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mardi 23 décembre 2014
 

 > Editorial

La « bolabolacratie »

jeudi 1er mars 2012, par Hery Randriamalala

Le 8 août dernier, le Président Rajoelina prenait une ordonnance (n° 2011/01) extrêmement répressive à l’encontre du trafic de bois de rose. Ce texte a sans doute été promulgué suite à la recommandation F 35 COM 7A.10 du Comité pour le Patrimoine Mondial de l’UNESCO en date du 22 juillet 2011, qui demande à l’État malgache de mettre de l’ordre dans les stocks de bois de rose saisi ainsi que dans sa législation forestière. Cette ordonnance est vigoureuse : toute coupe, transport, exploitation, commercialisation et exportation de bois de rose et d’ébène sont interdits (art. 1). Tous les agréments d’exportation sont annulés (art. 3). Deux à cinq ans de prison ferme, sans sursis ni circonstances atténuantes ni possibilité de recours en appel, ainsi qu’une amende du double de la valeur commerciale des bois extraits, attendent les coupeurs, les exploitants, les transporteurs, les receleurs, les vendeurs et les acheteurs (art. 4, 9, 10 et 12). Complices et co-auteurs sont assimilés aux auteurs principaux des délits et soumis aux mêmes peines (art. 6). Les délits constatés ne peuvent plus faire l’objet de la moindre transaction légale (art. 8). Toutes les dispositions législatives antérieures contraires sont abrogées (art. 14).

Voilà des mesures de nature à rassurer les plus sourcilleux des défenseurs de l’environnement, ainsi que les bailleurs de fonds oeuvrant dans ce domaine, même si leurs côtés liberticides peuvent inquiéter les démocrates ! Et en effet, deux semaines plus tard, le 22 août, le ministre de l’Environnement tient des propos très fermes lors d’une rencontre avec les exploitants forestiers à Sambava.

Mais lorsque le Premier ministre se rend dans la SAVA le 5 janvier 2012 pour les funérailles des victimes du naufrage de l’Elizabeth au large du Masoala, les trafiquants reprennent l’initiative : ils fournissent véhicules de luxe et hébergement haut de gamme pour les accompagnateurs du PM et, lors de la réunion du lendemain à Antalaha, ils lui demandent de ré-ouvrir les exportations de bois de rose. L’intéressé diffère sa réponse.

Alors, les trafiquants insistent et le 15 janvier, ils affrètent un avion d’Antalaha vers la capitale, pour assister à une réunion sur le bois de rose avec les officiels du gouvernement. Le gouvernement leur demande de remettre leur bois pas encore saisi, pour qu’il le vende et l’exporte lui-même. Les trafiquants rétorquent qu’ils ont plus de contacts, d’expérience, de savoir-faire, et donc, qu’ils souhaitent exporter eux-mêmes leur bois, quitte à payer plus de taxes. Finalement, l’accord ne se fera pas. Les trafiquants ont la nette impression que le gouvernement voudrait prendre leur bois pour en confier l’exportation à un seul homme, centralisant ainsi tout le marché.

C’est peut-être avec cette grille de lecture qu’il faut lire l’arrêté n° 0741/2012 pris trois jours plus tard, le 18 janvier 2012, par le ministre de l’Environnement. Il décide :

- « L’exportation des produits principaux des forêts naturelles toutes catégories confondues est autorisée sous toutes ses formes par l’Agent forestier responsable de l’Administration forestière concernée. La personne désireuse d’en exporter doit justifier l’origine légale de ses produits. »

Lecture de texte : « toutes catégories confondues » = bois de rose et bois d’ébène ; « sous toutes ses formes » = bois brut ou produit fini. Les articles 5, 6 et 7 sont riches de sens : pour être exportateur de bois précieux, il suffit de le demander au ministre, en fournissant simplement une liste de documents administratifs peu contraignants. L’agrément est accordé pour une durée déterminée et une quantité de bois convenue. La suite du texte est une série de mesures techniques incitant, par une taxation dégressive, les opérateurs à travailler leur bois sur place avant l’exportation. Mais l’article 15 ne manque pas de sel : « Vu l’urgence et indépendamment de sa publication au Journal Officiel de la République de Madagascar, le présent arrêté prend effet dès son signature. » Si l’orthographe sommaire est sans doute la marque de l’urgence, un principe essentiel de l’État de droit est cependant battu en brèche : nul n’étant sensé ignorer la loi, celle-ci ne peut être secrète et prendre effet avant sa publication. Mais hélas l’actualité récente fourmille de cas de violations de l’État de droit : le récent limogeage du Gouverneur de la Banque Centrale, dont l’indépendance vis-à-vis de l’exécutif devrait garantir la bonne santé de la monnaie nationale, l’intervention directe de l’exécutif pour suspendre l’exécution d’une décision judiciaire finale (vente aux enchères du matériel de manutention du port de Vohémar), le maintien en fonction d’un ministre qui a soutenu des policiers coupables de l’assassinat d’un magistrat à Tuléar, et, dans le cas présent, le non-respect de la hiérarchie des textes légaux. En effet, une ordonnance est supérieure à un arrêté, qui en conséquence de droit, ne peut la contredire. Or, les contradictions sont ici multiples :

Ordonnance du 8 août 2011 Arrêté du 18 janvier 2012
Interdit la coupe, le transport, l’exploitation, la commercialisation et l’exportation des bois de rose et d’ébène (art. 1). Autorise l’exportation de toutes les essences sous toutes leurs formes (art. 4).
Annule tous les agréments d’exportation en vigueur (art. 3). Accorde un agrément d’exportation à toute personne qui en fait la demande dans les formes (art. 5, 6 et 7).
Annule toute législation antérieure contraire à cette ordonnance (art. 14). Fait référence, dans son préambule, à des textes antérieurs et contraires à l’ordonnance.

Alors, qu’en déduire ? Amateurisme ou velléités d’indépendance du Ministre par rapport à son Président ? Une autre lecture est possible : celle d’une action concertée entre le Président et son ministre, quitte à ce que les formes ne soient pas bien respectées. Par son ordonnance, le PHAT donne un gage sérieux à la communauté internationale quant à son souci de préserver l’environnement. Il tente -d’améliorer son image internationale et d’obtenir les crédits de la Banque Mondiale liés à l’environnement. En outre, il fait le nettoyage par le vide chez les trafiquants : ils sont tous révoqués. Puis il laisse à son ministre le soin d’essuyer la colère des défenseurs de l’environnement, quitte à le désavouer ou à le sacrifier plus tard si l’indignation est trop importante. En même temps, le ministre s’octroie la possibilité d’accorder ­ ou de refuser ­ les agréments d’exporter pour les personnes de son choix, ou de celles qui lui seront recommandées par ses supérieurs. De là à penser que ce choix ne sera pas gratuit, mais dûment « éclairé », il y a un pas qu’on ne peut encore franchir. Mais force est de constater que la prédiction faite le 15 novembre 2009 par un collaborateur proche des trafiquants est en bonne voie de réalisation : « On entend dire avec arrogance par les acheteurs chinois, que l’exportation continuera toujours d’une manière ou d’une autre, car avec leur argent, ils croient pouvoir franchir toutes les portes, même les plus haut placées. On raconte que l’un des acheteurs chinois va monopoliser le marché à l’exportation avec quelqu’un de haut placé. Et que les autres Chinois devront passer par lui pour pouvoir sortir du bois. Des menaces de mort ont été proférées si l’un d’eux dépasse le quota qu’il aura fixé. Mais le problème est que tous disent que les lots leur appartiennent. Les exportateurs ont soif et sont fous d’argent : ils acceptent toutes les avances des acheteurs qui passent. Pourtant il n’y a pas assez de bois en stock. Ainsi faudra-t-il recommencer les coupes illicites, en cachette, même dans les aires protégées. L’une des têtes de la mafia est sur notre territoire. Il parait que si la communauté chinoise est menacée ou si les Chinois ont un problème entre eux, c’est lui qui fera le nettoyage à sa façon. » Que cet objectif de monopoliser le marché du bois de rose soit bien réel ou une simple supposition, force est de constater que le gouvernement est maintenant en position de l’atteindre : il a « assaini » la filière en en prenant le contrôle total.

Puisque nous ne sommes plus en État de droit, c’est que nous vivons sous une forme nouvelle de dictature (d’ailleurs, aucun des détenteurs actuels du pouvoir n’est sorti d’une élection). Après la démocratie (le pouvoir au peuple), la théocratie (le pouvoir aux religieux), la pétromonarchie (pays où seul le pétrole est roi), la narcocratie (le pouvoir aux trafiquants de drogue), Madagascar innove et invente la « bolabolacratie » : le pouvoir aux trafiquants de bois de rose, qui se confondent maintenant avec l’État. Il devient clair que la solution au problème de la protection des forêts malgaches ne se trouve plus à Madagascar, mais en Chine.

22 février 2012

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 12 réactions Lire les commentaires
  • La « bolabolacratie »
    1er mars 2012 09:07, par hannibal (#6151)

    Le traffic de bois de rose est bien une plaie malgache qui dure depuis plus de six ans...

    Et oui, bien avant Rajoelina, ce traffic était bien l’opprobre de l’ancien régime, qui a également bien profité de cette manne...

    Pourquoi ? Lors de la construction des bâtiments allant servir aux jeux olympiques de Pékin, en 2008. Des centaines de containers ont été tout aussi illégalement acheminé en Chine entre 2006 et 2008 pour :
    - les parquets des bâtiments olympiques
    - les bancs imputrescibles haut de gamme des dizaines de piscine qui ont jailli de nulle part...
    - les portes et menuiseries pour les dizaines de milliers de logements créés et à vendre à Pékin et Shangaï particulièrement
    - le mobilier haut de gamme

    Ce traffic a toujours eu l’accord informel des dirigeants qu’ils soient actuels ou précédents et a même eu le monopole d’un chinois bien connu de Tamatave, pro du létchi également.

    Ce même chinois s’est empressé de voir Roindefo (vous savez, celui qui roule en Hummer aujourd’hui) pour « légiférer » ce business lucratif...

    Mais en fait, le principal problème est que ce traffic ne sera jamais endigué tant qu’une économie autrement pérenne ne soit pas proposée par l’Etat...

    La vraie erreur est que ce bois de rose est exporté « brute » à un prix cent fois moindres une fois qu’il est fini, en vente en Chine...

    S’il était légiféré, limité, et surtout permettant une activité artisanale ou industrielle de transformation, on pourrait bien endiguer un traffic hors de contrôle...

    Il aurait fallu interdire l’exportation « brute » et favoriser l’exportation du produit fini...

    Ainsi, l’état gagnerait, les citoyens gagneraient plus, et l’environnement serait préservé...

    Pourquoi ? Par exemple, l’industrie du bois est la plus environnementale en Europe par la maîtrise complète de sa transformation...

    Mais bon, il faudrait que les politiciens et par corollaire, les médias réfléchissent à des solutions pérennes plutôt que d’agir de manière mafieuse pour les uns et dénoncer bêtement pour les autres...

    A bon entendeur, salut...

    H.

  • La « bolabolacratie »
    1er mars 2012 09:14, par Boris BEKAMISY (#4822)

    Que va-t-il-faire maintenant le vieux ZAFINAIF devant la tentative de son ministre de l’Environnement ( Joseph R est issu de la mouvance Zafy) qui essaie de d’illustrer dans la bolabolacratie....

    Est-ce que Zafy , au nom d’une INTEGRITE qu’on lui attribue à tort ( !) va oser faire son ridicule fameux AMPAMOAKA contre son poulain Ministre de l’environnement ?? ou il va tenter aussi de negocier son part de la DIVIDENDE de la BOLABOLACRATIE auprès de son MINISTRE ?

    (!)Zafy albert n’est plus integre depuis qu’il s’accoquine avec RAVALO en laissant danser Therese sur les ruines des MAGRO....et cette histoire de la bolabolacratie va le confirmer s’il n’ose pas denconcer son Ministre Zefabe !

    • La « bolabolacratie »
      1er mars 2012 11:59, Boris BEKAMISY (#4822) répond à Boris BEKAMISY (#4822)

      j’ajoute juste que CHE TARANAKA , le naif ,devrait trouver autre mentor GIDRO/SINGE plus integre ( Kaleta ohatra !! hi hi hi) pour seconder son RRANJEVA car son Zafy à travers son ministre de l’Env. se mouille dans la bolabolacratie......

      • La « bolabolacratie »
        1er mars 2012 22:13, Lefona (#4584) répond à Boris BEKAMISY (#4822)

        zafy/ranjeva..bof FROMA daholo reo e !

        Pour rappel le FROMA c’est un produit LAITIER ayant besoin d’un peu ou beaucoup de moisissure ( ca dépend si on veut faire un camembert, un roquefort, un gorgozonsia et autres Thônes) et qui ont besoin d’un certain temps de fermentation.

  • La « bolabolacratie »
    1er mars 2012 09:36, par niry (#210)

    Ce texte montre malheureusement bien la redoutable efficacité et les effets pervers du lobbying et des différents « cadeaux » non dénués d’arrière-pensées. Le gouvernement devrait s’acharner à inventorier, sécuriser et maîtriser chaque étape de l’industrie et du commerce du bois à Madagascar de la coupe, à l’exportation, en passant par le suivi du renouvellement des espèces. + un moratoire spécial de 2ans pour interdire spécialement toute atteinte au bois de rose ! La course effrénée aux profits doit avoir ses limites, notamment en cette période de transition. Il n’y a pas que le bois de rose dans nos forêts !

    Ce n’est pas normal qu’il faille un coup de projecteur et documentaire étranger à la télé, comme en août 2011, pour que les autorités se bougent !

  • La « bolabolacratie »
    1er mars 2012 11:23, par plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Il ne faut pas s’étonner quant on est au pays des HOMMES PHILOSOPHES CAR LES SOLUTIONS DEVIENNENT TOUJOURS DES PROBLEMES ET C’EST L’ETERNEL RECOMMENCEMENT.

    • La « bolabolacratie »
      1er mars 2012 11:33, gasy_kely (#439) répond à plus qu’hier et moins que demain (#6149)

      Mdr !!! Entièrement d’accord, nous sommes dans un pays de philosophe. On pense, on réfléchit, on discute.. mais on ne fait rien.. et moi en premier..

  • La « bolabolacratie »
    1er mars 2012 15:19, par Vary-Manta (#2623)

    Voila enfin on se ré-rapproche de notre vérité historique :
    - Fin du 20e siècle : découvert le pouvoir de la promesse politique, combiné avec des armes, assaisonné de l’esprit criminel et du « Masso-Ratsy ».
    - Début 21e siècle, c’est la découverte du pouvoir de l’argent. Aaaaaaah ! ... On y arrive... à notre vérité.

    Faut-il attendre, que Madagascar devienne une zone désertique, pour nous regarder sur la glace et être fière de ce que nous avons réalise ?!
    Si les 2 derniers « Présidents » ou « PHATy » etaient des vézos ou des « Anjoatys », aurions nous gardé les mêmes opinions sur chacun d’eux ?!

    • La « bolabolacratie »
      1er mars 2012 17:35, Boris BEKAMISY (#4822) répond à Vary-Manta (#2623)

      je cite VARY MANTA

      « Si les 2 derniers « Présidents » ou « PHATy » etaient des vézos ou des « Anjoatys », aurions nous gardé les mêmes opinions sur chacun d’eux ? »
      fin de citation

      je trouve la question très INTERPELLATIVE DONC PERTINENTE ! à chacun de repondre devant son âme et consience.....sans tricher...si c’est possible encore !

      • La « bolabolacratie »
        1er mars 2012 19:32, Jaombilo_Bé (#4959) répond à Boris BEKAMISY (#4822)

        To be or not to be, très très bonne question !

  • La « bolabolacratie »
    1er mars 2012 17:53, par Ragnarok (#3696)

    Le trafic de bois n’est pas une nouveauté, ni une exclusivité malgache. Les premiers furent les colons quelle que soit leur origine, qui étaient là pour exploiter des richesses et forcément, littéralement, hier comme aujourd’hui, faire des profits.
    La première crise ’officielle’ du bois de rose surgit entre 2004 et 2006 lorsqu’on autorisa les exploitants forestiers à prélever les arbres endommagés par les cyclones (pour rire : « sauf dans les aires protégées ». Ouverture béante à tout et n’importe quoi. La fiabilité des personnes impliquées laissant grandement à désirer.
    Tant bien que mal, sans douter de l’implication des gouvernants, tout a pu être contrôlé et de nouvelles aires protégées avec certains moyens purent être mises en place.
    En 2009, c’est bien différent. Tous les frustrés, les bavassants, les gloutons, les sans-scrupules se jetèrent sur tout ce qui bougeait profitant du ’non-droit’ d’un état renversé et des béances abyssales en découlant. Et depuis, devant l’inefficacité des jugements, des enquêtes, les arrangements, on a bien compris - c’est inévitable - tout le monde est impliqué. A tous les échelons.
    Ce qui est fortement incompréhensible, c’est que tout le monde est connu, certains depuis plus de 20 ans, ils taillent à outrance tout ce qui peut rapporter le moindre paraty. Sans vergogne, ils rasent les parcelles, s’amusent entre eux de quelque obstacle mis sur leur route par quelque ministre allumé (merci M. Herilanto) ou quelque ONG salvatrice (dommage EIA / GW). Il serait tellement facile, comme le dit si bien Hery dans son article mais aussi dans ses analyses et sa chronique, de confronter chaque exploitant avec ses parcelles exploitables et autorisées. Cela prendrait du temps mais on se rendrait rapidement compte de la supercherie monumentale. Les barons ont des lots d’exploitation qui sont taris depuis des dizaines d’années et ils s’en servent pour se couvrir. Non content de profiter outrageusement des largesses législatives et exécutives (qui en profitent également, juste business), ils entubent profondément tous ceux qui croient en quelque chose qui n’est pas profit à pourcentage exponentiel. Et ça fait mal, quand on est un simple citoyen qui trime tout aussi simplement pour gagner sa croûte.
    Tout cela devant les largesses langue-de-bois de nos ONG chéries, les WWF, CI, WCS qui se complaisent en messages diplomatiquement corrects et s’enterrent dans une inutilité pathétique. Certains d’entre eux, également aveuglé par leur salaire plus que leur cause.
    Plus de trois ans de crise et malgré des gesticulations parfois courageuses mais souvent vaines, voilà le résultat, la bolabolacratie est établie, c’est nouveau.
    Alors, mes amis, à quand un bon chinois de Chine président, réforme de la constitution autorisant un naturalisé et l’affaire sera entendue. Élections opaques au possible, subversion et corruption. La mort dans l’âme, nous serons les serfs d’un état Fric où l’on trahit les autres pour survivre. N’en déplaise à la morale. Au fait, quelle morale ?

  • La « bolabolacratie »
    1er mars 2012 22:58, par Lefona (#4584)

    Hier Miary et aujourd’hui Hery Randriamalala que je découvre. Ainsi vous êtes les nouveaux éditos de MT. Je ne fais que poser la question car je ne sais pas si vous avez déjà œuvré sur MT. En tous cas le TON change et pour l’instant on est bien devant un accent bien éloigné de celui du FROMA ndimby a, et c’est tant mieux !

    M Hery, votre édito sent le travaillé mais le sujet en lui-même pose des questions qui n’apportent aucune finalité. Certes, investir sur le « Rose wood » peut être un sujet parlant mais ce que l’on retient de votre article c’est que le PM Beriziky ne semble pas être à la hauteur de sa place. Idem pour quelques ministres. Ce à quoi, je vous rejoins car en ce moment je regrette beaucoup Camille Vital en tant que PM !..mais bon la SADEKY est passée par là...

    Mais bon encore une fois, vous parlez d’état de droit, je pense que vous n’avez pas besoin de vous engouffrer dedans, car l’état de droit selon les classes sociales où on se trouve, est interprété différemment. Chose qui n’est pas normale, effectivement, mais argumenter en sortant les grands mots du style état de droit, légitimité, patriotisme....ne sert à rien POUR L’INSTANT...SUR MT !

    Focalisez vous déjà sur la PUISSANCE d’un bulletin de vote DE CHAQUE CITOYEN, quelque soit le contexte, pour ensuite dénoncer les travers d’un système, d’autant plus qu’en est ...encore...en transition !

    Car sur MT, on a la tendance à miser sur 4 personnes, alors qu’on ne connaît même pas sa propre puissance ! Chose très déplorable !

    En tant qu’éditorialiste, j’espère que vous ne serez pas simplement partisan, et le fait de dénoncer des choses mibilaka tout en informant est un fait, mais n’oubliez jamais que vous avez un avantage par rapport à tout autre citoyen : vous avez la chance de vous exprimer. Autrement dit, ce que vous écrirez sera DIFFUSE ! Donc à partir de ce moment là, on..moi entr’autre.. vous jugera sur votre impartialité !

    J’espère que vous allez œuvrer dans le sens de la facilitation des BONNES CHOSES ! J’espère que si la H.A.T fait des vagues vous le dénoncerez, mais aussi quand la H.A.T fait de bonnes choses vous les relaterez avec la même hardiesse !

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