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Coopération régionale

Pêches et ressources halieutiques dans le sud-ouest de l’océan indien

La COI renouvelle sa stratégie pour 2015-2020

jeudi 26 février 2015 | Valis
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Avec une production cumulée de 280 000 tonnes par an, le secteur des pêches des pays membres de la Commission de l’Océan Indien (COI) est l’un des moteurs de la croissance économique. Pourvoyeur d’emplois, il contribue à plus de 5% du PIB régional. En outre, cette filière participe à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la région. C’est pourquoi il est essentiel de fédérer les pays autour d’une stratégie régionale ambitieuse reposant, entre autres, sur la mutualisation des moyens, le renforcement des capacités, la gestion durable des pêcheries ou encore la coopération en matière de recherche et de formation.

Les représentants du secteur de la pêche et de l’aquaculture des cinq pays de la COI se sont réunis du 23 au 25 février à Maurice pour élaborer une nouvelle stratégie régionale des pêches et de l’aquaculture. Cette stratégie, élaborée dans le cadre du programme COI-SmartFish financé par l’Union européenne, constituera un instrument politique qui fixera des orientations et des priorités pour la gestion des pêcheries, la conservation des ressources halieutiques et le développement durable de l’aquaculture dans les pays de l’Indianocéanie.

Un avant projet articulé autour de 5 axes stratégiques

A l’occasion de cette première réunion de travail, les participants ont pu valider le bilan sectoriel réalisé par la COI en y apportant des éléments d’information complémentaires. Les représentants du secteur ont également contribué à la consolidation d’un projet de vision commune, en appréciant son caractère novateur et son ancrage dans le cadre stratégique panafricain ainsi que dans les efforts régionaux de promotion d’une « Economie Bleue ».

L’avant-projet de stratégie des pêches et de l’aquaculture discuté par les Etats membres de la COI s’articule autour de cinq axes stratégiques :

  1. le renforcement des systèmes de gouvernance et d’aménagement des pêches ;
  2. la réalisation des potentiels de croissance dans le secteur de la pêche et des activités associées ;
  3. le décollage de l’aquaculture commerciale ;
  4. une meilleure prise en compte des intérêts des pays de la région dans les instances internationales de gestion des ressources halieutiques et de développement du commerce international ;
  5. le rapprochement des politiques de renforcement des économies halieutiques et aquacoles avec les politiques nationales de sécurité sanitaire et alimentaire.

Les recommandations faites pour chaque axe stratégique ont contribué à affiner le plan d’actions proposé.

Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la COI, a salué le bilan remarquable de la précédente stratégie 2009-2014 tout en relevant « des marges de progrès pour aboutir à une gestion harmonisée, et donc durable, de la ressource ». Croyant fermement dans la capacité des pays membres à renforcer « la contribution du secteur à la croissance durable » grâce à cette nouvelle stratégie, il s’est notamment réjoui que « des pays de la COI encouragent aujourd’hui le développement de flottilles nationales, industrielles et semi-industrielles ».

Pour sa part, Aldo Dell’Ariccia, chef de la délégation de l’Union européenne à Maurice, a souligné l’intérêt de l’Union européenne à cette nouvelle stratégie « parce qu’elle partage avec les Etats membres de la COI des responsabilités d’Etat de pavillon avec une flotte active dans la région et d’Etat côtier avec les eaux sous sa juridiction ». Le chef de la délégation européenne a également rappelé que 25% du thon en conserve importé par l’Europe provient de la région de l’océan Indien. De fait, cette nouvelle stratégie de la COI participera à la consolidation d’un secteur des pêches durable, générateur de croissance, d’emplois et de recettes d’exportation.

Toujours est-il que les prix des produits de la pêche et de l’aquaculture sont exorbitants pour les ménages de Madagascar et que des leaders d’opinion de Madagascar continuent à dénoncer un prix d’achat dérisoire du thon de 200 ariary/kg par exemple par les navires européens. Un marché en nette défaveur des îles contre lequel l’ancien président Marc Ravalomanana, s’était insurgé en son temps.

2 commentaires

Vos commentaires

  • 26 février 2015 à 18:03 | ATAVISME PREMIUM (#8774)

    Tout à fait symptomatique de ce que penses les gasy des choses vraiment sérieuses.
    Pas une seule réaction.
    Vaut mieux disserter sans fin sur la politique gasy au ras des paquerettes !!

  • 27 février 2015 à 03:03 | regisson (#7075)

    ben oui !!

    on ne voit pas papiers copy / paste — point barre étendre sa science, ce qui est reposant ....

    mais d’un autre coté, le sujet est mis de coté, alors qu’ il y a beaucoup de chose à dire notamment sur les sociétés de pêche, où les Gasy se font rouler dans la farine...

    mais, cela n’ est pas perdu pour tout le monde ...

    Madagascar est comme un plat de spaghettis .... vous en tirez un, vous ne savez jamais où est l’ extrémité ..... tout se touche,,,,

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