Zafy devrait s’expliquer sur l’arnaque de Flamco, ce qu’il n’a toujours pas fait ; ainsi que les millions payés par Armas !!
Le 29 mai 1994, au cours d’une conférence de presse tenue à Antananarivo, le président de la République Albert Zafy avait donné sa bénédiction au contrat signé deux jours plus tôt entre une société malgache privée, la Somacodis, aidée par la banque d’Etat Bankin’Ny Tantsaha Mpamokarra (BTM), avec la Flamco Aktien Gesellschaft (AG) domiciliée à Vaduz.
Objet : l’importation, entre autres denrées, de 60.000 tonnes de riz, rendue nécessaire après les ravages causés début 1994 par le cyclone Géralda.
Les intentions avouées de Flamco AG se voulaient originales puisque son président déclaré, un certain Raymond Mxxxx, pseudonyme cachant un homme d’affaires douteux, s’engageait à acheter, puis à livrer, riz, huile ou lait en poudre à des prix bien inférieurs à ceux du marché. « Nous sommes des chrétiens, nous croyons en Dieu, on est venu pour un but charitable, pour aider Madagascar, de façon bénévole » expliquait-il au cours d ’une conférence de presse.
Afin de garantir les commandes, Flamco réclamait une caution de 3.275.000 $ tout en s’engageant à « les restituer impérativement dans un délai maximum de huit jours ».
Pas un des responsables malgaches n’a alors ’’douté’’ (??) de la bonne foi de Morel et du coprésident de Flamco AG présent à ses côtés, le prince Constantin de Liechtenstein qui avaient l’approbation expresse d’Albert Zafy
Aujourd’hui la BTM court toujours derrière ses fonds !!
Une affaire de corruption sous Zafy / Midi Madagasikara 14.12.2002
Dans son édition du 3 décembre - jour du passage de l’homme d’affaires français Abdéali Goulam devant la correctionnelle à Saint-Denis – le Journal de l¹île de la Réunion (JIR) retrace les faits : Entre 1994 et 1996, le président de la République malgache, Albert Zafy et plusieurs hauts dignitaires malgaches ont été mêlés à une affaire de pots-de-vin livrés par valises entières.
En juillet 1995, la société Armement des Mascareignes (Armas), expédie à Madagascar un privé chargé d’une mission d’installer dans le bureau du directeur d’Armas à Antananarivo, une caméra espion, destinée à filmer des versements de fonds à de hauts dignitaires malgaches. Sur le film, que le JIR s’était procuré à l’époque, tourné dans les locaux de la Somerex, adresse qui servait aussi de siège social aux deux filiales de pêche d’Armas, à savoir, les Pêcheries du Menabe et les Pêcheries du Melaky, deux personnalités malgaches apparaissent, dont l’une du temps de la présidence Zafy, était directeur général des pêches et, à ce titre, collaborateur direct des divers ministres qui se sont succédé pour gérer ce portefeuille.
A l’issue d’une longue conversation, on voit le directeur des pêches empocher la bagatelle de 25 millions de l’époque. Il est ensuite question d’un second versement. De ce fait, les observateurs placés par les autorités malgaches à bord des bateaux de pêche à la crevette sont payés par Armas qui peut ainsi opérer sans inquiétude sur les eaux territoriales de la Grande Île.
La conversation est relatée -phrase par phrase- dans le journal réunionnais qui en a fait de même pour un autre film sur lequel apparaît Fulgence Fanony, ex-ministre de l’Éducation nationale, qui intervient comme agent de recouvrement pour les œuvres du président Zafy.
On signalera également quelques passages relatifs à l’entourage du Prof : « Les uns et les autres jouent de leur influence politique pour favoriser leurs intérêts aux dépens de leurs concurrents respectifs. Ainsi, en 1995, des accords secrets liant E. R et A.I se sont manifestés de façon négative à l’endroit d’Armas, provoquant l’intervention d’Albert Zafy en faveur de M. Goulamaly.
D’où les libéralités de ce dernier en direction du président de la République et de ses proches collaborateurs. Libéralités qui ont été jusqu’au versement de sommes importantes à Mme Zafy, alors en déplacement à la Réunion en 1994