Addis Abeba tourne en rond
Les médiateurs et les Etats-Unis, si on devait accorder crédit à la radio Fahazavana, commencent à perdre patience et menacent d’abandonner leur mission si jamais les parties malgaches ne trouvent aucun consensus et si les négociations n’avancent pas. Il semble même, selon cette radio proche de Marc Ravalomanana, que les Etats-Unis aient fait savoir qu’un maintien de Andry Rajoelina, auteur principal du changement non démocratique de gouvernement, signifie l’explosion sociale à Madagascar en raison probablement des conséquences des sanctions qui attendent le pays. Jusque très tard dans la nuit de ce mercredi 4 novembre 2009, rien de concret à propos de la réunion au sommet d’Addis-Abeba sur la sortie de crise malgache. Les réunions à huis clos entre chefs de file des mouvances politiques, le Groupe international de contact (GIC) et l’Equipe conjointe de médiation (ECM) se succèdent aux rencontres entre Joachim Chissano et les mouvances politiques respectives ; mais aucun consensus pour l’instant.
Les propositions et les commentaires autour d’elles fusent entre temps, générant des communiqués et des interpellations qui ne rassurent guère sur l’issue de ces rencontres. Car il faut dire que la clôture de cette édition d’Addis-Abeba est prévue pour ce jeudi 5 novembre 2009 à midi. En fait, à en croire les divers reportages des envoyés spéciaux à Addis-Abeba, les discussions tournent autour de la présidence de la transition. Le statut octroyé par le communiqué du 6 octobre 2009 au Carlton (Antananarivo) de président de la Transition à Andry Rajoelina est au centre de ces discussions et constitue le principal obstacle à l’avancement des négociations.
Dans un premier temps, Marc Ravalomanana a proposé Manandafy Rakotonirina à la présidence de la Transition. Puis, tout en reprochant à l’équipe de médiation de se figer sur le schéma préétabli à Maputo I, il a proposé une présidence bicéphale, tandis ce que Didier Ratsiraka a avancé un triumvirat issu des mouvances Rajoelina, Ravalomanana et Ratsiraka. Andry Rajoelina s’accroche pour sa part à la Charte de Maputo et aux discussions du 6 octobre au Carlton.
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