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Energie

La Jirama « hors tension » temporairement

mardi 2 septembre 2014 | Léa Ratsiazo

Une accalmie relative est observée au sein de la Jirama. L’ultimatum de 72 heures lancé par l’intersyndical de la Jirama a expiré à la fin de semaine dernière, néanmoins le personnel a encore suspendu, jusqu’à nouvel ordre, la grève générale annoncée, selon Haja Maminirina, président de l’intersyndicale. Ceci après les discussions que les délégués du personnel ont eu avec le directeur du cabinet de la Présidence Henri Rabary Njaka et avec le ministre de tutelle Fienena Richard. Si le premier a promis d’introduire le problème dans le calendrier du prochain conseil des ministres de cette semaine, le ministre quant à lui a promis de rapporter les doléances du personnel auprès du gouvernement. Les employés de leur côté exigent la fin des intimidations et des pressions envers leurs collègues pour qu’ils puissent travailler en toute sérénité. Une enquête technique est d’ailleurs ouverte au niveau de la Jirama pour déterminer la cause du court-circuit qui a eu lieu au domicile du Président de la République et qui est à l’origine de toute cette cacophonie.

Les délégués du personnel avouent ne pas comprendre l’attitude des tenants du régime actuel. Pour eux, la priorité devrait être le redressement de la Jirama, pas ce genre de « faits divers ». Ce début de semaine d’après le ministre de l’énergie Fienena Richard, 80 villes et localités ont connu des délestages plus ou moins sévères pour diverses raisons. Pour certaines villes, c’est à cause de l’insuffisance de gas-oil pour faire tourner les machines de la Jirama ; « à cause des impayés, Galana refuse de livrer du gasoil » selon les explications. La menace de grève de la Jirama y est également pour quelque chose. Pour Toamasina dont le délestage est parmi les plus longs, l’origine se trouve dans l’explosion d’un grand groupe électrogène qui prive la ville de 4 mégawatts.

4% des zones rurales électrifiées

Si les zones urbaines se plaignent de ce délestage sans fin, les ruraux quant à eux n’ont pas l’habitude de se plaindre pour la bonne raison qu’ils n’ont même pas l’électricité. Seules un infime partie (4%) des zones rurales sont électrifiées actuellement, l’objectif est d’arriver à 10% dans quelques années. L’ADER, agence de développement de l’électrification rurale, a engagé 4,3 milliards d’ariary pour électrifier 192 villages ruraux et 42 autres sont en cours.

11 commentaires

Vos commentaires

  • 2 septembre 2014 à 08:53 | Turping (#1235)

    - Une accalmie relative ne signifie pas que le problème de JIRAMA a été résolu.
    — Le droit de grève ,la révendication intersyndicale ,c’est le minimum dans un pays où faire la grève n’est pas coutume ;

    - La problématique de base en quémandant de l’argent par -ci ,par là ,je l’ai réitéré à plusieurs reprises c’est l’option vers la transition énérgétique si la transition de Rajoelina(chaotique ) à travers l’éléction de son poulain HR sera capable de réléver le défi.
    - La transition énérgétique ,l’innovation a comme objectif d’installer les énérgies renouvelables (éoliennes ,panneaux solaires ,hydro-électriques ,....).

    - Vu la cherté des installations au départ même si au fil du temps ,ce projet sera très rentable (amortissement) ,c’est le défi à relever.

    - Vu les déléstages récurrents et la cherté des énérgies fossiles (pétrole ,essence ,gas-oil ,kérosène),....épuisables d’ici 50ans ,il était temps que les politiciens gasy ,les députay se débattent sur ce sujet que se battre sur ses intérêts personnels ,l’argent pour faire la politique.

    - JIRAMA ,comme l’AIRMAD,......tout ce qui relève du secteur public
    hélas tombe en faillite. C’est au gouvernement ,les malgaches de prendre la situation en main .
    - Pourquoi ,ne pas mettre tous les citoyens comme les acteurs ,actionnaires de la situation ? existe t-il au moins quelques groupes d’individus intègres pour gérer la situation ?
    - Personnellement la solution c’est d’explorer rapidement d’autres ressources pour fournir de l’éléctricité en partant du fleuve de BETSIBOKA où quelques millions de mètres cubes d’eau sont dévérsés quotidiennement à la mer sans être transformés.
    - L’eau ,le soleil ,le vent ,.....toutes les richesses natuerlles existent à Madgascar .Par contre les richesses ne profitent à la masse populaire ,c’est lamentable quand on a les politicards véreux sous les sbires des intérêts mafieux ,locaux ,nationaux ,internationaux !

  • 2 septembre 2014 à 09:27 | Eloim (#8244)

    C’est inutile de discuter davantage. La JIRAMA est malade, gravement malade. Et si l’Etat ne trouve aucunes solutions, ce sera catastrophique pour notre économie car l’ENERGIE figure d’emblée parmi le premier catalyseur de l’économie, en particulier l’avenir de l’industrie malgache.
    On a constaté que tous nos dirigeants qui se sont succédés n’ont jamais eu dans leur programme une politique énergétique sérieuse. C’est pourquoi, notre industrie n’est pas considérée comme secteur porteur ; et le résultat est là, il n’y a pas assez de progrès dans ce domaine.

  • 2 septembre 2014 à 11:27 | Maserda (#7461)

    Turping a tellement raison…..
    En plus, nous avons très souvent du vent fort et monter des champs entiers d’éoliennes dans des endroits ne dénaturant pas le paysage pour garder la beauté du pays ? Même les touristes ont pris l’habitude dans leur pays de voir ça en pleine nature et ne se plaignent pas parce qu’ils ont compris que c’est un besoin et de plus écologique et d’avenir. Alors ?
    Sur le plan des rivières, le pays a la chance énorme d’avoir une bonne déclivité. De nombreuses études ont toutes dit la même chose : cet avantage permet d’éviter de gros travaux pour faire des barrages et on peut en faire géographiquement partout dans le pays, aucun problème pour le choix stratégique des emplacements.
    Puis le solaire se pratique, est maîtrisé, en production industrielle. Energie peu coûteuse qui serait un poumon d’oxygène pour la Jirama……qui ne nous couperait plus et pourrait garder ses tarifs, même les baisser à cause du coût d’exploitation (carburant très cher par exemple).
    Alors, au lieu de « tendre la main » comme toujours souvent pour des points très secondaires, locaux, sauts de puce, il faut monter un projet de développement sérieux, le présenter à la CI et obtenir une aide (à ne pas mettre dans la poche cette fois !) financière mais aussi appui technique (formateur en plus gratuit)…..et le pays sera sauvé sur ce domaine.

    • 2 septembre 2014 à 12:36 | Maserda (#7461) répond à Maserda

      Pour ce qui est des délestages, lisez ça et vous saurez (pour ceux qui ne le savent pas encore) d’où vient le problème.
      200 milliards d’ariary, ça vous dit tout........
      http://www.midi-madagasikara.mg/economie/2014/09/02/jirama-80-villes-touchees-delestage/
      Bonne lecture.......

    • 2 septembre 2014 à 13:55 | Turping (#1235) répond à Maserda

      Maserda,
      Oui,tout à fait d’accord concernant ce lien ,et c’est la raison pour laquelle le gouvernement digne de son nom ,si l’état existait encore devrait trouver une politique alternative sur la transition énérgétique !
      Merci.

  • 2 septembre 2014 à 14:33 | bbernard (#6880)

    Pour les zones rurales, heureusement qu’il y a des bénévoles étrangers pour installer des panneaux photovoltaïques et des éoliennes. Cela dépanne.

  • 2 septembre 2014 à 14:44 | olivier (#7062)

    Ce qui m’étonne, c’est que les MT passe sous silence les délestages INSUPPORTABLES dont nous sommes victimes en province !

    Bientôt les entreprises vont devoir mettre leur personnel au chômage technique, car avec 4h d’électricité par jour...il est plus que DÉLICAT de travailler..

    D’aucuns diront qu’il est normal que les « PILLEURS » soient privé d’une électricité qu’ils ne méritent pas...

    LOL

    Apres les touristes sacs à dos, les entreprises sacs à main...

    OR

  • 2 septembre 2014 à 15:46 | Mahagaga (#4621)

    Rien à rajouter à la remarque de Eloim : l’ENERGIE figure d’emblée parmi le premier catalyseur de l’économie, en particulier l’avenir de l’industrie malgache.

    On a constaté que tous nos dirigeants qui se sont succédés n’ont jamais eu dans leur programme une politique énergétique sérieuse. C’est pourquoi, notre industrie n’est pas considérée comme secteur porteur ; et le résultat est là, il n’y a pas assez de progrès dans ce domaine.

    Dia hoy aho hoe : Indrisy fa ny tsy fananan’ny mpitondra, ny technicien n’ny JIRAMA sy ny intellectuel malagasy en général vision à long terme no tsy mampandroso an’i Madagasikara !

    Tsy misy afaka manala tena @ izany isika (ary ny tenako dia ao anatiny !)

    Mampanontany tena hoe « Inona moa izany no nataon’ny mpiasan’ny JIRAMA sy ny minisiteran’ny angovo mba hanatsarana hatrany ny famatsiana jiro eran’ny nosy hatr@ nahavitan’ny barrage n’Andekaleka ? »

    Tsy manontany ny programan’ny filoha sy ny PM nifandimby akory aho !

    Mba misy mahatsapa ve eto Madagasikara fa ny fahaleovantena ara-tsakafo sy ny indépendance énergétique no dingana 2 voalohany hirosoana @ izany antsoina hoe TENA FAHALEOVAN-TENA MARINA, miampy ny fanatsarana ny fampianarana sy ny fahsalamana ?

  • 3 septembre 2014 à 10:21 | Stomato (#3476)

    Une phrase de l’article est terriblement significative :
    « Seules un infime partie (4%) des zones rurales sont électrifiées actuellement, l’objectif est d’arriver à 10% dans quelques années. »

    D’après une définition donnée par Wikipédia un objectif doit répondre à ces critères :

    Simple/Spécifique
    Mesurable
    Ambitieux
    Réaliste
    Temporel

    Il semble que ce soit ignoré depuis l’indépendance...
    Arriver à 10% dans quelques années est parfaitement stupide comme formulation.
    C’est bien un langage de journaliste, ou de politique...
    Et c’est dommage qu’il n’y ait aucun lecteur de ce forum pour s’en offusquer.

    • 3 septembre 2014 à 20:04 | Maserda (#7461) répond à Stomato

      je penche plutôt pour un langage de politique.....que le journaliste se « contente » de prendre, étudier puis transmettre l’info au public, avec avis « motivé/orienté » plus ou moins.

  • 5 septembre 2014 à 06:35 | revysaditra (#8500)

    La JIRAMA... depuis toujours... VACHE À LAIT des dirigeants malgaches.
    Les animaux de la vitrine de madagascar... angaha !!! ...efa malalaka ny tsenan’ny ronono izao... mince alors... tena taraiky !
    ...tsy hisy intsony ny delesitazy...
    Je dois me rendre a TANA début octobre et je regrette avoir acheté mon billet Air France... tahak’izay ihany Air Mad...
    Privatisation déguisée ihany no ady eo é...
    Hassnein Hiridjee détient une part importante du capital de Jovenna Madagascar, Télécom Malagasy (Telma)... il a racheté BNI récemment et les mauvaises langues avancent que le ce sera le secteur de l’énergie prochainement... what’s next Tonton Hiridjee ...JIRAMA ve ???
    La convocation des employés de la JIRAMA à la gendarmerie est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase... il faut qu’il y ait une prise de participation du privé...
    ...c’est l’Etat seul qui détient toutes les actions de la société.


    « Trano bongo misy ronono ka sarotra atao malahelo. »

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