Quel triste sort pour notre Pays !
On reste tellement interloqués devant l’incompetence et l’immaturité de l’equipe de A Rajoelina, et on est en droit de s’inquiéter car elle n’arrête pas de bafouer les droits de la population à peine ces gens ont commencé à prendre les rênes du pouvoir.
Ils se sont donné leur propre définition et compréhension de Transition, sans considération démocratique, tout à l’image d’une pensée anti-démocratique pourtant décriée et utilisée comme hamecon pour se donner l’allure d’une assise populaire les premiers jours de leurs gesticulations dans la rue !
Ils s’abrogent le droit de prendre le pouvoir sans consulter l’avis des Malgaches en capacité de dire leur mot sur les affaires Nationales, se justifient non comme faiseurs de coup d’etat mais comme Salvateurs au de lá d’une population qu’ils estiment d’emblée handicapée, atone, mentale et débile exception faite de quelques milliers de manifestants et leurs propres co-equipiers.
En se faisant violence à sa propre conscience, on peut devenir tolérant pour favoriser le terrain du dialogue et ne pas enliser davantage le pays dans le marasme economique et le desordre social. Mais que recoit la population en retour : une « belle »´comprehension des nouveaux dirigeants de ce qu’on appelle Transition dans un pays qui paye cher sa soif de démocratie. Ils n’ont pas eu l’aval de la population pour prendre de decisions qui affectent la vie de la Nation, ils n’ont pas été élus pour prendre des décisions au nom des Malgaches.
Une transition se doit d´’expédier les affaires courantes de la Nation, mais elle ne doit pas s’autoriser á aller mettre en jeu l’avenir du Pays, ni meme le Présent d’ailleurs, sans avoir validé leur representativité de la majorité des Malgaches. Par respect pour la population et aussi à cause de leur droit à désigner qui peut prendre les décisions à leur place, une transition doit proceder vite à une consultation par la voie des urnes.
La Transition suspend le Senat, l’Assemblée. Elle decide que la langue francaise sera de nouveau la langue d’enseignement, on doit rendre de suite les voitures et j’en passe..Ce n’est pas leur rôle de se prononcer ainsi pour Nous, mëme si certains d’entre nous pourraient épouser leurs manières de gérer le pays.
D’ailleurs sur quelles bases ces décisions ont été elles prises ? Qui a l’experience probante dans leur´équipe pour pouvoir capitaliser sur les acquis positifs de la Nation dans leurs programmes de réforme ou changement ?
Dans quel contexte, pour quelles raisons ces voitures de fonction ont elles été attribuées ? La decision de les reprendre est basée sur quoi ?
Est ce la priorité maintenant pour mettre le pays en marche ?
On n’a vu que des décisions à effets sensationnels, qui n’aident pas pour autant à créer la sérenité et l’atmosphère de confiance dont on a besoin pour croire en l’avenir et le bâtir ensemble, cela n’aide pas à récuperer les postes de travail perdus, les marchés perdus, les opportunités qui se sont envolées en fumée. Certes cela donne un effet bling bling, les réflexes professionnels sont restés chez certains, mais une Nation ne se construit pas à coups d’ effets bling blings. Cela demande plus !
On constate aussi que malgré le background en communication de certaines personnes de cette équipe, cela est mis á profit pour détruire, pour une communication négative. On ne se soucie guère d’informer et expliquer aux contribuables et administrés les raisons de telle ou telle décision, on a seulement le droit d’ëtre d’accord avec les decisions de la Transition,et d’executer. Pas tres rassurant comme méthode et cela n’est pas étonnant que la grogne monte dans les ministères. Cela montera en flèche en peu de temps, si on doit prevoir l’effet du blocage des fonds exogènes !
Ce n’est pas avec de telles ¨méthodes qu’on fera adhérer les Malgaches aux objectifs possibles d’un gouvernement.
On ne rentre pas en guerre avec son propre peuple, on lutte contre la guerre de la misére, de la corruption,l’injustice avec son propre peuple. Un homme d ’etat compose avec tous les Malgaches, quelque soit la position de ces derniers, et sa grandeur et compétence se mesurent par sa réussite à´fédérer, à convaincre ceux qui forment une Nation à ensemble atteindre les objectifs de développement et d’épanouissement du Pays.
Un homme d’etat ne mettrait pas en hypothéque l’avenir de son pays en prenant des decisions hätives et hadoc. La grogne croissante est à venir si cela continue comme cela.
Si on n’a pas le calibre d’homme d’etat on doit se retirer, il y a urgence, le pays est tombé dans un abysse duquel les amateurs et immatures ne pourront pas nour faire remonter.