Et le 26 juin 2012 fut ! Les enfants, les jeunes, les adultes ont eu chacun leur part. Les travailleurs ont bien profité du pont du 25 juin pour se défouler ou pour s’émanciper. Podium, distributions de vivres pour la circonstance, spectacles gratuits durant plusieurs jours, faisant la part belle au petit commerce ambulant et bien sûr les embouteillages monstres partout dans la ville et les voies d’entrée dans la capitale ; ce fut la fête ! À beaucoup d’égards, l’on serait tenté de se dire que la crise est passée et que l’insécurité n’est plus qu’un mauvais cauchemar ; que Remenabila ne hante plus les esprits.
Les forces armées ont défilé avec fierté ; deux hélicoptères se sont même permis de faire des démonstrations au dessus et sur la pelouse du stade de Mahamasina. Il faut remarquer toutefois que les deux aéronefs avaient à leur manette, deux étrangers. D’ailleurs parmi les militaires invités à la cérémonie de Mahamasina, on relevait de nombreux militaires français.
Indépendance disait Andry Rajoelina dans son discours, depuis Rio+20 jusqu’à ce 26 juin. En tout cas, il insiste sur ce précieux concept pour lequel nos anciens ont lutté et ont versé leur sang. L’indépendance est à l’origine de la souveraineté nationale, source de fierté nationale qui a donné naissance à l’amour de la patrie, explique-t-il. Mais poursuit-il, 52 ans après avoir recouvré l’indépendance, nous avons encore du chemin à faire car le pays ne jouit pas tout à fait de cette indépendance, notamment dans les prises de décisions pour l’avenir de notre nation ; nous sommes encore dépendant de l’étranger dans beaucoup de domaines. Pour arriver à une véritable indépendance, il nous faut être solidaire et savoir constituer un front pour la patrie. Il nous faut avoir une vision de notre avenir malgré les urgences de l’heure. Il a ainsi appelé à une stabilité politique et à une alternance démocratique pour pouvoir assurer un développement durable. Andry Rajoelina a encore réitéré sa disponibilité à aller n’importe où – allusion à la rencontre avec Marc Ravalomanana, pour trouver des solutions à la crise au nom de la nation et de l’amour de la patrie.
Recueilli par Bill







