L’AREMA sera présente à la Conférence nationale. C’est ce qu’ont affirmé d’une même voix ce lundi Robert Razaka, Razanakoto Norbert et consorts, membres de la « direction collégiale » du parti fondé par l’ancien Président Didier Ratsiraka.
Malgré cette prise de position qui tend à marginaliser Didier Ratsiraka et Ange Andrianarisoa, porte-parole de la mouvance du même nom, ces membres de la direction collégiale affirment que l’AREMA reste un parti uni. Ils justifient leur participation aux discussions de Vontovorona par le fait que celles-ci ont été convoquées par la CNOSC, et ils expliquent qu’il est normal qu’à la suite de la suspension de séance demandée par la CNOSC, les politiciens aient continué leurs échanges en attendant la suite des événements.
À leurs yeux, seul un document élaboré sous l’égide de la CNOSC pouvait justifier le nom d’« Accord ». C’est pourquoi ils n’ont pas jugé utile de signer le document issu des discussions de Vontovorona, expliquant que ce document était un « procès-verbal » qui n’en a pas moins une valeur dès lors qu’il traduit les discussions et a été signé par les personnes ayant conduit la réunion.
Ils appellent en conséquence la CNOSC et le GIC à reprendre très rapidement leur médiation, afin d’arriver à une véritable reconnaissance internationale pour Madagascar. Afin de donner plus de chances de succès à ces efforts de médiations, ils demandent au pouvoir la prise de mesures d’apaisement, et notamment la libération des prisonniers politiques, mais n’en font pas une condition de participation à la Conférence nationale.
Selon cette direction collégiale de l’AREMA, la non participation ne ferait que maintenir un statu quo inacceptable. Ils ne veulent pas laisser l’intégralité des pouvoirs continuer de s’accumuler autour d’une seule personne, qui peut décider de l’utilisation des fonds publics sans même procéder à des appels d’offre.
Recueilli par Yann





