Après les grèves des étudiants de l’université d’Antsiranana, c’étaient les étudiants de quatrième et cinquième année de la faculté des lettres et sciences humaines pour des raisons de bourses d’études, ensuite ce fut aux étudiants de l’université de Barikadimy Toamasina de s’insurger contre les conditions dans lesquelles ils vivent. Puis ce jeudi 11 juin 2009, ce furent les étudiants de l’université de Maninday Toliara. Et puis ce 15 juin 2009 de nouveau à l’université d’Antananarivo, où des étudiants du département professionnalisant de Sociologie d’Antananarivo ont observé la grève.
Bref, tout un mouvement de grève qui ne peut laisser le ministre de la Haute autorité de transition (HAT) en charge de l’Enseignement supérieur indifférent. Les revendications tournent généralement autour des conditions de vie et d’études des étudiants. Et, comme d’habitude, des revendications relatives à des retards accusés dans le paiement des bourses d’études ou à la cessation des allocations à certains étudiants d’un certain niveau d’études.
Ces grèves éclatent généralement dans les campus où les cités universitaires ne sont plus en mesure d’héberger un effectif pléthorique de pensionnaires. Jeudi 11 juin dernier, les étudiants de université de Maninday sont sortis du campus. Ils ont dressé des barrages sur la route nationale 7, à quelques kilomètres de la ville de Toliara. Ils ont même tenté une marche sur la ville pour manifester leur mécontentement. La cité universitaire est destinée à héberger 1000 étudiants mais ils sont 3000 à s’y entasser.
De plus, ils subissent les caprices de la JIRAMA avec ses coupures non seulement intempestives mais de longue durée.
En fait, ces problèmes ne sont pas nouveaux. Le précédent régime a essayé de les résoudre, notamment la surpopulation en instaurant la fermeture des cités en période de vacances et en imposant des critères plus rigoureux dans l’affectation des chambres. Par ailleurs, les autorités gouvernementales ont commencé à construire de nouvelles habitations à l’intention des étudiants.
À notre avis, si les mouvements de grève se succèdent aujourd’hui, c’est pour faire pression et pour dire aux autorités qui promettent des changements rapides à la vitesse TGV, qu’il ne faut pas les oublier. Par contre d’autres voient dans ces grèves à la chaîne, une manœuvre de déstabilisation politique contre le pouvoir de transition.





