Les commissions, ONG et organismes de lutte pour le respect des droits de l’homme intégrés à Madagascar ont encore du chemin à faire, confirme Mme Chandoutis Raoera, une des grandes militantes malgaches pour le respect et la promotion des droits de l’Homme à Madagascar. Face au retard considérable de la Grande Île en la matière, elle a tenu à accueillir samedi dernier à son domicile à Ampasamadinika des représentants d’organisations de lutte pour le respect des droits de l’homme dont le FNUAP, Nations-Unies, les représentants d’ambassade à Madagascar et diverses organisations de la société civile qui œuvrent sur le même thème dont le SPDTS.
La crise politique actuelle et les conflits d’intérêts que vit actuellement la nation contribuent activement à la dégradation de la société malgache, et constituent un facteur d’insécurité redoutable. D’après elle, c’est de cette insécurité que jaillissent tous les problèmes d’ordre social menant manifestement au non-respect des droits de l’homme les plus fondamentaux. La faim, la misère et le taux de chômage en hausse incitent les pauvres à la barbarie et aux actes immoraux perpétrés sans peur et de plus en plus fréquemment dans toute l’île. En ce sens elle en appelle au « fihavanana » et à la reconsidération des valeurs culturelles malgaches, mais lance surtout un appel à la solidarité de tous mais aussi à la bonne volonté de la classe politique sans exception. Plus de trente représentants de diverses entités se sont mobilisés ensemble et se sont regroupés dans une ambiance conviviale afin de revoir les tactiques et plans d’action afin de mener à bien la défense des droits de l’Homme.








