Le début d’une triste époque. Je me souviens de mes parents et ainés qui ont pleuré ce décés, mon ailleul rescapé de 47 avait senti toute suite une trahison « d’en haut », car pour beaucoup, le colonel Ratsimandrava incarnait le renouveau et la fierté malagasy qu’il nous fallait. Habitant à Antsahabe à l’époque, nous étions au coeur des premiers bouclages se quartiers et au premieres loges pour la suite. Les prisonniers évadés d’Antanimora remontaient par grappes entières se pavanant tantôt avec un casque d’FRS, tantôt avec leurs unifomes dérobés. Les pillages commençaient déja, le soir nous regardions complètement imprudents, le sillage des balles entre Fort-Duchêne et Antanimora. Il arrivait que des balles perdues sifflent jusqu’à nous. l’atmosphère d’insurrection pesaient sur la vie quotidienne, nous étions constamment visités par les forces de l’ordre débordées qui chassaient soit les prisonniers, soit les FRS. Un
Mon grand-père a laissé tomber cette conclusion lourde de conséquences : « novonoin’ireo tsy vanona ity olomanga ny firenena, hovidina lafo izao malagasy nandatsa-drà ny mitovy aminy izao ! ». Je n’ai jamais oublié ces paroles.