Comme prévu, le « dialogue politique » s’est déroulé hier 19 mai en présence du président de la Haute Autorité de Transition (HAT), Andry Rajoelina. Il a réuni au palais d’Etat d’Iavoloha, le Délégué de la Commission européenne à Madagascar, Jean Claude Boidin, accompagné du représentant de la présidence de l’Union européenne (UE), le tchèque P. Petrovia. Parmi cette délégation européenne, on relèvera la présence entre autres, des ambassadeurs et/ou des diplomates représentants de la France, de l’Espagne, de l’Allemagne, de la Grande Bretagne et de la Belgique. Pour la partie malgache, le président de la HAT a conduit une délégation malgache constituée par le Premier ministre Monja Roindefo assisté d’une dizaine de membres de son gouvernement en plus d’autres personnalités, dont l’amiral Hyppolite Raharison Ramaroson, Norbert Ratsirahonana et quelques membres du Conseil national électoral (CNE).
Le rencontre entre les deux parties s’est déroulée à l’abri des oreilles des journalistes mais le Premier ministre Monja Roindefo a par la suite fait un point de presse à leur intention. Ce qui a permis de comprendre que le président de la HAT, Andry Rajoelina a fait le plaidoyer du pouvoir de transition avec à l’appui des témoignages. C’est sans doute la raison de la présence de l’amiral Hyppolite, à qui le président Ravalomanana a confié la direction du Directoire militaire, et de Norbert Ratsirahonana qui a formulé au camp Capsat, avec les trois membres du Directoire militaire, l’ordonnance de transfert à Andry Rajoelina.
Toujours d’après le Premier ministre Monja Roindefo, la partie malgache a exposé par la suite son programme dans lequel l’organisation des élections a été l’un des deux sujets sur lesquels elle a insisté ; l’autre sujet a été l’aide européenne qui a été sollicitée vivement sur le plan social.
La partie européenne pour sa part, par l’intermédiaire du tchèque P. Petrovia, a particulièrement noté le calendrier des divers volets du programme du pouvoir de transition, selon Monja Roindefo et elle a insisté sur la transparence des élections.
Dans la matinée l’Union européenne (UE) a accueilli dans le cadre d’un dialogue politique élargi, successivement à Ambatomena à l’ambassade de France qui a servi de siège de la présidence de l’UE, les mouvances politiques et la société civile.
Recueilli par Bill





