Yvon William Randriazanakolona, dit Sareraka, membre de la Haute autorité de Transition (HAT) a tenu une conférence de presse au « Radama Hôtel » à Antaninarenina, lors de laquelle il s’est exprimé sur l’amnistie générale et les principales préoccupations qui doivent mobiliser la population et les forces politiques.
Il a déclaré en substance que la HAT n’accepte pas l’amnistie générale. Les autorités de transition veulent bien discuter d’une amnistie qui ne prenne pas en compte les crimes de sang et les crimes financiers commis par les précédents dirigeants. Mais, souligne-t-il, là n’est pas la priorité de la HAT. La priorité pour la HAT est la confection et l’adoption d’un contrat social national, qu’une partie des formations politiques membres de la HAT souhaite mettre à la place de la constitution.
Pour étayer sa thèse, ce membre de la HAT (qui avait décrié en son temps le journal Madagascar Tribune sur la Place 13 mai et l’avait jeté en pâture à la vindicte populaire), a rappelé les accusations portées contre Ravalomanana : vente de terres ancestrales aux étrangers, en l’occurrence l’affaire Daewoo, l’achat de l’avion Force One two, le carnage du 7 février.
En tout cas, se comportant comme un justicier, Sareraka ou Yvon William Randriazanakolona refuse le droit des accusés à la défense quand il dit, en rappelant à la presse tous ces crimes, qu’il y a des individus qui osent défendre de tels actes. L’occasion de cette conférence de presse fut saisie par cet artiste des chansons à texte, pour donner son opinion sur les travaux conduits par le Groupe international de contact (GIC). « La transition n’a pas fait de coup d’Etat, dit-il ; il s’était plutôt agi d’une initiative de sauvetage de la nation car les militaires ont refusé de prendre et d’exercer le pouvoir qui lui a été transmis ».





