. IL FAUT SAVOIR ETRE HORS LA LOI DE TEMPS EN TEMPS : si les autres ne sont pas conscients que nous sommes au 21° siècle et que eux, ils en sont encore aux outils du 19° siècle, TANT PIS POUR EUX.
      Dans notre schéma, tout le monde est gagnant : l’étudiant en 1° ( capital connaissances et compétences en même temps), l’entreprise (un stagiaire resté 3 mois en entreprise, bien encadré, serait un bon futur collaborateur), notre institut (remplir la mission d’aider les jeunes jusqu’à leur employabilité et non pas le simple diplôme comme dans bcp de cas).

      Ce modèle est proposé pour être analysé et adopté. Ce n’est pas le seul comme je l’ai dit précédemment. La multiplicité d’expérimentations et d’initiatives ( les bonnes !) dans l’éducation mène vers des voies qui vont converger vers un bon développement de notre capital humain ( et on en a grandement besoin !)

    • 6 mai à 19:50 | caro (#7940) répond à rabri

      Vous dites : « Parce que vous croyez que je dois attendre une nouvelle loi, un nouveau décret pour réagir au problème d’employabilité de mes étudiants ? » ;

      En réponse, pour l’instant, je ne sais rien de ce que vous avez ou ce que vous allez faire. Je vais voir au fur et à mesure de l’avancée de ma lecture de votre post. Pour le moment, vous semblez prendre la mouche dans votre formulation.

      « Vous êtes un peu trop dans le formalisme (la lecture de vos nombreux posts ici l’atteste) » :
      vous avez le droit de me percevoir comme bon vous semble, je n’y peux rien. Il y a un fait : si des lois ont été établies, si des règles ont été érigées, si des procédures ont été prévues – que ce soit au niveau des méthodes, des process, des protocoles ou dans n’importe quel domaine et non seulement pas juridique -, ils ne sont pas faits pour les chiens. Le respect de leur existence, ainsi que la conformité de l’exécution des actes ou des entreprises correspondantes sont les gages d’un bon résultat. Ne pas les respecter, c’est faire preuve d’état d’esprit rétrograde car ils ne sortent pas du néant mais résultent d’expériences ou de recherches précédentes ayant conduit à leur mise en place.

      Je suis surprise, mais seulement à moitié, lorsque j’ai lu la suite de votre post car :

      • Vous avez bravé depuis longtemps tout ce qui peut être « Directive » : en disant « Le socle officiel, comme vous dites, cela fait longtemps qu’on l’a bravé » ;
      • Vous préconisez la violation des règles : « IL FAUT SAVOIR ETRE HORS LA LOI DE TEMPS EN TEMPS » ;
      • Vous vous moquez des autres qui ne voient pas les choses comme vous : « … si les autres ne sont pas conscients que nous sommes au 21° siècle et que eux, ils en sont encore aux outils du 19° siècle, TANT PIS POUR EUX » ;

      Mon étonnement, disais-je, n’est qu’à moitié car au final, votre démarche est cohérente à vos propres visions des choses. Ceci m’a conduit à reprendre vos messages depuis le début, et confirme bien mon constat sur les niveaux et capacités actuelles de certains enseignants universitaires dont vous faites parties :

      • Vous dites « … il faut qu’ils soient ( les stages)aussi bien préparés et bien encadrés pour qu’ils permettent aux étudiants d’acquérir des vraies compétences professionnelles au bout de ce stage » : or, quand je donne les conditions minimales d’instauration et d’accès à un stage, vous faites silence radio, aucune suite. Ceci m’indique que malgré votre prétention de connaître les entreprises, on n’y voit que du bluff.
      • Vous dites : « Un stage BIEN CONDUIT constitue UNE VALEUR AJOUTEE pour l’entreprise ». Je suis au regret de vous dire que vous êtes complètement à côte de la plaque : ce dont vous parlez n’est JAMAIS UNE VALEUR AJOUTEE pour l’entreprise. Tout au plus, ça ne peut être qu’UNE POTENTIELLE si tant est que c’est considérée comme une valeur. Vous avez intérêt à revoir votre définition de valeur ajoutée pour éviter de dire n’importe quoi ;
      (...)

    • 6 mai à 19:51 | caro (#7940) répond à caro

      (...)
      => Vous mélangez un rêve de théoricien n’ayant pas de connaissance concrète de ce qu’est une entreprise avec la réalité.

      • Lorsque vous dites : « Je l’appelle dans mon jargon … », encore une nouvelle fois, vous dites n’importe quoi. Je vous invite à consulter ce qui s’entend par JARGON car jusqu’à preuve du contraire, vous ne pouvez pas prétendre avoir un jargon à VOUS seul.
      • Le jargon « DECLOISONNER »dont vous faites état n’a pas eu de suite lorsque je vous ai dit qu’il était en application en France, et que je vous ai demandé ce que vous voulez en dire ;

      De tout ce qui précède, un gros doute plane sur ce que vous dites : « je suis en institut universitaire privé et j’ai une certaine liberté d’orienter ma méthode d’apprentissage ». Je me doute fort de la crédibilité à accorder à un institut privé qui laisse libre cours à un enseignant sujet à urticaires aux règles. C’est de l’anarchie sans nom. Votre institut universitaire privé me semble davantage ressembler plus à une organisation quelconque appelée à occuper des jeunes dont la qualification ne serait pas des plus brillantes qu’autre chose, ce qui ne serait pas en contradiction avec le schéma que vous représentez.

      Je ne suis pas plus convaincue, non plus, avec « Les stages, depuis qques années maintenant, nous avons en moyenne 150 jeunes par an qui s’y attellent. » Pour emporter la conviction des internautes, il serait tout à votre honneur d’indiquer sur quel site ils peuvent corroborer vos dires. D’ailleurs, pour des raisons que j’ignore, vous n’avez jamais voulu répondre à ma question sur votre « système » apparemment très personnel : où s‘opère-t-il, à Madagascar avec ses très faibles entreprises existantes, donc aux facultés extrêmement limitées, ou à l’étranger où les possibilités sont plus étendues, mais encore faut-il que les conditions que j’ai énumérées pour l’accès au stage soient satisfaites. Car contrairement à Madagascar, les choses ne peuvent s’effectuer qu’en suivant des règles strictes à l’étranger, ce qui ne correspond pas à votre ligne de conduite.

      En ayant compris l’état d’esprit dans lequel vous m’aviez répondu, je suis allée faire un tour pour voir un peu le forumiste que vous êtes. Bingo ! Vous faites bien partie de ceux qui justifiaient le coup d’Etat, donc aucun respect des lois de la République, comme vous ne vous en cachez pas d’ailleurs. La dérive que connaît ce pays est à l’image de ce comportement qui vénère l’anarchie et le désordre au détriment des règles de vie en société dont j’en cite quelques exemples :

      • Lorsque le Général Camille Vital était encore PM, avec le Général Raveloarison comme ministre de l’environnement, donc chargé des bois de rose, UN ARRETé suffisait pour modifier UNE LOI afin de pouvoir délivrer une autorisation d’exportation de bois de rose,
      • Lors des campagnes présidentielles, afin de permettre à Rajoelina d’accompagner son candidat, qui vous savez, UN DECRET suffisait pour modifier LA LOI qui l’interdisait ;
      • Comme tout le monde l’a vu, UN CAPORAL a commandé UN GENERAL pour le contraindre à signer sa démission afin de permettre la mise en place du gouvernement des auteurs du coup d’Etat.

      Je vous dis bravo, vous êtes cohérent avec vous-même. Seulement, les résultats d’une vision comme la vôtre restent toujours visibles sous nos yeux et le peuple en souffre.

    • 6 mai à 21:14 | rabri (#2507) répond à caro

      « La dérive que connaît ce pays est à l’image de ce comportement qui vénère l’anarchie et le désordre au détriment des règles de vie en société dont j’en cite quelques exemples : »

      Ouh là, j’ai l’impression d’avoir une flic « en face de moi » ou quoi ! ou la petite est peut être l’une de ces M.B et que dès qu’elle est contrariée, les mauvaises hormones envahissent tout son corps et son esprit et la maitrise de soi est anéantie.

      Je crois que çà ne sert à rien de discuter avec vous. Vos propos me laissent penser que vous n’avez aucune expérience de face à face avec des étudiants et que votre immobilisme intellectuel est le reflet de cette léthargie générale qui gangrène notre pays.

      Ma démarche est approuvée à 100% par des professionnels qui sont les seuls juges de l’aptitude des jeunes recrutés. Je n’ai pas à tout vous détailler et à vous indiquer où j’opère, çà ne sert à rien ! rien de rien ! Et puis tous ces préjugés sur les instituts privés, mon passé sur ce forum, ...... vous êtes vraiment M.B ou quoi ?? Tchao Ch’tite Caro !

    • 6 mai à 22:22 | caro (#7940) répond à rabri

      Vous pouvez supputez tout ce qui vous chante ou vous semble correspondre à ma personnalité. Je n’en tiens pas rigueur.

      Il est tout à votre honneur de me démonter et de me soutenir le contraire de mes affirmations en publiant le site où les internautes peuvent prendre connaissance des 150 stagiaires que vous avez annoncés, et publier également le site des entreprises et des professionnels ayant recruté ces stagiaires. Vous n’en serez crus.
      Autrement, votre honneur est en jeu

    • 7 mai à 04:11 | rabri (#2507) répond à caro

      « Vous pouvez supputez »
      çà dit tout sur votre état de saturation sur ce forum. Sortez de votre tanière pour mieux connaître les réalités du terrain Mme l’experte de salon
      Les 150 stagiaires : oui, ils existent bel et bien et ont fait des stages dans 150 entreprises privées, publiques dont Ministères et autres institutions, associations diverses dont ONG.
      Et vous, vous faites quoi au juste, à part blablater à longueur de la journée sur ce forum. Attends, je devine ....... juriste de la rue. Non ?

    • 7 mai à 11:31 | caro (#7940) répond à rabri

      La « Ch’tite Caro », « M.B » et surtout « Mme l’experte de salon » comme vous me qualifiez constate avec plaisir que vous poursuivez les échanges avec elle, quand bien même vous avez dit : « Je crois que çà ne sert à rien de discuter avec vous ».
      Seriez-vous à court d’arguments pour vous rabaisser à vous livrer à de telle flétrissure ? Mais soyez rassuré, cela ne me dérange pas outre mesure dès que j’ai compris l’état d’esprit dans lequel le débat est engagé.

      Lorsque vous dites « Sortez de votre tanière pour mieux connaître les réalités du terrain », lequel ou laquelle de nous deux serait-il/elle enfermé/e dans son ignorance quand je vous parle, entre autres, des conditions minimales d’instauration et d’accès à un stage dans une entreprise – une question plus que concrète de la réalité du terrain, les entreprises – vous faites un black out total ?
      Je veux bien croire à votre à vos sornettes, mais encore faut-il parvenir à me convaincre. C’est la raison pour laquelle je vous ai demandé de bien vouloir porter à la connaissance de tous le site que les internautes peuvent visiter afin de corroborer vos affirmations.
      Cela ne me semble pas trop compliqué, mais encore une nouvelle fois, je peux vous comprendre si vous ne pouvez pas le faire. En effet, il est très peu convaincant de citer comme entreprise des « Ministères et autres institutions, associations diverses dont ONG » qui n’ont aucune vocation à satisfaire des stages en entreprise.

      Un autre point, pour répondre à « Et vous, vous faites quoi au juste, à part blablater (…) je devine ....... juriste de la rue. Non ? » .

      Si ça vous fait plaisir que je sois cette personne, vous pouvez y croire.
      Quand à ce que je fais, la prétention et moi faisons deux. Vous avez la possibilité de parcourir tous mes posts que vous n’avez pas manqué d’ailleurs de le faire en affirmant : « « Vous êtes un peu trop dans le formalisme (la lecture de vos nombreux posts ici l’atteste) ». J’aimerais juste vous faire remarquer qu’il est difficile de parler des choses concrètes, lorsque la réalité du terrain fait défaut. C’est le cas, en l’occurrence, quand vous mélangez la vocation des entreprises avec celle des « Ministères et ONG ».

      Ce n’est pas parce qu’un tel affirme qu’il fait ci ou ça que bêtement on y croirait, encore faut-il pouvoir le prouver ou en faire une implacable démonstration, comme lorsque je vous demande la publication d’un site qui emporterait la conviction sur la crédibilité de vos actions.
      Il en est ainsi, car vos amis de la Transition, ayant perpétré un coup d’Etat, ont commencé par détruire l’existant avant de penser à ce qu’il faut faire par la suite, un raisonnement à l’envers.
      Je vois exactement la même démarche avec vous qui avez commencé à houspiller ce qui existe actuellement en disant « Tant qu’on reste sous le joug de la France sur tous les plans, surtout avec l’éducation (francophonie quand tu me tiens !) … », alors que votre proposition de solution n’a guère l’air ni convaincante ni tenir la route.

    • 7 mai à 15:50 | rabri (#2507) répond à caro

      « En effet, il est très peu convaincant de citer comme entreprise des « Ministères et autres institutions, associations diverses dont ONG » qui n’ont aucune vocation à satisfaire des stages en entreprise. »

      C’est là où je constate que vous êtes complètement à côté de la plaque et même rétro. Allez poser la question au responsable RH d’une des plus grandes sociétés malgaches la plus pourvoyeuse en emploi. Une telle entreprise privée encourage les jeunes à s’enrichir en expériences dans n’importe quelle institution ( association surtout) du moment qu’on les fait occuper des postes à responsabilité.

      Un petit cours de management pour vous même si vous me faites ch. : Un futur cadre d’une entreprise ne se satisfait pas uniquement de ses compétences professionnelles dans son domaine. Il faut qu’il développe aussi des qualités personnelles ( car en entreprise, il dirige, anime et motive une équipe). On les acquiert sur terrain ces qualités personnelles, et pourquoi pas surtout avant d’entrer en entreprise pour faire augmenter la chance d’embauche.
      J’ai encore fait un effort de discuter avec vous et même de vous donner un cours gratuit. Allez vous renseigner maintenant sur le terrain, allez rencontrer des chefs d’entreprise pour vous mettre au diapason des réalités. Des experts de salon comme vous, il y en a trop dans ce pays.
      Bye

    • 7 mai à 19:03 | caro (#7940) répond à rabri

      Je constate dans ce post que vous êtes moins agité en comparaison des précédents. A preuve, vous affirmez : « J’ai encore fait un effort de discuter avec vous et même de vous donner un cours gratuit », sans oublier :« … si vous me faites ch. ».

      Vous déclarez avoir fait des efforts, cela vous honore, mais sachez que je ne vous les ai pas demandés, c’était vous-même qui trouviez inutile de poursuivre la discussion. Et sans vouloir vous vexer, je n’en ai pas besoin. Mais par courtoisie, je vous remercie tout de même, en vous signalant que votre soi-disant cours de management s’appelle tout bêtement de la culture générale dont tout cadre d’entreprise doit justifier.

      Si vous me trouvez « … à côté de la plaque et même rétro … », cela ne me dérange pas non plus. En me qualifiant « Des experts de salon comme vous… », vous me donnez des conseils d’ « Allez vous renseigner maintenant sur le terrain, allez rencontrer des chefs d’entreprise pour vous mettre au diapason des réalités ».

      Je me rends compte, en effet que la réalité, du moins celle à laquelle vous vous appuyez sans vouloir jamais le préciser depuis le début de nos échanges est bien celle de Madagascar. Du coup, votre vision fait totalement abstraction de ce qui devrait se faire et se dérouler dans les entreprises, les vraies. Comme je vous l’avais déjà précisé, je n’aime pas m’afficher, mais ma connaissance du monde des entreprises résultent de mes contacts d’auprès de quelques centaines d’entre elles au quotidien.

      Alors pour revenir à cette histoire de stage auprès de Ministères, associations ou d’ONG, vous conviendrez que c’est leur première immersion en milieu professionnel. Cela vaut ce que cela vaut, mais sachez deux choses :

      • Ces organismes sont le plus souvent de nature administrative, ce qui n’est pas toujours formateur en production ;
      • Comme c’est le premier contact du stagiaire en milieu professionnel, la tache la plus fréquente qui lui est confiée c’est le café (renseignez-vous pour confirmation car même dans les entreprises de production, ce n’est jamais exclu) ;

      Vous avez un regard un peu trop idéaliste de ce que c’est un stage, mais une entreprise n’est pas toujours disposée à mettre le paquet pour le stagiaire sauf si vraiment elle vise un poste à pourvoir, car il faut beaucoup y investir et cela représente un coût que l’entreprise doit supporter (reprenez les conditions que j’ai énumérées ).
      Je me retiens pour ne pas rire à ce que vous me voyez rétro car votre référence « Madagascar » est largement dépassée, et au niveau de la conception des stratégies et au regard des outillages et matériels qui doivent tous contribuer à la formation du stagiaire. Et si l’on veut progresser, il faut sortir de ce petit esprit à faire quelque chose petitement afin de rattraper les retards qui s’expriment en siècle pour ce pays. Cette démarche pourrait conduire à faire comme vous l’aviez dit « Ny soa fianatra » en s’inspirant de ce qui se fait ailleurs.

      J’ai compris votre Bye, et je vous le retourne.

  • 4 mai à 10:58 | rakoto-neutre (#8588)

    Bonjour

    Ce n’est pas les jeunes seulement mais aussi les vieux et vieilles, comme ceux dans notre forum, ils sont collés à leur ordinateur.
    Les jeunes, actuellement ne se séparent de leur téléphone ou de leur tablette, même en période d’examen certains ont la prouesse d’emmener ce diable de source de communication. En les interdisant ils font encore davantage.

    • 4 mai à 16:01 | Stomato (#3476) répond à rakoto-neutre

      C’est pas faux !
      Mais des vieux et des vieilles qui sont collés devant leurs ordinateurs pondent des sujets d’examen pour lesquels rien n’est interdit, documents, polycops, accès internet, smartphone, tablettes, tout est autorisé.
      Les sujets ressemblent à des sujet de TD ou de « Bèses », sauf que les paramètres de départ sont spécifiques au sujet d’examen, et reprendre ce qui est dans les cours ou publié sur internet mène tout droit à l’échec !
      Faut jamais sous estimer les vieux et les vieilles... surtout quand il en est qui ont participé de très près à la création de ces technologies !

  • 4 mai à 14:45 | sanois (#8546)

    C est ahurissant ce que l on peut trouver pour s instruire sur internet

    il suffit de demander la connexion en stipulant « pdf » et l on trouve n importe quels cours
    A tous niveaux et en toutes langues sauf malgache !

    • 4 mai à 15:55 | Stomato (#3476) répond à sanois

      Effectivement l’on trouve de tout sur internet.
      Même des cours gratuits.
      Et faire la collection des cours sur tous sujets est très facile.
      Mais qui et quand lire et travailler ces cours ?

      Je me rappelle début des années 80 des gamins discutant :
      - Moi mon papa il a un Commodre !
      - Moi mon papa il a un Apple !
      - Moi mon papa il a un IBM PC
      - Moi mon papa il a un HP...
      - Moi, mon papa il sait s’en servir.

    • 4 mai à 18:35 | Dadabe (#9116) répond à sanois

      Hormis l’anglais (à 90%) et quelques grandes langues (Espagnol, français, russe, arabe etc...), il n’y a pas que le malgache qui soit absent du web ! Cela s’explique aisément et ne discrédite en rien ces langues moins partagées ou même franchement minoritaires. D’où l’intérêt d’être polyglotte et d’apprendre au moins l’anglais (et le français aussi, à Madagascar du moins). Et si le chinois vous amuse, n’hésitez surtout pas !

  • 4 mai à 19:05 | isoarha (#8297)

    La paresse intellectuelle gagne, oui ou non, ça dépend. Il faut , je pense , bien « savoir choisir son mur » pour pleurer.

    Pour ce faire, il faut d’abord le chercher , puis le trouver enfin pleurer à chaudes larmes...

    Puis arrive l’instant où pleurer devient tout aussi fatiguant, et l’on s’invente « le masque à pleurs » , vous savez qu’il existe un business de « pleureurs pour les veillées mortuaires » , si si, c’est à celui qui pleure le plus fort, pour entraîner , oui entraîner, l’émotion, voilà ce qu’il faut , l’Emotion, ça rapporte bien.Bref, entre être émotif et intelligent le choix conseillé est le premier.

    « Je suis très paresseuse intellectuellement mais je vais bien » c’est quoi le bin’s ?
    Ce qu’il faut bien se rendre compte c’est qu’un être humain n’a qu’un cerveau, quelques connexions neuronales et une vie.S’empiffrer de tout ce qui se passe dans le monde est suicidaire, il vaut mieux « bien choisir » , en fonction de son inclinaison idéologique, politique, les affinités culturelles et ces choses qui font rire à gorges déployées, perso, j’opte pour les « abonnement » : le gratuit n’est pas signe de qualité, quoiqu’il y a des productions gratuites qui vaut le regard. Les moocs par exemples,sont gratuits, le seul hic c’est qu’il faut tenir et aussi la condition sinequanone : une bonne connexion.

    « Pourquoi je commente ce post !!! » ? des fois
    c’est d’une nullité, bref, c’est jeudi soir, demain c’est off, et ce soir je vais me cultiver avec des copines, nous allons nous faire les biceps, triceps, les jumeaux, le cardio, des choses qui ne nous rendent pas du tout intelligentes.
    .

  • 4 mai à 21:36 | rabri (#2507)

    « Question culture générale, les jeunes malgaches sont encore à la traîne », a fait remarquer un professeur de l’Université d’Antananarivo.

    C’est toujours l’éternelle remarque d’un académicien, pur produit du système éducatif français. Moi, mes jeunes Universitaires, je les ouvre plutôt aux entreprises, à leurs cultures, à leurs valeurs, à leurs méthodes de travail dès leurs cursus universitaire. Car l’enjeu principal pour eux est de trouver une place de plus en plus chère dans l’entreprise , et l’opérationnalité immédiate leur permet de gagner cette place.
    La culture générale, ils auront le temps de s’en distraire plus tard ; ils vont même l’adopter en même temps que leurs enfants plus tard, ce n’est pas grave !

    Mais, au fait, ce professeur de l’Université d’Antananarivo a-t-il au moins une connaissance des entreprises ? Pas sûr !!

    • 5 mai à 10:03 | Gérard (#7761) répond à rabri

      Est ce être trop « Français » que de penser qu’un minimum de culture générale est indispensable à toute personne ?

      sinon je suis d’accord, priorité au pragmatisme plutôt qu’à trop d’intellectualisme, à l’américaine ?

    • 5 mai à 10:23 | negusti (#1339) répond à Gérard

      « Un minimum de culture générale est indispensable à toute personne ».

      Oui mais l’accès et les moyens diffèrent énormément.

      S’adapter avec ce qu’on a tout en apprenant tout au long de la vie.

    • 5 mai à 11:37 | rabri (#2507) répond à Gérard

      « Est ce être trop « Français » que de penser qu’un minimum de culture générale est indispensable à toute personne ? »

      Le système éducatif français n’est pas centré sur l’apprenant (qui est-il ? comment est-il ? où va-t-il ?) mais plutôt sur les matières. Je me souviens de cette fameuse réforme (= retour aux fondamentaux) de l’enseignement en 2008 que voulait imposer Xavier Darcos , Ministre de l’Education à l’époque. L’ analyse de cette réforme faisait penser au retour de la vieille méthode d’apprentissage : « si on apprend par cœur, qu’on s’entraîne et qu’on fait beaucoup d’exercices, » ça finira par rentrer « , comme avec une recette ». Au 21° siècle donc, dans un pays qui était la 5° puissance mondiale, on considère les têtes des enfants comme des réceptacles que l’on remplit avec un entonnoir. C’était peut être valable au 19° siècle et non plus au 21°.

      Et à Madagascar, on retrouve encore partout une telle méthode d’apprentissage, même à l’Université. C’est la raison pour laquelle, je rejette complètement ce système éducatif, Gérard !

  • 5 mai à 13:54 | Razaka (#7817)

    Hello

    Je suis peut-être un peu hors focus mais on ne pourra pas reprocher aux Jeunes malagasy qui en ont les moyens d’avoir mal utilisé ou d’avoir moins exploité cette technologie du tout digital. Même les grands Pays dits avancés n’arrivent pas encore à l’adapter non plus au bénéfice de la vraie productivité.
    A Madagasikara, le problème il est aussi ailleurs. Pour une grande majorité, aller suivre correctement ses études, écoliers comme étudiants, fallait-il avoir un minimum de vie : (logement-santé-nourriture).
    ** Par exemple : des Règles Fiscales adaptées à la Situation économique de Madagascar favoriseront un Développement Inclusif et permettront par exemple un Equilibre du Financement public aux Bénéfices du Logement, de la santé mais aussi de l’Education et de l’Enseignement. (Surtout pour les plus Démunis).
    . . . . . Je ferme cette parenthèse . . . . .

    = = > Alors si la question est aussi comment inciter les Jeunes à travailler ??
    = = > Je préfère dire : Comment Convertir sa Formation ou ses Etudes, en un emploi Productif ??
    Une autre Governance doit pouvoir répondre aux grandes problématiques sur les objectifs à atteindre, et elle doit maîtriser les vraies cibles qui y concourent.
    On la trouvera probablement sur la notion de ‘’CAPITAL-TRAVAIL-CONFIANCE’’.
    Car il est bien évident que tout le monde doit trouver son compte dans un ensemble d’émulation collective. C’est aussi un moyen de changer le Paradigme utile pour Madagasikara, si tout le monde trouve son compte en travaillant.

    ** La transition de l’école vers le Travail, ainsi que celle entre les différents secteurs de l’emploi comme de l’Agriculture vers un Emploi salarié par exemple, est particulièrement difficile pour les Jeunes Malagasy. Beaucoup n’ont pas les moyens, les compétences, les connaissances ou les relations nécessaires pour convertir leurs études en un emploi productif.
    ** Cette difficulté est d’autant plus forte dans un Pays au modèle économique patrimonial comme Madagasikara où il fallait être le Fils ou la Fille de … pour pouvoir gravir les échelons. Ceci est encore un autre débat. Il n’existe pas non plus de voie structurée à suivre faute d’immobilisme donc aucune volonté politique y afférent.
    ** Cette problématique est aussi le casse-tête de certains Pays industrialisés mais avec une autre potentialité de rebond des facteurs macroéconomiques que Madagasikara n’a pas.

    # # # # # # # J’essaye de résumer mon intervention de l’année dernière sur la notion de :
    Pôle Universités Developpement en Synergie avec tous les Acteurs de l’Economie’’.
    *** L’objectif est non seulement, d’instaurer une interopérabilité du ‘’Capital-Travail-Confiance’’, mais surtout que tout le monde ou surtout les JEUNES fassent partie intégrante des Processus économiques. Ce qui n’a pas été vraiment le cas depuis. Je pense, car à une époque où la croissance économique dépassait les 7%, cela n’a pas éradiqué de façon significative la pauvreté. Le coup d’Etat l’avait stoppé aussi, même si c’était encore une sorte d’économie de comptoir, mais surtout patrimonial !
    *** En résumé, il faudra surtout renforcer des Filières universitaires et même Lycéenne, pour qu’elles soient en synergie totale avec les besoins économiques de Madagasikara. Les Acteurs de l’Economie qui sont proactifs sont les mieux placés pour définir leur vrai besoin en Ressources Humaines pour croitre.

    *** Lorsque l’on scrute l’Histoire économique des Grandes Ecoles et des Universités Asiatiques en général, mais aussi celles de certains Pays, on constate que la Formation des Ingénieurs et leurs Centres de Recherche ont fortement contribué à l’impulsion de leurs Industries à travers les Innovations Sociales et la Recherche-Développement.
    *** Dans certains Pays industrialisés tel que le JAPON (par exemple), certaines de leurs grandes Firmes ont créé leurs propres Universités. La grande Puissance de ses Conglomérats avait garanti une Souveraineté Economique et Nationale depuis des décennies. Et le Japon en est le great Sensei même si tout n’y est pas rose. La South-Korea suit à peu près le même chemin mais en plus agressif encore.

    *** Dans ce cas, la fonction assignée au système de l’Education et de l’Enseignement Supérieur est de répondre de manière précise aux besoins spécifiques des Entreprises proactives Malagasy : sous des formes interopérables entre elles :
    — - Formations cohérentes aux vrais besoins du redressement du Pays,
    — - Recherche-Développement afférentes.
    — - Intelligence Economique pour la souveraineté et donc indépendance de décisions.

    == > Il ne faut surtout pas perdre de Vue, mais environ la moitié de la population Malagasy a moins de 21 ans cette année 2016. Une moitié qui devra être l’Avenir de notre Pays je pense.
    == > L’industrialisation de Madagasikara est bénéfique au service de l’Agriculture et à celui des Matières premières pour ne pas les exporter à outrance et surtout à très bas prix.
    == > Mais tout cela demande des investissements, non seulement au niveau des matériels comme outils de production et des Banques de Développement pour Financer, mais Madagasikara a aussi un grand besoin de changer de Paradigme, surtout au niveau des Mentalités. J’en parlerais plus bas, peut-être !
    En Politique où la pluridisciplinarité est mise (ouf je pense que ce mot existe), rien ne doit s’improviser c’est même dangereux.

    Have a great Day …… and Grow productivity

  • 5 mai à 13:56 | Razaka (#7817)

    . . . . . . . .
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    Les dysfonctionnements et les anomalies tellement ancrés sont devenus des habitudes dans notre Pays. A tel point que tout ce qui peut rendre bien dans l’intérêt de TOUS finit par devenir utopique !!
    Mais en tout cas, il y a certaines actions ou démarches que le Gouvernement pouvait faire sans demander des aides extérieures.
    = Faire travailler l’Armée de façon cohérente et efficace, nuit et jour pour restaurer la Sécurité des Hommes, des Biens et des Matériels ; quitte à instaurer des Couvre-Feux à certaines heures de la nuit.
    = BIANCO devrait avoir plus de POUVOIR pour Agir sans pression de qui que ce soit. Je ne pense pas qu’on aurait besoin de l’argent de l’Etranger pour cela aussi !
    = Comme l’exemple devrait venir d’en haut : Abandonner la Cupidité et l’Egoïsme mettrait un coup d’arrêt à la Corruption qui est aussi génératrice d’Insécurités complexes et difficile à éradiquer.
    = Le changement de Paradigme pour tous pourra donc s’opérer aussi sans l’aide de l’Etranger.
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