Sachant le report annoncé de la tenue de la Conférence nationale, les partis représentés au sein de la Haute autorité de transition et le TGV qui est membre de l’UDR conduit par le vice président de la HAT, Jean Lahiniriko, ont fait part à la presse ce mardi 24 août, chacun de son côté, de leur refus de devoir admettre un nouveau report de la tenue de cette conférence nationale. Ils n’acceptent pas la remise en cause des décisions prises par les partis signataires de l’accord d’Ivato du vendredi 13 août dernier, avec lequel des échéances ont été convenues, dont la date de cette conférence nationale. La teneur de cet accord doit être observé scrupuleusement, soulignent le TGV et la HAT. De plus, les participants au « Dinika Santatra » sont déjà prêts pour cette conférence nationale, ajoutent-ils, sans oublier de rappeler qu’on ne peut indéfiniment prolonger la crise.
Jean Lahiniriko ne s’est pas empêché de marteler que les signataires de l’accord d’Ivato de ce vendredi 13 août ne sont autres que les partis politiques qui ont tous participé aux dernières élections présidentielles et de ce fait, ils ont une crédibilité certaine ; pour dire que ce sont les protagonistes de la crise et qu’ils constituent une majorité non négligeable. Ce que Jean Lahiniriko oublie c’est que parmi les cent six (106) formations signataires de l’accord, figurent une majorité de groupuscules anonymes et qui sont perçus comme des parasites de la crise qui veulent se sucrer grâce à celle-ci. Le TGV et l’UDR à laquelle il fait partie insistent que les signataires de l’accord d’Ivato soient représentés dans les institutions de la transition, à savoir le Congrès de la transition et le Conseil supérieur de la transition.
Quoi qu’il en soit, la HAT et le TGV ne rejettent pas le dialogue de l’espace Le Héron de Vontovorona mais ils exigent que les discussions soient conduites sur la base des partis et non des mouvances. Ils ne veulent plus non plus entendre parler des accords de Maputo et d’Addis-Abeba qu’ils ont, selon leurs dire, enterrés. L’objet principal de cette rencontre, à laquelle les tenants de l’accord d’Ivato réclament plus de 21 représentants, selon eux, c’est de chercher comment faire des élections rapides, libres et transparentes et dont les résultats ne soient plus contestés ; et rien d’autre.
Recueilli par Valis




