Peu de monde au Carlton ce jeudi 4 février 2010 lors de la rencontre initiée à titre personnel par Fetison Rakoto Andrianirina. Si une partie des observateurs estime qu’il y avait tout au plus une centaine de personnes, d’autres par contre évaluent les participants aux environs de 250 personnes. Les organisateurs avancent pour leur part qu’ils en ont dénombré 300, soit la moitié des invités attendus. L’objet de la rencontre prévue pour deux jours était, selon son initiateur, de rassembler les forces vives afin de faire pression sur les 4 mouvances pour qu’elles se mettent d’accord avant que n’expire le délai de 15 jours accordé par le Groupe international de contact (GIC), soit le 6 février. Selon les déclarations de Fetison, étaient attendus à ce « loabary an-dasy » les « gouvernants de fait », les membres de la Haute autorité de transition (HAT), les militaires toutes armes confondues, la société civile, les notables ou les raiamandreny, les ampanjaka, les simples gens, les partis politiques et les mouvances politiques ; mais presque tous ont déserté les lieux de rendez-vous. Et c’est la raison pour laquelle les organisateurs, dont Vyvato Rakotovao, ont préféré réduire la durée de la séance à un peu plus d’une demi-journée.
La séance s’est ouverte vers 9h45 par une allocution de Fetison Rakoto Andrianirina diffusée par vidéo. Ce fut un peu plus tard que l’homme surgit pour intervenir devant ses hôtes de vive voix et en chair et en os. Il s’est excusé en expliquant son absence lors de la séance d’ouverture qu’il a du effectuer en visioconférence par le fait que, comme tout le monde le sait, il est recherché par les forces de l’ordre sur ordre de la Justice. D’ailleurs, dans l’après-midi, aussitôt la clôture du « loabary an-dasy », les éléments du FIS sont intervenus mais Fetison Rakoto Andrianirina s’était déjà éclipsé. En tout cas, ce n’est plus le Colonel Richard Ravalomanana qui s’est expliqué sur cette intervention mais le général de Police Organès Rakotomihantarizaka, ministre de la Sécurité intérieure du gouvernement de la HAT. Il disait que Fetison est recherché parce qu’il n’a pas répondu aux convocations dont il est destinataire ; il doit s’expliquer comme les deux autres personnes soupçonnées dans les bombes d’il y a plusieurs mois.
En tout cas, le « loabary an-dasy » s’est transformé en quelques interventions ou en « tora-po » selon certains observateurs qui ont tout de même noté que les participants se sont organisés en commissions pour récolter des propositions que le comité organisateur devrait remettre samedi aux quatre mouvances. Quant au secrétaire général du KMF-CNOE, il a trouvé que ce fut une autre rencontre qui n’était pas sans intérêt mais dont les résolutions devraient être destinées à une autre entité à définir sans doute.
Bref, ce fut une rencontre d’un autre genre car tenue sans aucun grand parti politique et sans aucune autorité de fait. Même le TIM a boycotté la rencontre ; la mouvance Ravalomanana et la mouvance Madagasikara ont toutes été absentes. Le « loabary an-dasy » a capoté et pour beaucoup ce fut un désaveu de la classe politique pour Fetison.

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