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Economie

Economie et recherches

L’IHSM de Toliara en appui aux ressources halieutiques

mardi 28 juillet 2015 | Razafy Soa

Madagascar possède des ressources marines que l’IHSM ou Institut Halieutique et des Sciences Marines à Toliara souhaite valoriser et exploiter. Avec une longueur de 5800 km de côte et plus de 1 140 000 km² de superficie qui est presque le double de sa surface terrestre, cette zone recèle d’après les chercheurs des millions de tonnes de ressources marines dont les crevettes et les thons.

Le marché de la pêche

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Dr Lavitra Thierry, Directeur de l’IHSM

La crevette figure parmi les filières contribuant au développement de la pêche commerciale de Madagascar. Transparentsea, un guide d’information sur la pêche concernant l’exploitation des ressources marines souligne que la grande île est le deuxième pays africain exportateur de crevettes (sauvages et d’élevage) destinées à l’Europe, l’Amérique du Nord, et de plus en plus à l’Asie, après le Nigeria. Dans les années 2000, les exportations étaient évaluées à 55 millions de dollars par an, ce secteur employant directement plus de 5000 personnes. Tel est le revenu pour l’exportation de crevettes, mais la consommation interne s’élève en moyenne à 50 kg par mois pour le cas de trois poissonneries sises dans les quartiers des 67 hectares dans la capitale.

Selon la FAO, la consommation de poisson par famille de pêcheur maritime (autoconsommation) constitue moins de 20% de la prise. Le reste de la production est vendu, soit dans un circuit de commercialisation structuré (sociétés de collecte et revendeurs), soit au marché, soit directement aux consommateurs.

Le développement de la pêche maritime traditionnelle et artisanale est encore largement possible vu le potentiel en ressources halieutiques qui existe. La pêche traditionnelle est justifiée pour les régions assez riches en poisson qui se caractérisent actuellement par une faible concentration des pêcheurs et un effort de pêche limité (par exemple certaines parties de la côte des provinces de Mahajanga et Antsiranana). Tandis que la croissance de la production dans les zones de pêche proches des grands centres de consommation et de commercialisation est beaucoup moins évidente en raison de leurs exploitations intensives (dans certains arrondissements de la province de Toliara). Dans cette situation, la FAO s’inquiète en terme de sécurité alimentaire malgré des règles internes qui régissent l’équilibre et la protection des ressources pour conserver la durabilité des espèces et pérenniser les activités de pêche. Ainsi, le programme œuvrant pour la sécurité alimentaire décide de collaborer avec des chercheurs dans le but de favoriser la surveillance des produits mais surtout encourager les recherches permettant de nouvelles découvertes de richesses halieutiques.

L’Institut Halieutique et des Sciences Marines (IHSM) s’appuie sur la force de son centre de recherche

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Laboratoire de recherche

La gestion des ressources de Toliara repose sur l’efficacité d’un centre de recherche et de formation qui fournit les éléments nécessaires à la prise de décision des décideurs c’est-à-dire les ministères concernés. Ces éléments peuvent être des résultats de recherches mais surtout des informations exploitables pour la politique marine. Le premier axe de recherche se base sur l’étude de l’aquaculture c’est-à-dire le développement de la polyaquaculture villageoise à Madagascar (algoculture, coralliculture, holothuriculture), l’étude de reproduction et croissance de tilapia rouge en captivité, l’étude de reproduction et croissance de Paratilapia polleni (espèce endémique de Madagascar) en captivité et l’approfondissement de la bioécologie, exploitation et essai d’élevage des hippocampes. Toujours dans le développement de l’aquaculture, il existe des recherches appliquées au développement de l’élevage d’holothuries dans la Région Atsimo-Andrefana et de la pisciculture villageoise (tilapia).

Par rapport à la compréhension de l’environnement marin, il œuvre également sur la biologie marine qui se focalise sur l’étude ethno-biologique des populations de tortues à Madagascar. La biotechnologie marine figure dans la recherche pour la valorisation des sous produits de pêche.

En ce qui concerne l’action de conservation des espèces, l’écologie marine œuvre pour l’évaluation de la diversité des cétacés entre la zone maritime de Beheloka et la grande barrière récifale de Toliara face aux critères d’abondance, de distribution, et des statuts des populations et actions de conservation. Dans cette perspective, l’écotoxicologie et écologie microbienne appréhende la dégradation du pesticide tebufenozoide par des populations bactériennes qui peuvent nuire aux poissons. La surveillance des espèces marines est assurée par l’océanographie physique par l’utilisation de suivi par satellite des paramètres physico-chimiques marins (température de surface de la mer « TSM », Chlorophylle-a) de Madagascar.

Les chercheurs travaillent sur les techniques contribuant à la gestion des ressources aquatiques et halieutiques dans le cadre du changement climatique. Afin de lutter contre la pollution marine, la surveillance de la qualité biologique des rejets des eaux usées de Toliara constitue le cadre leur domaine d’intervention.

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Selon le Dr Lavitra Thierry, directeur de l’IHSM, trois professeurs habilités à diriger des recherches, dix huit docteurs, maîtres de conférences, six docteurs chercheurs associés, dix doctorants, plusieurs mémorants et techniciens constituent ensemble le pilier de ce département. Quatre assistants techniques non-résidents (professeurs) complètent l’effectif des chercheurs de l’IHSM. Chaque chercheur est affecté en fonction de l’unité dont il fait partie, à des responsabilités biens définies, à travers les différents projets de recherche mis en place et réalisés au sein de l’Institut.

La recherche œuvre au service de la protection des biens communs dans la société mais les idées ou les résultats des recherches sont-ils vraiment pris en considération par la population et par nos décideurs ?

3 commentaires

Vos commentaires

  • 28 juillet 2015 à 17:54 | Gérard (#7761)

    Institut halieutique et des Sciences Marines

    Voilà un sujet qui m’intéresse vraiment

    Alors je lis, relis, puis je me demande pourquoi je n’y entrave que couic !

    la rédaction de cet article n’est en fait qu’un charabia quasi incompréhensible, que font ils dans ce machin ?

    tout et n’importe quoi, décrit avec des termes pseudos scientifiques qui ne veulent rien dire pour faire savant ? comme un médecin de molière

    qui peut m’expliquer ce qu’est « l’étude ethno-biologique des populations de tortues » alors même que le vocable « ethno » ne peut s’appliquer qu’aux groupes humains

    connaissant personnellement un des scientifiques ayant, avec l’université de Marseille contribué à former les cadres du IHSM. je ne doute pas de la qualité de ses élèves

    espérons seulement que la stratégie du directeur de cet institut est plus claire que le galimatias pseudo scientifique de ce Diafoirus de Razafy soa !

  • 28 juillet 2015 à 20:29 | ampela92 (#9022)

    Personnellement j’ai eu le temps d’étudier l’article sur chaque partie et cela m’intéresse. Me permettant d’oublier toutes les banalités...
    J’ai pris un peu de mon temps pour étudier ce qui se trouve derrière chaque mot au lieu d’attendre que l’on me sert tout sur un plateau.

    P.S : Ethno s’applique aux groupes humains, oui mais d’abord il y a le terme « groupe » alors pourquoi être aussi rabat-joie ?

    • 28 juillet 2015 à 22:31 | Gérard (#7761) répond à ampela92

      rabat joie , peut être....

      mais si quelqu’un comprend cette phrase :

      " La surveillance des espèces marines est assurée par l’océanographie physique par l’utilisation de suivi par satellite des paramètres physico-chimiques marins (température de surface de la mer « TSM », Chlorophylle-a) de Madagascar.

      pour ma part, j’avoue ne pas avoir été formé à la compréhension d’ un tel galimatias.

      Oui ce genre d’article qui nous change des éternels matchs Hvm, Tim, Mapar est bienvenu

      Non je ne veux pas être rabat joie !

      Mais il ne devrait pas être bien difficile d"écrire clairement, et en Français (ou en Malgache)

      le « petit nègre » convenait à la communication entre quelques tirailleurs sénégalais et leur chefs ! pas à un texte décrivant une institution scientifique du 21éme siècle

      en réalité ma « fâcherie » si fâcherie il a , c’est que je pense que cette institution, les scientifiques qui y travaillent, méritent infiniment mieux que cette relation bâclée qui est faite de leur travail.

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