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samedi 3 décembre 2016
Antananarivo | 04h15
 

Agriculture

Madagascar grenier de l’océan indien occidental

La COI passe à l’action

vendredi 6 février 2015 | Valis

Le conseil des ministres du 4 février 2015 le confirme, Antananarivo abritera les 19 et 20 février la conférence des bailleurs relative au projet régional de sécurité alimentaire de la Commission de l’Océan Indien (COI). La sécurité alimentaire est au cœur des préoccupations de la COI et de ses Etats membres. La vulnérabilité actuelle de l’Indianocéanie en la matière, sa dépendance excessive aux importations et les fluctuations des cours des matières premières, expliquent la nécessité de développer activement son autonomie alimentaire en favorisant les complémentarités des économies agricoles sur certaines filières clés.

Cette conférence fait suite à celle du mois de mars 2013, à Mahajanga, que la COI a tenu avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), et qui a permis de disposer d’un premier état des lieux de l’agriculture malgache et de ses potentialités

Avec Madagascar, les îles du Sud-ouest de l’océan Indien disposent d’un réservoir naturel de production capable d’assurer la sécurité alimentaire de sa population (90% de la population de la COI) et de contribuer efficacement à l’autonomie alimentaire de l’ensemble de notre région.

La Déclaration finale du quatrième Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la COI, du 23 août 2014, a décidé et recommandé que « la reprise économique de Madagascar prendra notamment appui sur le projet de sécurité alimentaire dans l’Indianocéanie défendu et porté par la COI et qui rendra effectif le rôle de la Grande Ile en tant que grenier de l’océan Indien ».

La conférence des 19 et 20 février présentera à la communauté des bailleurs des projets concrets axés sur le développement agricole de la Grande Ile et répondant à la double problématique de l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de Madagascar et de l’accroissement des échanges agricoles et alimentaires intra régionaux.

La démarche retenue pour la conférence est la suivante :

  • présenter les axes stratégiques de la politique de sécurité alimentaire pour la région à partir de ce qui peut être produit à Madagascar ;
  • établir et présenter en conséquence des projets concrets, techniquement réalistes et performants, territorialisés, disposant d’un agenda de réalisation ;
  • établir, enfin, un lien entre ces projets et les bailleurs, les partenaires techniques et financiers et/ou des investisseurs privés.

En tout cas, l’esprit de ce projet est de permettre à Madagascar de faire face aux exigences des autres pays de la COI. Les produits sélectionnés lors de la conférence de Mahajanga sont le riz, le maïs, l’oignon et les grains. Il y a aussi des besoins exprimés par les îles, tels les légumes frais et transformés, les fruits et les épices.

Une réelle opportunité pour l’agriculture malgache

Mais tout ceci rappelle les mésaventures des paysans producteurs de carottes et de pomme de terre du Vakinankaratra voici près d’une dizaine d’années quand ils s’étaient vu refuser la vente de leur récolte parce que la taille des carottes et des pommes de terre ne répondait pas aux normes des opérateurs mauriciens avec lesquels ils avaient conclu le marché. Ce sont des leçons qui ont été retenues si on devait considérer et scruter les détails du projet de faire d Madagascar le grenier de la COI.

En effet, le projet est composé de deux parties. La première est orientée sur la production nationale pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de Madagascar. La seconde partie pour sa part concerne la production axée sur l’exportation. Dans les deux parties, le projet insiste sur les besoins de renforcer et redynamiser les services d’appui (vulgarisation, protection des plantes, irrigation, service de contrôle, recherche) à travers les réseaux et pôles de compétences mis en place dans le cadre des projets nationaux et régionaux. Il n’a pas non plus oublié le soutien aux groupements d’agriculteurs. Le projet va intervenir au niveau de l’organisation de la production, de la production, de la mise aux normes et de la commercialisation.

Reste à savoir, la volonté du gouvernement malgache qui doit multiplier les écoles agricoles et professionnaliser le paysannat.

2 commentaires

Vos commentaires

  • 6 février 2015 à 17:37 | Isambilo (#4541)

    Combien de lycées agricoles reste-t-il ?
    Que font les ingénieurs agronomes sortis des écoles ?
    Il y a une opportunité à saisir actuellement qui est la volonté de produire à proximité des consommateurs.
    L’île Maurice se pliera à la mode bio actuelle qui se fout de l’aspect esthétique des produits.

  • 6 février 2015 à 20:17 | iarivo (#5822)

    Une autre manière pour rendre Madagascar dépendante du Capital international !!!

    Malgré l’aspect social qu’ils veulent donner à cette politique, ce sera la porte ouverte pour introduire en toute légalité et officiellement les investisseurs étrangers de toutes origines pour s’accaparer les meilleures terres malagasy, et cela pour leur seul profit !!!

    Plutôt que de se voir imposer par l’extérieur le développement agricole malagasy, pourquoi ce ne serait pas au secteur privé malagasy (la paysannerie) avec l’appui de l’Etat malagasy et des organismes internationaux d’apporter les réformes et la modernisation nécessaire (réforme agraire/remembrement/mécanisation/mise en conformité aux normes internationaux/nouvelle structure paysanne/...) pour ensuite proposer leur propres produits normalisés à l’international et non pas uniquement pour la région ???

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