La grève continue au niveau de la douane. Au port de Toamasina, elle occasionne de longues files d’attente de camions à l’entrée du Port et commence à inquiéter sérieusement les plus hautes instances de la Haute autorité de Transition (HAT). Par manifester leur mécontentement, des camionneurs ont bloqué le port. Le président de la HAT, Andry Rajoelina, a reçu ce jeudi 11 juin, une délégation des grévistes.
Pendant ce temps, l’ancien nouveau Directeur général de la Douane, Vola Razafindramiandra, menace de sanctions les douaniers en grève. Il invoque la réglementation relative à des situations qui peuvent être qualifiées de situation d’exception au niveau d’un certain nombre de service de l’Etat dont la Douane, tout comme les services hospitaliers ou encore les services des eaux et de l’électricité.
_ Aussi, a-t-il spécifié dans une interview accordé à la presse, l’article 7 de la loi sur la situation d’exception du 18 juillet 1991, sera immédiatement appliquée. Les grévistes encourent sanctions, allant de la suppression des avantages jusqu’au licenciement.
À noter que le principal motif connu de cette grève a été le rétablissement par la présidence de la HAT, de Vola Razafindramiandra dans ses fonctions de DG de la Douane. Or il avait déjà été limogé aussitôt le ministre de la HAT en charge des Finances et du Budget, Benja Razafimahaleo avait été installé à Antaninarenina, siège du ministère.
En tout cas, les partisans de la HAT estiment que la grève des douaniers fait partie d’une manœuvre de déstabilisation du régime de transition. Certains pensent même que le président de la HAT, Andry Rajoelina, est la cible principale de cette grève si d’autres y voient plutôt que c’est le ministre des Finances qui y est visé directement. Ce dernier a déjà lui aussi entamé des rencontres avec les grévistes mais en vain pour l’instant.
Un communiqué de la HAT est clair. Il accuse les grévistes d’être manipulés voire d’être à la solde de politiciens anti-HAT.
Recueilli par Bill





