Le Premier ministre, Omer Beriziky a honoré ce mardi 3 avril la cérémonie d’ouverture de la 4e session extraordinaire du Parlement de transition. C’est à l’issue de cette cérémonie qu’il a partagé à la presse une apparence de soulagement mais aussi de préoccupation, portant essentiellement sur la nécessité d’adopter une loi d’amnistie dans les meilleurs délais. Il a admis les difficultés rencontrées par le gouvernement dans l’élaboration et la rédaction de ce projet de loi mais il a dégagé une certaine satisfaction de devoir accompli. Il a même déclaré que c’est au Parlement de décider de l’amnistie, s’il faut y apporter des amendements ou s’il faut l’adopter tel qu’elle est proposée.
Le président du Congrès a exhorté les membres du Congrès de la transition et les groupes parlementaires au sein de la Chambre basse, de faire montre de détermination et de franchise pour la réconciliation dans l’examen et le vote de cette loi d’amnistie. Il ne faut pas que la loi d’amnistie soit empreinte d’une touche discriminante ou de signe d’exclusion, dit-il, mais que tous ceux qui devraient en bénéficier en profitent.
En réponse aux questions des journalistes, le président du Congrès et à la fois chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, a exprimé son souhait que les présidentielles précèdent les législatives, sachant que les électeurs s’impatientent de départager lequel de l’ancien président Marc Ravalomanana et du président de transition Andry Rajoelina mérite d’être président de la République ; pour dire d’une autre manière que Marc Ravalomanana se portera candidat si Andry Rajoelina se présente aux élections présidentielles.
Déjà lors de l’ouverture de la session parlementaire, ceux qui sont proches du pouvoir comme l’UDR-C et le TGV ont avancé une adoption sans amendement du projet de loi proposé par le gouvernement tandis que le président du Congrès, Mamy Rakotoarivelo, souligne que cette l’adoption de cette loi marquera la réelle volonté des politiciens de se pardonner. De son côté, le président du Conseil Supérieur de la Transition Dolin Rasolosoa, a aussi incité ses pairs à se donner la main et à penser à l’intérêt national plutôt qu’aux leurs. Les travaux de commission ont commencé.







