Le gouvernement de consensus et d’union nationale ne veut pas naître. Après que le président de la Transition, Andry Rajoelina, ait réitéré à Nosy Be, sa suggestion ou ses instructions, de faire avec l’équipe déjà en place, les déclarations de soutien à la télévision ou à la télé se sont intensifiées.
Apparemment, ces propagandes pour tel ministre ou pour soutenir Andry Rajoelina ou pour l’appeler à ne pas céder devant les propositions ou les revendications des autres mouvances ne suffisent plus, fussent-elles multiples et de tous les bords. Car on ne sait plus qui fait quoi. Une partie de sa mouvance lui reproche de ne pas tenir ses promesses à l’égard des réservistes. Une autre partie veut l’empêcher d’honorer l’invitation de Didier Ratsiraka pour une autre rencontre afin de défaire le noeud gordien de la composition du gouvernement de transition. Tandis qu’une autre partie manifeste et réclame le maintien des ministres TGV dans le futur gouvernement.
Pendant ce temps, et bien qu’aucune information n’a filtré de la rencontre entre les plus hauts dirigeants et le comité local du Groupe international de contact (GIC) de ce mardi 24 novembre, les suppositions sur ce qui a été discuté, enflent.
Concrètement, des fonctionnaires du ministère de la Fonction publique, du travail et des lois sociales ont manifesté dans la cour du ministère. Ils réclament le maintien de leur ministre. Selon des commentaires recueillis sur les lieux, ils agissent conformément aux ordres du président pour démontrer à la communauté internationale que ce sont les employés qui ne veulent plus changer de patron. D’autres commentaires indiquent par contre que c’est une démonstration de force, comme quoi, Andry Rajoelina maîtrise l’Administration.
Une manifestation du genre s’est également produite, mais en salle, au ministère de l’Education nationale. Là, c’est le Directeur de cabinet du ministre en personne qui a déclaré qu’on ne veut pas changer de ministre. Ont assisté à cette réunion qui s’est déclarée « technique » malgré son but politique, deux ministres, dont Gilbert Raharizatovo et Nirhy Lanto Andriamahazo.
Recueilli par Bill





