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jeudi 17 août 2017
Antananarivo | 20h01
 

Société

Vindicte populaire

Couvre-feu imposé à Vangaindrano

vendredi 20 janvier | Bill

La colère gronde dans la ville de Vangaindrano. Des centaines sinon un millier d’individus en provenance de trois communes sur les 14 communes qui composent le district, continuent ce jeudi 19 janvier de manifester dans la ville. Cette foule attend que les Gendarmes leur livrent les trois individus à soumettre au « dina ». D’après certains observateurs sur les lieux, d’autres groupes d’individus des autres communes sont sur le chemin pour rejoindre le chef lieu de district si certains sont déjà installés à quelque 3km de la ville. L’Organisme mixte de conception (OMC) dirigé par le chef de district a décrété le couvre-feu pour rétablir l’ordre. Le fokonolona ou un groupe d’individus a mis le feu au « bazar be » de Vangaindrano. N’ayant pas pu prendre d’assaut les locaux du district, la foule s’est déchaîné sur les autres infrastructures immobilières ; la gare routière et des maisons de commerce et d’habitation ont été incendié, dont une construction appartenant à un parlementaire et un ancien magasin du KPSV (une ancienne coopérative).

Les forces de l’ordre tentent de remettre de l’ordre et d’apaiser la tension mais leur présence massive ne dissuade pas cette foule qui voit mal l’usage de bombes lacrymogènes et les séries de tirs en l’air auxquels elle n’est pas habituée. Aux yeux des observateurs ces forces de l’ordre –gendarmes et militaires, ont du mal à se faire entendre car elles craignent un embrasement total en usant des armes contre les manifestants quand bien même ce seraient des balles en caoutchouc.

Pour l’instant, les politiciens et les élites natifs de la région demeurent muets ; quant aux autorités traditionnelles, elles sont introuvables.

14 commentaires

Vos commentaires

  • 20 janvier à 10:07 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    La situation est devenue hors de contrôle car les tenants du pouvoir n’ont pas fait leurs DEVOIRS.

    • 20 janvier à 11:43 | I MATORIANDRO (#6033) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Tena manao lohan-devoly tokoa ianao zany an ; Tsy maniry afa-tsy ny loza ho an’ty firenena malala ty !
      Hetsika kely sporadiky kely io d’efa hanaovana angoa-tenda sahala @io !

      Ianareo manambady maro io ngamba no mety mahatonga an’zany toe-tsaina mirefrefa zany o !!!

      Tsara ho anao tokoa ny mihinana hena-kisoa matavy !

      Fa efa voalaza fa tsy izay miditra @ vava no mahadio na maha-loto fa izay mivoaka @ vava !

      Samia velon’aina !

    • 20 janvier à 19:34 | Jipo (#4988) répond à plus qu'hier et moins que demain

      La volonté de ouak/ mr le défenseur des racailles de daesh !

  • 20 janvier à 10:40 | betoko (#413)

    Un mauvais signe pour le pouvoir . Cela pourrait faire tâche d’huile un peu partout dans tout Madagascar que certains vont en profiter à tort ou à raison

  • 20 janvier à 10:59 | Saint-Jo (#8511)

    Heuuu !
    Surtout il ne faut pas croire qu’un mode de gouvernement fédéral aurait moins de difficultés à traiter ce genre de problème . N’est-ce pas ?

  • 20 janvier à 15:55 | Ibalitakely (#9342)

    Dans le futur & pour éviter ces tribunaux populaires que la justice malagasy juge, en un tps record tel les affaires de Ramaroson Alain ou tout récemment d’Andriamananoro Augustin, avec célérité & en publique & en présence de tous ces renforts de lacrymogénistes [GSSIS & autres] toutes ces crimes surtout celles perpétrées par des récidivistes drogués. Comme cela le peuple va recommencer à avoir confiance en leurs gouvernants. En plus la justice & les forces de l’ordre, y compris le sce pénitencier, doivent faire sans tardrer des exposeés PAR ÉCRIT du comment-pourquoi qu’un malfaiteur n’ayant même pas purgé ses peines soit de nouveau attrapé en grand délit en dehors du prison où il doit être censé s’y trouver. LA TRANSPARENCE N’EST PAS SI DIFFICILE QUE CELA.

  • 20 janvier à 16:23 | tsimahafotsy (#6734)

    Les dahalos, barbecue de Nosy Be, Soamahamanina, Anjozorobe, Vangaindrano... justice populaire un peu partout dans un contexte de grande pauvreté et de violence sociale.
    Le chaos de 2009 a entraîné une forte demande populaire de sécurité et d’autorité qui ne trouve pas de réponse dans le cadre institutionnel. Le pouvoir politique reste silencieux et impuissant face au désarroi du peuple et les « élites » donnent au pays le sentiment qu’elles s’auto-protègent et protègent avant tout leurs propres privilèges.
    Le pire rampe dans la maison Madagascar.
    Ne prenons pas à la légère ce qui se passe en province.
    JIRAMA c’est du pipi de chat par rapport aux véritables enjeux.
    RIEN ne peut arrêter la colère et la haine quand elles ont été trop longtemps contenues.
    Un incident minime en sera le déclencheur, demain, cette année, mais certainement dans la décennie en cours.
    Quid de l’issue ?

    • 20 janvier à 17:12 | atavisme premium (#9437) répond à tsimahafotsy

      Le but doit être le démantèlement du système de pensée qui génère la dictature actuelle .
      Cent fois des avertissements ont été émis dans ces colonnes sur les dangers de la poursuite de la politique néocoloniale actuelle .
      Jouer les suprématistes mérina en affamant,asservissant et appauvrissant un peuple tout entier lorsque finalement on est qu’une mini minorité est plus que dangereux .
      Le sang lavera sans doute l’affront des effrontés.
      Vous verrez bien et l’exode vers l’Asie du sud est ,ou tout a commencé ,est toujours possible !

    • 20 janvier à 17:51 | Isandra (#7070) répond à tsimahafotsy

      On dirait Barril,...

    • 21 janvier à 13:30 | zorrolevengeurmasqué (#9826) répond à tsimahafotsy

      à tsima-machin :

      Quelle lucidité !
      C’est marrant ... quand c’est vous qui l’écrivez c’est du « bon sens commun malgacho-malgache » et quand c’est un vil vazaha qui ose le dire c’est de la « haine raciste anti-gasy facho antisémite, etc etc... »

      comme quoi la mauvaise foi a de beaux jours devant elle sur de forum !

  • 20 janvier à 19:41 | Jipo (#4988)

    Aveu de faiblesse et d’ échec, l’ incompétence dans sa splendeur enfin dévoilée.
    Vous pouvez jouer les prolongations, cela n’ aura qu’ un temps, nous avons à faire à une bande d’ ordures qu’ il faut incinérer au plus vite !

  • 21 janvier à 13:08 | takaka (#8449)

    Ces gens du Sud-Est sont des dahalos. Ce sont des fokonolona hors-la-loi. Moro-kadavéré svp !

  • 22 janvier à 13:05 | kartell (#8302)

    Bonjour,

    L’habitude voudrait imposer aux « forces de l’ordre » l’obligation de livrer ses détenus au bon vouloir de la vindicte populaire…
    Ce n’est plus une première mais c’est devenu un rituel dont le petit peuple a pris goût, seul « privilège » à sa portée ! …
    Défier le pouvoir central a toujours suscité la réprobation de la capitale et des détenteurs de l’autorité, c’est aussi subir un camouflet de cette province qui montre, ainsi, sa profonde défiance aux bases mêmes d’une république « entre deux eaux » …..
    La révolte populaire n’a jamais abouti à un état de droit, qui, ici, est en perte de repère voir s’abandonne à des rituels qui entretiennent ces vengeances populaires …
    Le pouvoir, pompier/pyromane serait-il dépassé, à force d’avoir multiplié les mauvais exemples personnels ?….
    Aujourd’hui, le ver est dans le grain de riz et il sera difficile d’en empêcher sa disparition….
    Opposer la force aux émeutiers, de surcroît, venue de l’extérieur me semble être une erreur « capitale » parce qu’elle donne à cette tentative de reprise de contrôle, un petit gout particulier, d’un passé oublié !.
    L’ absence des autorités traditionnelles renforcent ce sentiment et démontre qu’un dialogue entre les deux camps reste problématique, en mettant à jour, le fossé creusé entre pouvoir central, à l’autorité sélective et celui local, forcé à l’obéissance !…
    Le pouvoir semble ne pas avoir saisi à sa juste valeur le décalage existant avec sa province, souvent délaissée et ballotée aux quatre vents de l’insécurité et de la précarité en imposant, de facto, sa force sans donnant sa chance à la négociation, il poursuit son oeuvre de désarticulation d’une nation qui n’est plus qu’un patchwork ethnique avec ses soubresauts de plus en plus violents et répétés !….

  • 22 janvier à 21:16 | vatomena (#8391)

    les français disent
    ’’Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse " - Nous y sommes !

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