En réponse aux mesures prises contre les délégations des trois mouvances politiques qui étaient à Maputo sur invitation du président en exercice du Mozambique et du chef de l’équipe de médiation, Joachim Chissano, la SADC brandit des mesures plus contraignantes. Considérées comme une déclaration de guerre de fait, ces mesures qui font fi des droits de l’homme ont provoqué des réunions informelles des parties africaines concernées, notamment des pays membres de la SADC qui n’écartent pas comme réplique, la fermeture de l’espace aérien de la SADC aux avions de la compagnie nationale aérienne. Par conséquent, Air Madagascar pourrait devoir suspendre tous les vols à destination des pays de la SADC, dont l’Afrique du Sud, Maurice, le Mozambique, la Zambie et les autres tel l’Angola, le Swaziland… Comme les vols directs pour l’Europe passent par l’espace aérien de quelques pays de la SADC, les vols notamment vers l’Europe peuvent subir les conséquences d’une telle mesure de rétorsion de la part de la SADC.
Pour l’instant cette fermeture de l’espace n’est pas encore effective. Le ministère malgache des Transports et la compagnie aérienne Air Madagascar déclarent ce 14 décembre, ne pas être informés d’une telle mesure.
En tout cas, une telle sanction ne pourrait que nuire à Air Madagascar et aux entreprises partenaires tel Sofitrans.
Recueilli par Valis






