Une partie des grévistes du SEMPAMA a invité la presse dans un grand hôtel de la capitale ce vendredi 22 juin pour lui faire part de la naissance du SEMPAMA Miray. Ce sont des enseignants qui déclarent ne plus adhérer au SEMPAMA, « canal historique » dira-t-on, et qui décident à partir de ce mercredi 27 juin de reprendre du service pour dispenser des cours aux élèves. Selon Jeannot Andrianarijaona qui se présente comme le porte parole de la coordination national du SEMPAMA Miray, ce nouveau syndicat regroupe près de 60% des membres du SEMPAMA originel. Les motifs invoqués sont la déviation du mouvement syndical du SEMPAMA « canal historique » vers le champ politique et les manières de faire de celui-ci, telles ces tentatives de fermer les établissements scolaires publics qui ont continué de dispenser des enseignements dans la capitale. Ils reprochent également au SEMPAMA d’être descendu sur la place 13 mai pour soutenir et appuyer un meeting politique. Quatre mois de grève suffisent d’autant plus que la tournure prise par le mouvement syndical de ces dernières semaines les a déçus.
En fait, les mésententes au sein du SEMPAMA, encouragées par la sensibilisation des gouvernants pour la reprise des cours et l’arrêt de la grève commencent à porter leurs fruits. On a déjà connu une telle dissidence à Toliara et à Toamasina. Dans la capitale, des enseignants certifiés et ceux qui sont pris en charge par les parents d’élèves ou enseignants FRAM, ont déjà eux aussi exprimé leur volonté d’assurer les cours aux élèves pour achever normalement l’année scolaire et préparer les élèves aux examens officiels.
Dans tous les cas, le SEMPAMA Miray ne renie pas les revendications syndicales mais il demande à terminer l’année scolaire et à ce qu’on reconsidère le calendrier des examens en fonction de la durée de la grève. Apparemment, le SEMPAMA Miray envisage d’adhérer à l’initiative des syndicats grands corps de fonctionnaires. Il appelle donc les autres enseignants qui sont encore dans le SEMPAMA originel à accorder plus d’intérêt aux élèves et aux parents car 4 mois de grève suffisent largement d’autant que l’État a déjà fait des concessions.







