Le séjour à Madagascar de la délégation de la Commission de l’océan indien (COI) a pris fin hier dimanche 10 avril. Avant de prendre l’avion, le ministre mauricien des Affaires étrangères, chef de la délégation et président en exercice du Conseil des ministres de la COI, Arvin Boolell, a expliqué les tenants et aboutissants de la raison de cette visite à Madagascar.
Ainsi, dans le cadre de l’instauration d’un nouveau paysage politique dans l’Océan indien, la COI a besoin de Madagascar à ses côtés, a fait comprendre le ministre Arvin Boolell, car dorénavant la COI doit se transformer en une communauté dont la structure accorde une place essentielle à Madagascar. À en croire le ministre mauricien, il faut en quelque sorte rehausser le statut de la COI surtout celui de Madagascar. C’est la raison de la mission de soutien de la COI à Madagascar, pour lui permettre de retrouver sa place dans les instances régionales et internationales. Dans ce but, la COI s’est fixé un objectif, celui de convoquer une réunion des ministres des Affaires étrangères de la COI à laquelle sera invitée expressément Mme Yvette Sylla, le ministre malgache des Affaires étrangères de Madagascar, d’une part, et d’autre part, faire du lobbying auprès des pays de la SADC pour les persuader de l’adoption de la feuille de route qui est mise en œuvre par le régime en place.
Adhérant à la démarche adoptée par la Haute autorité de transition dans la feuille de route, la COI se déclare favorable à la tenue d’une élection pour sortir Madagascar de la crise. Elle a décidé de soutenir la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et a recommandé le renforcement de la CENI en matière administrative, financière et technique pour qu’il y ait des élections transparentes et crédibles.
De l’avis de la COI, toutes les conditions sont satisfaites pour la reconnaissance internationale car tout ce qui est dans la feuille de route est réalisé ; le Parlement et le gouvernement d’union nationale. Pour Arvin Boolell, le gouvernement Camille Vital reflète l’inclusivité et la consensualité.
Recueilli par Valis







