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mercredi 28 septembre 2016
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La dette Africaine : Le fardeau du siècle

lundi 29 août | Omar Ibn Abdillah

“ De même, les Français cultivés et informés savaient ce que faisaient leurs troupes au Viêtnam et en Algérie. De même, les Russes cultivés et informés savaient ce que faisaient leurs troupes en Afghanistan, les Sud-Africains et les Américains cultivés et informés savaient ce que leurs ‘‘auxiliaires’’ faisaient au Mozambique et en Amérique centrale. De même aujourd’hui, les Européens cultivés et informés savent comment les enfants meurent lorsque le fouet de la dette siffle au-dessus des pays pauvres. ” Sven Lindqvist

La dette africaine, une dette qui écrase l’économie de l’ancien continent et aspire les revenues des matières premières au point qu’au jour le jour bien de pays ne rembourses plus la dette originale, mais les intérêts d’une autre dette elle-même contractée pour rembourser la dette originale. Beaucoup de clans se présentes ; certains demande l’annulation simple des dettes, d’autres l’allègement, mais une autre partie émerge demandant tout simplement de revoir les conditions même de la dette et d’observer ou nous en sommes avec ces créanciers.

Les origines Stockholmique de la dette

Après la Seconde Guerre mondiale, l’Europe s’est retrouvé anéanti, les États-Unis ont mis en place le plan Marshall pour la reconstruction de l’Europe. Ils ont investi lourdement dans l’économie européenne pour l’accompagner dans son redressement ainsi les pays européens sont redevenus très vite des partenaires commerciaux privilégiés. Dans ces temps, les billets de dollars se sont mis à circuler à travers le monde. Les autorités monétaires américaines ont encouragé alors les investissements des entreprises américaines à l’étranger, afin d’éviter le retour des dollars en excès et une flambée de l’inflation. Elles les ont prêtés alors à des conditions avantageuses aux pays du Sud, qui cherchaient à financer leur développement, notamment les États africains nouvellement indépendants à la recherche de fonds pour imprimer les bases d’une économie presque inexistante et qui n’ont d’autres choix que de se tourner vers ces anciens colonisateurs. La mise en place en 1944 des institutions de Bretton Woods, Le FMI et la Banque mondiale qui selon la charte établie par les participants à cette conférence de New Hampshire : « Ces institutions œuvrent ensemble à la réduction de la charge de la dette extérieure des pays pauvres les plus lourdement endettés, dans le cadre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM). Le but visé est d’aider les pays à faible revenu à atteindre leurs objectifs de développement sans retomber dans une situation de surendettement. Les services du FMI et de la Banque mondiale préparent ensemble les analyses de viabilité de la dette, guidés par le Cadre de viabilité de la dette (CVD) élaboré par les deux institutions. » Toutefois, ce sont ces organismes qui sont à l’origine de la presque totalité de la dette africaine mise à part la partie privée provenant des prêts octroyés par banques privées européens et aussi bilatérale de pays à pays. Des dettes qui pèsent sur l’économie africaine. Si l’on ne se réfère qu’à la dette publique rapportée au PIB (agrégat économique qui mesure la richesse nationale d’un pays), l’Erythrée, le Cap-Vert et la Gambie sont les pays les plus endettés d’Afrique subsaharienne avec respectivement 126%, 122% et 97% de dette publique. Outre les 3 pays précités, les taux d’endettement de São Tomé-et-Príncipe (92%), du Congo (79%), du Ghana (74%), du Malawi (73%), de l’Angola (70) et des Seychelles (65%), et beaucoup d’autres pays qui voient l’espoir d’un développement partir à l’horizon avec leurs lois de finances qui priorisent en premier le paiement de ces dettes par peur de l’austérité des institutions financières mondiales.

Une dette africaine illégitime, illégale, odieuse et insoutenable

Quand on demande aux pays africains de rembourser leurs emprunts, dettes qui sont obtenues par recours la corruption, à la menace et à l’abus d’influences ; dette qui ont été contractée en violation des principes démocratiques dans une période où les états africains fraichement sortant d’une colonisation étaient plus que vulnérables avec une instabilité politique, dettes dont les conséquences virent à dénier les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels de la population ; dettes dons les pays africains ne peuvent honorer sans attenter gravement à l’aptitude, à la capacité de l’Afrique à assurer ses obligations en matière de droits humains fondamentaux, comme ceux relevant du domaine de l’éducation, de l’eau, des soins de santé, de la fourniture de logements décents, à investir dans les infrastructures publiques et les programmes nécessaires au développement économique et social. On peut bien se demander, si l’Afrique a reçu autant d’aides et de prêts pour son développement, pourquoi sommes-nous toujours si pauvres ? Certains amèneront la faute aux dirigeants africains qui se remplissent les poches par la corruption, mais les vrais responsables sont les créanciers occidentaux qui en connaissance de cause, sans étudier la solvabilité des pays africains, nous contraignent jusqu’à maintenant à emprunter pour soit disant le bien de l’Afrique. En réalité, les créanciers de la dette africaine fonctionnent comme des banques impérialistes, c’est-à-dire pour la maximisation de leurs propres intérêts et ceux de leurs partenaires commerciales.
Plusieurs pays dans le monde ont fait l’expérience de ce néocolonialisme financier, certains restes sous l’égide de cette suprématie occidentale, d’autres ont dit non à la dette. Dans certains cas, il peut y avoir annulation de dette dite odieuse, notamment lorsqu’un pays l’a héritée d’un régime dictatorial. Par exemple, l’annulation de la dette tunisienne laissée par Ben Ali à l’égard de la France. La situation des Irlandais en 2013 ne peut que donner raison à ces propos. La BCE qui avec une pression du gouvernement irlandais s’est vu obligé d’accepter de restructurer la dette pour éviter au pays de payer chaque année un coûteux service de la dette lié à de l’argent emprunté en 2008 par Dublin pour sauver Anglo Irish Bank et Irish Nationwide de la faillite. Comment venir à bout de la dette ? En l’annulant, en refusant tout simplement de payer ses créanciers. C’est ce qu’a ordonné de faire – ou du moins de ne pas faire – le président de l’Équateur Rafael Correa en 2008. Le président équatorien a décrété que son pays n’honorerait pas une partie de sa dette (39% appartenant à des investisseurs étrangers) qu’il trouvait « illégitime, malhonnête et illégale ». Pour lui, ces mêmes institutions financières détentrices des obligations d’État sont en partie responsables du creusement de la dette équatorienne dans la mesure où elles spéculent sur son dos.
Le cas le plus important est celui de l’Islande, où Les Islandais refusent de payer pour les banques privées qui ont fait couler l’économie de leur pays. En 2008, le pays s’est retrouvé face au plus grand effondrement bancaire de son histoire, son PIB a chuté de 6,6% en 2009 et le chômage a décollé. Le refus de paiement de la dette étrangère en majeure partie envers le Royaume-Uni et les Pays-Bas a pu injecter et concentrer leur budget dans l’économie nationale. L’Islande a laissé son système bancaire exploser, et a emprisonné les manipulateurs du marché. Et le pays n’a pas introduit des mesures d’austérité alors que d’autres pays ont été forcés de le faire par les plans d’ajustements structurels de la FMI et la Banque Mondiale. Sept ans après, l’Islande est un des meilleurs pays pour le business. Son PIB est en augmentation, ses réserves de changes sont remplies, et on a même enregistré un excédent budgétaire. L’inflation est à son niveau le plus bas depuis la période de récession.

L’échec des programmes d’ajustements structurels (PAS) du FMI et la Banque Mondiale

Conçus au départ pour répondre aux difficultés de solvabilité des pays endettés faisant face à une crise économico-financière consécutive à la dégradation de l’environnement international (double choc pétrolier, inflation, fluctuations des prix des matières premières), les Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) sous la houlette des institutions de Bretton Woods (IBW) - FMI, Banque Mondiale - sont, par la suite, étendus à l’ensemble des pays pauvres bénéficiant de l’aide financière internationale. Il s’agissait pour ces pays, selon les objectifs déclarés, de renouer avec la croissance économique, de rétablir les dynamiques de développement mis à mal par les politiques interventionnistes de l’État, de les insérer davantage dans l’économie mondiale, les ouvrir à la concurrence internationale. Par le biais de ces programmes d’inspiration néolibérale, il fallait rendre ces pays plus compétitifs sur la base de leurs avantages comparatifs. Ces programmes sont appliqués en deux volets complémentaires (phase de stabilité, phase d’ajustement structurel proprement dite) et se déclinent en une série de mesures (dévaluation, libéralisation des prix, ouverture des frontières, privatisation, etc.) visant le retour à l’équilibre budgétaire, de la balance commerciale et de la balance des paiements. Ces institutions ont pour mandat le financement de projets favorisant l’essor économique des pays en voie de développement en accordant des emprunts. Ces prêts sont généralement octroyés en tranches et sont conditionnels à l’établissement de Programmes d’Ajustements Structurels (PAS). On peut voir actuellement le cas de Madagascar où le ministre des Finances et du budget Malagasy Gervais Rakotoarimanana avait jubilé après que le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le mercredi 27 juillet 2016 une facilité de crédit d’une valeur de 220 millions de droits de tirage spéciaux (304,7 millions de dollars) en faveur de Madagascar. Le FMI explique que cet accord, d’une durée de 40 mois, accompagne un programme de réformes visant à accroître la stabilité macroéconomique de Madagascar, à travers notamment une meilleure mobilisation des recettes, le renforcement de la gouvernance et la baisse des « dépenses moins prioritaires », telles que les transferts aux entreprises publiques et d’autres reformes indiquer à la lettre. Lors d’une conférence donnée récemment le 28 juin 2016 par la délégation de l’UE, dirigé par la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, sur la première Stratégie Globale pour la politique étrangère et de sécurité de l’Union européenne, le conseiller de l’ancien Premier ministre Malagasy Kolo Roger a souligné le fait que les stratégies de politiques économiques menées par l’union européenne à Madagascar jusqu’à maintenant sont un échec total étant donné la pauvreté qui gangrène la Grande Ile.

Le constat est clair. Les programmes d’ajustement structurel mis en application par les différents gouvernements qui se sont succédés depuis plus de deux décennies à la tête des pays africains n’ont pas réussi à rendre compétitif leurs économies dans ses différentes composantes. Ils n’ont pas réussi à dynamiser les secteurs privés, à relever et maintenir une croissance durable, à multiplier les exportations ; à contrer la baisse des revenus, le déficit des balances commerciales et assurer la sécurité alimentaire. Charles Cadet (1996) dans une étude pour l’UNICEF souligne que sur le plan économique, l’application aveugle du credo libéral s’est révélée désastreuse pour le pays alors qu’à l’évidence les conditions de production n’autorisaient nullement une ouverture intégrale de l’économie. Des erreurs d’appréciation grossières ont été commises par ces deux institutions autoproclamées références en matière d’expertise. Le bilan humain et environnemental est gravement négatif. La plupart des PED soumis à un traitement prolongé d’ajustement structurel se trouvent dans un rapport de dépendance et de subordination renforcé à l’égard des principaux pays les plus industrialisés.

Un nouveau cap pour l’Afrique

« Tout ceci se conclut sur la nécessité impérieuse de chercher une alternative aux politiques recommandées par les institutions financières internationales. Les certitudes théoriques néolibérales affichées aujourd’hui ne valent guère plus que celles des libéraux ou des conservateurs au pouvoir dans les années 20 à la veille du krach financier. La mondialisation ne peut pas être un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage. Pourquoi dès lors exclure que le mécontentement social s’exprime à nouveau autour de projets émancipateurs ? Il n’est pas dit que les mécontentements doivent prendre la voie du repli identitaire, “ ethnique ” ou religieux. Il n’y a ni fatalité économique ni situation politique qui ne peut être modifiée sous l’action des forces sociales. Une nouvelle forme de décolonisation s’impose pour sortir de l’impasse actuelle, dans laquelle les IFI et leurs principaux actionnaires ont enfermé le monde en général, et les nations de la Périphérie en particulier » Éric Toussaint, porte-parole du réseau international du Comité pour l’Annulation de la Dette du tiers-monde

La prise de conscience des chercheurs et dirigeants africains est impérative pour qu’on puisse améliorer la mise en place de politique propre aux différents pays africains. Il est indispensable que l’ensemble des acteurs des pays africains se mobilise pour débattre du futur du pays en termes d’orientations économiques, sociales et politiques. Il ne saurait question de recette miracle pour faire sortir le continent du cercle vicieux dans lequel il se trouve. Nous sommes loin d’avoir une réponse unique et tout faite. Toutes les pistes méritent d’être explorées, discutées avant d’aboutir au choix final qui doit se faire de manière concertée avec le peuple. Ce qui devrait faciliter leur implémentation. Au-delà des nombreuses critiques formulées à l’encontre du modèle de développement d’inspiration néolibérale en place depuis plus de vingt ans, il faut admettre qu’il n’existe peu ou prou de politiques alternatives cohérentes aux réformes libérales soutenues par les institutions internationales.

L’Afrique doit être en faveur d’un continent fort, effectif et efficace. Un continent fort, pas tellement de sa puissance de feu, mais surtout de sa légitimité et de sa capacité à forger, à établir et à renouveler un consensus démocratique autour de l’intérêt national. Un continent fort pour orienter, réguler, coordonner et garantir une authentique liberté économique... Un continent fort économiquement, administrativement, institutionnellement, politiquement. Un continent qui a les moyens de sa politique, qui peut assurer l’application de ses décisions, gérer honnêtement et efficacement l’aide internationale, s’opposer aux monopoles financiers, commerciaux, industriels, à la corruption et tous autres facteurs de blocage... Un continent au service du peuple.

15 commentaires

Vos commentaires

  • 29 août à 11:51 | kartell (#8302)

    On est toujours étonné de lire des analyses aussi partisanes que celle-là où le journaliste se fait l’avocat des causes perdues et le procureur affuté des pays dits « développés » !…
    Refaire l’histoire telle est la vocation unique de cet article, comparer ce qui ne l’est pas, inventer des alibis que ne sont que des preuves à charges d’une Afrique décomplexée en paroles mais prisonnière de ses vieux démons : tribalisme, corruption, insécurité, famine ect…
    On parle des dettes insoutenables, mais que nenni des aides accordées et des dettes annulées, il faut arrêter de victimiser une Afrique qui s’auto-mutile depuis des décennies !…
    Il existe depuis un certaine nombre d’années, un mouvement tiers-mondiste « d’intellectuels » qui réécrivent l’histoire en portant au pinacle de la procédure, la responsabilité incontestable « des pays riches », ils n’en sont pas exemptés mais elle n’a pas l’importance que cet article leur accorde procéduralement en psalmodiant des faits d’un passé politico-économique !…
    Que cette Afrique « martyrisée » par la mondialisation commence à balayer devant sa porte, qu’elle montre de quoi, elle est capable et non qu’elle cherche par l’intermédiaire de télégraphistes des prétextes fallacieux à dédouaner ses responsabilités dans un chaos, aujourd’hui, continental …
    Arrêtons de nous pencher sur un passé servant d’alibis à une faillite succédant aux indépendances, parlons de ces monenklaturas africaines qui prennent en otage leur pays, parlons de tout ce qui n’a pas été évoqué dans cet article pour mieux montrer du doigt le vrai coupable : le bouc-émissaire !
    Présenter ainsi les choses, c’est tenter de dédouaner la mauvaise gouvernance généralisée et c’est surtout donner des arguments et des motivations aux intégristes religieux ou pas pour qu’ils agissent en dehors de toute légalité et aux tenants indéracinables du pouvoir, de conserver une légitimité supplémentaire à s’accrocher à leur trône d’illusions !….

    • 30 août à 08:50 | Neha Rakotoniaina (#9705) répond à kartell

      Certes la mauvaise gouvernance et les maux tels que la corruption qui dont dans les pays africains joue un role important dans la pauvreté du continent, mais celon plusieurs chercheurs et analystes l’influence des pays occidentaux dans la politique interne et externe des pays d’Afrique est le plus pire des maux. Le non independance economique(monetaire et budgetaire) et politique comme on peu le voir avec ces soit disant defenseur de la pauix partout en Afrique qui decide de qui va etre elu ou pas, a leurs avantage. je ne dis pas que nous devons croiser les bras et leurs donner toute la responsabilité de nos erreurs mais surtout que nous devons crier haut et fort « ASSEZ » et qu’ils doivent nous laissez nous gerer nous meme et biensur qu’il soit la en tant que partenaire commerciale mais pas en tant que dictateur masqué d’une democratie.

  • 29 août à 12:14 | anhuro (#8513)

    Ce monsieur sait comment les Français étaient informés en 1954 et 1960 !!!, personnellement avec mes 71 « balais » j’ai appris ce que les soldats avaient fait au Vietnam et en Algérie par certains livres et au retour d’Algérie de mon frère en 1960 à mes 15 ans(plutôt par des écoutes !!!) mais pas par la presse , si les pays Africains sont en grande majorité dans la « mouise » ce n’est pas par la colonisation mais, par leurs politiques (hommes et femmes) ?, surtout comment expliquer la différence entre les pays « anglophones » et « francophones » ?, ce monsieur a t il une réponse ?,

    • 29 août à 17:14 | Behantra (#9165) répond à anhuro

      Kartell et anhuro

      Vous ne faites qu’enfoncer des portes ouvertes ... et je me demande si vous avez bien lu ce que le ’monsieur’ a écrit ??

  • 29 août à 18:12 | kartell (#8302)

    Behantra

    Hélas, oui, puisque la théorie éculée du bouc-émissaire est à son apogée car c’est le seul argument à disposition qui puisse tenir la route d’un passé économico-politique revisité !…..
    Refaire le match, une fois qu’il est terminé, tout le monde sait le faire, et même, en accusant l’arbitre de l’avoir truqué !….

    • 29 août à 21:24 | bourhane (#9702) répond à kartell

      Sinon j’allais te dire que la dette africaine n’a rien avoir avec le sous développement de l’Afrique , dans la mesure où si tu regarde bien , ce sont les pays les plus endettés qui sont les plus développés. Les États Unis en ont la preuve vivante. En 2015 la dette américaine a atteint les 18 000 milliard de dollars, celle des chinois atteint les 17 000 milliard de dollars. Pour ne citer que ses deux super pussances économiques mondial .alors que ses deux derniers restent aujourd’hui les deux grandes puissances économiques du monde . J’ajouterai aussi que le système actuel a fait que tout le monde vis de la dette . Les États pour se financer , s’endette . Un économiste américain a montrer ressenment que aujourd’hui pour mesurer le niveau de développement des pays , il suffit de comparer leur dettes . L’L’exemple , c’est celui des états unis , la Chine , le royaume unis , la Russie , l’Allemagne ect. Donc la question du sous développement économique africaine ne se situe pas sur sa dette , au contraire , c’est cette dette qui devrait aider au développement. Mais le vrai problème ou la vrai question c’est de savoir comment est gérer cette dette en Afrique ? Ou va cette dette ? A qui profite cette dette africaine ? Répondre à ses questions te permettra de bien comprendre le pourquoi et le comment le le contient africain n’arrive pas à atteindre l’l’objectif premier de cette endettement qu’est le développement socioeconomique

  • 29 août à 21:33 | vatomena (#7547)

    Le grand mystère est de savoir quelles sont ces puissances d’argent qui ont les moyens de préter par centaines de milliards à des pays comme la France .Avez vous une idée pour m’éclairer.?

    • 30 août à 08:04 | vatomena (#7547) répond à vatomena

      La France de Sarkozy ,la France de Hollande survit avec une dette monumentale . La totalité de l’impot sur le revenu servant uniquement à rembourser les intérêts de la dette.meme pas au commencement du plus petit remboursement . Curieusement cette France supérieurement endettée continue à jouer au donateur envers les pays africains dont Madagascar . Le « mal governo » n’est pas un mal strictement africain ;Le plan Marshall d’apres guerre a rétabli l’Europe dans son commerce ,son industrie ses équipements .C’est l’équivalent de plusieurs plans Marshall qui se sont déversés sur l’Afrique sans grands résultats .Madagascar est un exemple d’impéritie:Tous les pays viennent à son aide,et la misère s’accroit .Autrefois le maigre budget du ministère des colonies en France suffisait pourtant à assurer un minimun d’entretien et d’équipement en infrastrutures .

  • 30 août à 05:24 | Michael Osman (#9704)

    La question de la dette Africaince est tres interessante du fait que sa engendre une perte de confiance en la solvabilité de ces pays entraînant l’élévation du niveau de l’incertitude quant au financement par les bailleurs de fond. Ces bailleurs sont aussi réticents à financer puis que estimant que dans la plupart de ces pays les sommes énormes empruntées ont été mal utilisé. Elles ont été employées pour des investissements non productifs qui ne sont pas capables de créer des richesses suffisantes pour payer les annuités des emprunts. Contrairement au dette des pays developpés que notre ami #9720 parle qui sont des dettes qui n’ont pas de pression fisacal lors de l’elaboration des lois de finance, etant donnée que ces leurs propres institutions qui leurs onctroyer ces dettes et qu’aussi que le taux de la corruption dans ces pays est moins elevé qu’en afrique ou cette argent va dans les poches des bailleurs de fonds et leurs acolites au detriment de la population, certes on peu dire que c’est la faute de la politique corompu africaince qui est l’origine de la pauvreté mais sa serait etre aveugle que d’ignorer l’influence des pays riches dans le developpement economique et social africain.

    Cette dette trop élevée à payer hypothèque l’avenir des pays africains emprunteurs en ce sens qu’elle freine le développement et limite l’investissement des bailleurs. Elle est devenue aussi la manifestation la plus visible de l’interdépendance entre pays industrialisés et pays en développement, à travers le fonctionnement du système monétaire international.
    La dette est un instrument de recolonisation pure et simple, comme le prouvent les programmes de privatisation, de libéralisation et toutes les autres conditionnalités imposées par la Banque Mondiale et le FMI aux pays africains, en réponse à la crise de la dette.

  • 30 août à 08:44 | Neha Rakotoniaina (#9705)

    J’adhere entierement aux propos de ce Monsieur qui sont tres enrichissente surtout en ce qui nous concerne nous malgache qui lechons toujours les botes des institutions etrangeres pour tenir notre economie. l’ex president Ravalomanana avait une politique certe trop nationaliste mais je pense que c’est la solution pour lutter contre ce neocolonialisme moderne. Nous pretendons etre independant pourtant tous les grandes decisions et les politique du pays sont prises par la haute diplomatie occidentale. cette maniere de vivre au depend des autres nous rend encore plus vulnerable et insolvable vis a vis des investisseurs privés nationaux ou etrangers. Je vous invite à penser une maniere d’unir les force du peuple malgache pour dire non à cette mascarde.

  • 30 août à 11:18 | Behantra (#9165)

    Hors sujet .... voire !!!

    En 1993 , Ravony alors premier ministre de monsieur Zafy était venu à Paris pour ensuite aller à Bruxelles , espérant récupérer les 700 millions que Ratsiraka et son staff n’ont pu utiliser

    Ravony n’a pu avoir que 200 millions d’écus

    En ce temps là , une équipe de malagasy sous la conduite de l’expert , feu , Raobelina Rolland Robinson (économiste international) s’était constituée à Paris pour aider Madagasikara dans le montage des dossiers à présenter aux institutions , Club de Paris , Bruxelles , Banque mondiale , FMI

    Cette équipe a mème suivi un stage ’ payant , de trois semaines

    Mais les problèmes commençaient à pointer à partir du moment ou on a du établir un calendrier pour les remboursements

    On s’est aperçu que Madagasikara ne pouvait rembourser ces emprunts vu que les recettes suffisaient à peine à payer les salaires des fonctionnaires

    Et c’est à partir de ce moment là que TOUT le monde s’est mis à mentir

    Ces mensonges continuent toujours , en ce sens que les chiffres étaient falsifiés et chose étonnante
    les experts FMI et BM semblent se complaire dans cette mascarade

    C’est pourquoi je suis entièrement d’accord avec l’économiste Ratsietison lorsqu’il déclare que la France doit cesser d’aider Madagasikara , ainsi que l’Europe (Bruxelles) et à fortiori les FMI et BM

  • 31 août à 11:26 | Melodie Mod (#9708)

    Moi, j’admet que c’est interessant de dire tous sa, mais le probleme c’est qu’on agit pas , les hommes parlent, parlent mais jamais ne se levent pour agir, on veux des actions pas des recitations. Les Africains sont connu pour leurs paraisse et leur manque de confiance en soi, notre vrai probleme n’est ni la corruption, ni l’occident mais c’est notre comportement à toujours attendre que les autres fassent tous à notre place. Dans toute l’histoire de l’humanité, vous n’avait jamais entendue un peuple liberer, on se libere soit meme, alors liberons nous de cette oppression insoutenable des riches du monde entiers.

  • 31 août à 15:59 | Amadou M. Diallo (#9710)

    Ce monsieur a fait une bonne analyse partielle de la situation. La politique néocoloniale appuyeée par l´impérialisme exploitant nos ressources, ne facilite pas les choses. La preuve en est qu´ils élisent les dirigeants africains et assassinent les indépendantistes comme Thomas Sankara entre autres...
    Les pays francophones sont sous le joug colonial francais tandis que les pays anglophones sous celui des américains, associés aux britanniques. Sans entrer dans les détails, ce système néfaste, entretenu depuis des générations et des générations par les puissances coloniales, a laissé des traces : attitude de dépendance politique, économique et culturelle conduisant au manque d´initiatives individuelles, à la peur, au tatônement bref à l´esclavage intellectuel.
    Pour conclure je vous inviteà regarder ce vidéo
    https://www.youtube.com/watch?v=5dIqWzNQiaw

  • 2 septembre à 03:06 | Raphael Boman (#9711)

    Ah oui le fameux programme d’ajustement structurel, une mascarde de soumission, toute fois il ne faut pas oublier que sans ces institutions l’Afrique ne serait pas là aujourd’hui, plusieurs pays d’Afrique se sont developpés grace aux aides au developpement aucroyer par l’ONU, le FMI et la Banque mondiale à l’exemp^le du Ghana, Afrique du Sud, Nigeria,... et l’Afrique ne peux pas vivre sans le monde exterieur, donc soyons indulgent. Recement j’ai assisté à une conference en California sur la question de la dette donné par la banque federal des Etats Unis et le vraie probleme de la dette c’est l’accumulation de la dette et le hausse du taux d’interet mais surtout le fait que les pays riches n’ont pas du mal à ignorer leur edette etant donnéé le niveau de vie contrairement aux pays en voie de developpement qui sont obliigé de taxer leur PIB pour la rembourcer avec la pression qui pesent sur eux . L’Afrique a un potentiel economique hors duu commun mais le probleme de l’Afrique c’est l’Afrique lui meme.

    • 2 septembre à 09:41 | vatomena (#7547) répond à Raphael Boman

      Le problème de l’Afrique ,ce sont les hommes.
      Et je ne parle pas de surpopulation .
      La pauvreté des budgets empéche un enseignement général et de qualité .Et ce sont des flots humains sans qualifications qui migrent vers l"Europe alors que l’Europe a les robots qu’il faut pour réaliser les taches les plus humbles .La majorité de ces migrants sont inutiles au développement de l’Europe . Ils sont plutôt une charge et un handicap .Pour éviter des famines ,mieux vaut qu’ils retournent leur terre à l’angady et ils mangeront mieux !

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