Le Conseil des Ministres s’est réuni ce 1er septembre 2010 et a adopté l’ordonnance portant Loi de Finances rectificative pour l’année 2010.
Par rapport au texte publié en début d’année, les recettes ont été révisées à la baisse, à 2 515 milliards d’Ariary contre 2 787 milliards initialement (-9,8%). La baisse s’explique essentiellement par celle des subventions extérieures destinées au programme d’investissement (-271 milliards). Si les recettes fiscales et les aides budgétaires sont revues à la baisse (respectivement -212 milliards et -83 milliards), elles sont compensées par une hausse des recettes non fiscales (+215 milliards).
Malgré la baisse globale des recettes, le nouveau projet annonce un mieux sur la question du déficit budgétaire de l’État. Les dépenses accordées baissent en effet de 18,8%, s’établissant à 2 473 milliards contre 3 096 milliards dans le texte initial. Le budget enregistrerait donc un léger excédent.
Dans la recherche d’économies, tous les départements ne sont cependant pas logés à la même enseigne. En matière de budget de fonctionnement, l’environnement, les forêts et les travaux publics sont touchés par les restrictions les plus sévères (respectivement -79% et -58%), et on note aussi les -36% de l’agriculture, les -29% du Ministère des Finances et du Budget et les -73% du Ministère des Transports. Les départements en charge de la défense et de la sécurité intérieure bénéficient quant à eux de légères augmentations.
Les hausses les plus remarquables restent cependant celles accordées au Sénat (+25%, alors que les accords politiques continuent de se négocier) et surtout à la Présidence, dont le budget passe de 66 milliards à 265 milliards. On renoue donc avec une tendance lourde à la croissance rapide du budget de cette institution, qui était déjà passé de 10 milliards en 2003 à 133 milliards en 2008, et l’on note la création au sein de chaque ministère d’un programme « Appui de la Présidence aux grands projets et secteurs sociaux »
Le budget d’investissement est quand à lui revu à la baisse, s’établissant à 943 milliards contre 1329 initialement (-29%).





