On sait aujourd’hui que la mouvance Didier Ratsiraka, représentée par le Pr. Ange Andrianarisoa, Moïse Rakotosihanaka, Azaly Ben Marofo, Emilson et Ramisandrazana, a décidé ne plus continuer les discussions sous l’égide des Nations unies et de l’Union africaine. La raison principale est que dans la forme actuelle les détenus et exilés politiques sont sciemment écartés de la table ronde.
La mouvance Didier Ratsiraka dénonce des manœuvres dilatoires et des stratégies juridiques pour remettre aux calendes grecques la participation des détenus et des exilés aux affaires de l’Etat. Elle relève qu’aucune démarche pour accélérer leur réhabilitation n’a été enclenchée depuis l’avènement de la Transition. Elle déclare d’ailleurs sans fondement les condamnations infligées au président Didier Ratsiraka par une juridiction non appropriée le 6 avril 2002, alors qu’il était encore président de la République reconnu sur le plan international.
Ravalomanana et Andry Rajoelina, dans le même sac
Quelque part, la mouvance Didier Ratsiraka n’accorde aucun crédit au pouvoir de Transition, mis en place à la suite d’un « coup d’Etat » comme celui de Marc Ravalomanana en 2002. Les reconnaître, croit-on comprendre, signifie donner de mauvaises leçons aux générations futures et c’est la raison du refus de l’auto-proclamation, d’ailleurs dénoncée par toute la communauté internationale, soutient cette mouvance Didier Ratsiraka.
Quid de Rinah et Ramisandrazana ?
La mouvance Didier Ratsiraka dément quelque part les rumeurs et soupçons d’une collusion entre le mouvement de contestation conduit par Andry Rajoelina et l’Amiral Didier Ratsiraka. Les positions défendues par le camp Didier Ratsiraka démontrent encore une fois les divergences ou les grandes tendances au sein du parti AREMA. Même si Ramisandrazana fut le Directeur de Cabinet du Premier ministre Tantely Andrianarivo en 2001-2002, il n’a pas été question des condamnations de Tantely Andrianarivo ou de Pierrot Rajaonarivelo dans les argumentations de la mouvance Didier Ratsiraka.
L’absence de Rinah Rakotomanga parmi les représentants de la mouvance Didier Ratsiraka intrigue alors qu’elle était perçue et a été présentée par la presse comme étant l’émissaire des exilés politiques.




