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Antananarivo | 12h08
 

Editorial

Juan de nova, Oil and GasY (bad) story - 1ère partie

lundi 6 août 2012 | Lalatiana Pitchboule
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Figure 1 in “USGS Assessment of Undiscovered Oil & Gas Resources of Four East Africa Geologic Provinces”

L’US Geological Survey a remis au président Obama en Avril 2012 un rapport stratégique qui évalue les réserves en énergies fossiles de 4 nouvelles « provinces » énergétiques dans l’Océan Indien : la côte tanzanienne, la côte mozambicaine, les Seychelles, la côte ouest malgache (Morondava Basin).

Les potentiels sur une région vue désormais comme un nouveau Moyen-Orient énergétique, sont suffisamment alléchants pour que Total se soit montré prêt à racheter 20% des droits de l’opérateur ENI sur les énormes champs gaziers offshore nouvellement découverts au large du Mozambique pour un montant de 2,6 milliards de $. Ces montants reflètent ce que la société Total S.A reconnait elle-même : la nécessité urgente de rattraper son retard sur l’offshore de l’Afrique de l’Est.

L’appétit de Total s’étend ainsi aux autres territoires de la région : le pétrolier français vient de signer un contrat de partage de production avec le Kenya. Il détiendra une participation de 100 % à titre d’opérateur sur un permis d’exploration couvrant plus de 10 000 km2. « Cette opération s’inscrit dans la stratégie d’ancrage de Total en Afrique de l’Est dans des nouveaux bassins aux thématiques d’exploration prometteuses en s’appuyant sur l’expertise mondialement reconnue du groupe dans l’offshore profond », commente Jacques Marraud des Grottes, directeur Afrique de la branche Exploration-Production de Total.

Si Total s’implique autant, à propos de ce qui pourrait paraître de simples potentialités en eaux africaines, peut-on croire à son indifférence affichée à propos de ce territoire prétendument français situé à seulement 200 kms de là : les potentiels de Juan de Nova (JDN) et de la province malgache, qui sont estimés par le rapport de l’USGS à quelques 17 milliards de barils de pétrole et 167 000 milliards de pieds cubes de gaz- soit au niveau de l’Angola, 15ème au classement mondial en termes de réserves - n’intéresseraient-ils donc pas la compagnie française ?

Ces données remettent au premier plan un dossier sur lequel les pouvoirs publics malgaches successifs font curieusement preuve de la plus grande et de la plus suspecte discrétion. Alors que les annonces d’achat, les manœuvres de rapprochement et de regroupement des opérateurs de la province Est Africaine font régulièrement les unes de l’actualité Oil & Gas, à l’inverse à propos de l’île de Juan de Nova, les opérateurs et les autorités malgaches font preuve d’un mutisme absolu.

Ce silence et l’inactivité diplomatique et économique actuels sur ce sujet des Éparses et de JDN devrait nous préoccuper : tant sur le plan politique intérieure (entretenir le nationalisme, est toujours de bon ton quand il s’agit de faire oublier ses propres bêtises) que sur le plan économique ou géopolitique, des postures fermement prises permettraient de mieux s’affirmer dans une négociation avec la France et les voisins. Le silence des dirigeants successifs sur ce sujet ne peut que prêter à soupçon.

Les jeux d’ombres sont pourtant là : « L’ex-ministre malgache des mines et des hydrocarbures Mamy Ratovomalala, qui avait milité pour la nomination de Bonaventure Rasoanaivo à la tête de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis), perd peu à peu de l’influence sur son ancien poulain. Nommé en septembre dernier, Rasoanaivo se sert amplement de la nouvelle proximité entre sa sœur, Lalao Rasoanaivo, et la femme du chef de l’Etat Mialy Rajoelina pour avoir un accès direct au patron de la Haute autorité de transition (HAT). Lalao, qui est également directrice de la Radio nationale malgache » (Lettre de l’Océan Indien)… L’ancien dirigeant, Marc Ravalomanana, a été déboulonné sur le prétexte de dérives identiques.

L’opacité douteuse de ce dossier interpelle d’autant plus que les opérateurs offshore chouchoutent outrageusement les acteurs de l’administration malgache en charge du domaine pétrolier. Marcel Bernard, ministre des hydrocarbures, invité de dernière minute au sommet international du pétrole organisé par l’Institut Français du Pétrole (IFP) à Paris en mai 2012, a eu l’honneur d’y faire tribune au même rang que le Secrétaire Général de l’OPEP, le Ministre de l’Énergie des Emirats Arabes Unis ou le Ministre de l’Energie et de l’Industrie du Qatar. Le PDG de Total, Christophe de Margerie, et son directeur Exploration en ont profité pour rencontrer le ministre malgache. Dans le même temps, le directeur de l’OMNIS, Bonaventure Rasoanaivo, se faisait dérouler le tapis rouge par l’américain Marex petroleum et le franco-nigérian Sapetro, titulaires de permis offshore sur le bloc malgache de Belo Profond du champ Juan de Nova, qui l’ont invité à Houston pour prendre part à l’Offshore Technology Conference.

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L’exploitation du territoire de Juan de Nova est, on le rappelle, controversée (voir le dossier Juan de Nova, du gaz dans l’eau entre Madagascar et la France). Objets de litiges entre la France, Madagascar, les Comores, Maurice, mais aussi le Mozambique qui revendiquent les uns et les autres leurs souveraineté respective, les Zones Économiques Exclusives (ZEE) dessinées sur la région ne sont pas reconnues par les différentes parties. Des délimitations existent de manière théorique, utilisées par les opérateurs de la grande pêche pour la définition de leurs zones d’intervention et la gestion de leurs quotas, mais elles n’ont jamais fait l’objet d’aucun accord ni traité. Les permis de recherche sur Juan de Nova accordés par le ministère français de l’environnement sont caractérisés par des « limites séparatives entre la France et Madagascar à déterminer  ». La ZEE française sur les éparses est elle-même définie (loi du 16 juillet 1976) « depuis la limite des eaux territoriales jusqu’à 188 miles marins au-delà de cette limite, sous réserve d’accords de délimitation avec les États voisins  ».

Dans ces conditions, une déstabilisation de la région, reflet des conflits d’intérêts qui s’engageront en cas de découvertes majeures de gaz ou de pétrole, s’avère probable…. Pour peu que ces découvertes se confirment… Et que les intérêts et les enjeux soient réels.

Enjeux supposés, enjeux réels, enjeux cruciaux…

Le spectre d’une proche pénurie d’énergies fossiles, la flambée des cours portée de manière supposée par la croissance des émergents, la crise financière et les enjeux de sécurité énergétique au regard de l’inquiétante instabilité d’un Moyen orient prêt à s’embraser, la remise en question du nucléaire et les coûts des énergies alternatives ont remis au premier plan l’exploitation des ressources non conventionnelles (offshore profond, huiles, lourdes, gaz de schiste) et rebattu les cartes de l’économie du pétrole.

La géopolitique mondiale en est bouleversée. Elle voit désormais les États-Unis, grâce à une politique volontaire de développement de la filière gaz de schiste, viser l’autosuffisance à l’horizon 2017 et passer même du statut d’importateurs à exportateurs de gaz et de pétrole à terme. Ils y tirent un avantage économique prépondérant qui relance leur industrie chimique et transforme la vision de leur rôle sur la scène géopolitique mondiale en réduisant drastiquement leur dépendance énergétique.

La France a bien évidemment, de manière identique, des enjeux immédiats à sauvegarder à propos de potentiels supposés de Guyane ou de Juan de Nova :

  1. L’amélioration de l’équilibre de sa balance commerciale : en ces temps où il fait bon de réduire les besoins d’emprunt à l’extérieur, dégager des excédents commerciaux en réduisant sa facture énergétique voire en exportant du gaz ou du pétrole est loin d’être anodin.
  2. Une moindre dépendance stratégique et politique vis-à-vis de PARTENAIRES fournisseurs de gaz parfois un peu trop prompts au chantage énergétique, qui permettra de mieux négocier des positions diplomatiques (Russie ou l’Algérie).
  3. Un meilleur ancrage stratégique sur l’échiquier européen en se positionnant en fournisseur d’énergie potentiel, en particulier vis-à-vis d’une Allemagne décidée à abandonner le nucléaire.
  4. La disponibilité d’une énergie peu chère qui permettra des gains de productivité et une amélioration d’une compétitivité - oh ! combien cruciale - quand il s’agit de remettre en question un modèle social dont la variable d’ajustement est le coût du travail, et le redéploiement d’une activité industrielle et chimique de premier plan.
  5. Des rentrées fiscales « substantielles » sur le territoire administratif concerné (à ce sujet, il faut remarquer que quand les pouvoirs malgaches se contentent d’un 1% de redevances pétrolières, les territoires français taxent la production à 12%).

… Et ce, sans préjuger des enjeux de géopolitique régionale.

Le gouvernement français assurait à ce sujet en mai 2012 que les réserves pétrolières de Guyane pourraient permettre d’assurer à la France un approvisionnement important en hydrocarbures, à coût réduit par rapport aux prix du marché. « Ces réserves représentent un enjeu important pour la France en contribuant à réduire le déficit de la balance commerciale essentiellement lié aux achats de pétrole et de gaz et à améliorer la compétitivité de notre économie » déclarait la ministre française de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. Et d’ajouter : « l’exploitation des gisements guyanais contribuera à libérer des marges de manœuvre budgétaires pour le financement de la transition énergétique. »

Ici, si les potentialités se vérifient autour des îles éparses, comme elles s’avèrent en Guyane, le visage de la France et sa place dans le monde ces prochaines années en seront profondément transformées. À la condition que les appétits réveillés chez les uns et les autres puissent être contrôlés.

Parce que des appétits « inopportuns » ne manqueront pas de s’éveiller : à propos des découvertes de pétrole en Guyane française, le Brésil envisage d’étendre sa zone continentale. Cette extension, pour peu que les gisements s’étendent des deux côtés des ZEE françaises et brésiliennes, déclenchera un conflit de souveraineté entre Paris et Brasilia. Pourtant ici des ZEE reconnues existent.

Bien évidemment, une revendication pour le rétablissement de la pleine souveraineté de Madagascar sur ces îles et son abandon de facto par la France pourraient être légitimement envisagés. Les instances internationales d’arbitrage pourraient même trancher en faveur de la République de Madagascar. Les arguments juridiques et historiques ne manquent pas qui iraient dans ce sens… Mais à quel délai ? La France, membre du Conseil de sécurité de l’Onu a largement le pouvoir de faire traîner pendant des dizaines d’années procédures et applications des décisions… Le renvoi systématique de session en session de l’examen de cette question à l’Onu le prouve.

Sur Juan de Nova, une délimitation des Zones Economiques Exclusives respectives semble donc indispensable pour qu’on puisse envisager une mise en exploitation des potentiels de la zone. Mais, on le voit à l’exemple de la situation guyano-brésilienne, une simple négociation des ZEEs s’avère douteuse et inefficace à moyen terme ou même long terme.

De toute façon, la négociation multipartite qui mettrait, de manière nécessaire, simultanément en jeu tous les acteurs de la région sur un projet de délimitation des ZEEs respectives, à savoir la France (Mayotte, Les Îles Éparses), les Comores, Madagascar, le Mozambique et Maurice s’avèrerait longue et périlleuse à établir. Des accords bilatéraux négociés respectivement avec chacun des interlocuteurs de la zone seraient ainsi bien mieux venus. La solution est bien évidemment là, dans des accords de cogestion (préconisés par la Commission de l’Océan Indien en décembre 1999) qui, portant sur un partage de la gestion des ZEE et non pas sur les territoires contestés, ne remettraient pas en cause les souverainetés, sujet politiquement sensible à manier face aux opinions publiques nationales.

À la lecture de ces enjeux et de la chronologie des évènements, l’hypothèse et le scénario d’un complot, impliquant une « françafrique » stupidement convaincue de la nécessité d’une intervention qui mettrait en place un pouvoir favorable à un compromis, n’acquièrent-ils pas toute leur vraisemblance ?

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Par Patrick Rakotomalala (Lalatiana Pitchboule) – Juillet 2012

28 commentaires

Vos commentaires

  • 6 août 2012 à 08:26 | niry (#210)

    Texte soigné, pédagogue et bien documenté (comme d’hab !).

    Madagascar n’a vraiment pas besoin d’une nouvelle prédation TOTALienne.. Déjà qu’elle n’a pas la force de se débarrasser de ses propres monstres intérieurs, que déjà des appétits extérieurs se dessinent..

    (aux fous qui aiment bien désigner le doigt : « monstres intérieurs » = cupidité, fourberie, duperie, arrivisme sauvage sur le cadavre des autres, bien malgacho-malgache exacerbées par un contexte de pauvreté extrême et dans un état de non droit)

    • 7 août 2012 à 02:36 | NY OMALY NO MIVERINA (#1059) répond à niry

      Ce qui est clair et réel, M/car, n’a aucun moyen d’user de ses potentialités agro-alimentaires, minières, énergétiques.

      D’où les intérêts « sournois » des puissances mondiales. De La France aux Etats-Unis en passant par le Canada et les pays émergents comme la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, ...

      Il suffit de demander à notre Ministère de l’économie et des finances un tableau de synthèse des investissements étrangers à M/car et les répercussions et retombées sociales aux Malagasy.
      C’est la moindre des chose qui doit être mise à la disposition de toutes et tous. DE LA TRANSPARENCE.

      Sans respect de ce principe, les « vautours soucieux de leur seul bien-être » (La France, les Etats Unis, autres pays émergents ...) profitent de la faiblesse politique de M/car, de l’absence de transparence du pouvoir en particulier.

      Quelque part M/car est une grande réserve mondiale alimentaire, énergétique où tout le monde peut se servir librement ... Sans passer par une caisse, sans protection, sans police, ... Du grand self sans respect ...

      Normal que La France a fait de Mayotte son dernier D.O.M. (Département d’Outre Mer) ... pour surveiller ses acquis comme les îles Europa, Juan de Nova, ... et cette zone mozabicaine, future « réserve de gaz et de fioul », source d’énergie, en cas d’embrouille avec les Russes et certains pays de l’OPEP ...
      Ce, au nom de l’indépendance énergétique de La France ... qui se magouille facilement à 12000 Km de Paris (France).

      Comme quoi, on peut bien se passer :
      - du « nombrilisme et de l’égoïsme » de Ravalomanana et de Rajoelina,
      - de l’incompétence et de l’insouciance de nos députés et sénateurs...
      qui s’en tapent de l’avenir énergétique de nos progénitures... pour une 4x4 ou de billets d’avions gratuits en Europe ...

      Tellement l’intérêt général et la conception de servir la Nation est confuse que certains font appel à la « Grande Muette » politisée, parasitée et polluée .. Alors que ce n’est pas la priorité de leur mission..

      Que faire ?

      L’Histoire de l’humanité peut bien nous inspirer ...

      Juste une proposition : Elire des députés (suffrages directs), des Loholona et « sénateurs » (suffrage indirect). Les 2 Assemblées, en congrès, pour élire un Président du Conseil le temps d’organiser une élection présidentielle...

      Le temps nécessaire aussi pour que Ravalomanana et Rajoelina se calment (’faut pas rêver ... ! Ravalomanana et Rajoelina s’entendront quand les poules auront des dents ... En attendant, M/car et les Malagasy sont dilapidés ... « les vautours » s’en foutent complètement des Malagasy et de M/car ! ... Pour preuve : Aucune communication internationale relatant nos soucis, notre gouvernance , les exploitations forestières et minières « douteuses » et illicites ... ).

      Il appartient donc à nous de décider. AVEC ou SANS le Sadc, l’U.A., l’O.N.U. etc ...

      Voter : oui ! Mais pas le Président ! Les députés d’abord et les Sénateurs élus par les « grands électeurs » ... réunis en congrès pour voter un Président du Conseil pour 1 ou 2 ans, le temps que Ravalomanana et Rajoelina prennent du recul ... Le temps de ficeler une élection présidentielle ...

      Un de nos problèmes aussi, pourquoi toujours « copier-coller » La France en tout ?

      N’avons-nous pas notre identité, notre spécificité sans l’emprise de qui que ce soit , sans l’acculturation, sans la colonisation ? ...

      Veloma !

  • 6 août 2012 à 09:18 | jansi (#6474)

    « Des accords bilatéraux négociés respectivement avec chacun des interlocuteurs de la zone seraient ainsi bien mieux venus. La solution est bien évidemment là, dans des accords de cogestion (préconisés par la Commission de l’Océan Indien en décembre 1999) qui, portant sur un partage de la gestion des ZEE et non pas sur les territoires contestés, ne remettraient pas en cause les souverainetés, sujet politiquement sensible à manier face aux opinions publiques nationales. » fin de citations..

    Le Ni Ni trouve encore ici sa justification et sa pertinence. DJ et R8 n’y comprenant rien en geostratégie, penseront immédiatement à une solution de facilité : leurs poches et leurs coffres. Ils se foutent complètement de Madagascar et de son peuple. Ce ne sont que des mpanao afera qui ne voient que le tres court terme.
    Ni DJ ni R8, des vautours tres dangereux pour Mada qui vont faciliter la tache des prédateurs étrangers en contrepartie de larges compensations bien sonnantes pour eux.

    RRanjeva , spécialiste reconnu en droit international, est le mieux placé pour faire aboutir ces accords bilatéraux à mener avec les autres pays riverains de JDN.

    • 6 août 2012 à 10:24 | Stomato (#3476) répond à jansi

      >>La solution est bien évidemment là, dans des accords de cogestion (préconisés par la Commission de l’Océan Indien en décembre 1999) <<

      C’est de toute évidence la meilleure des solutions.

      Mais sur quelle(s) base(s) envisager des accords de cogestion et de partage de revenus ?
      Sur une base proportionnelle aux investissements faits pour la recherche et l’établissement des infrastructures d’exploitation ?
      Ou bien sur d’autres bases ?

    • 6 août 2012 à 10:41 | jansi (#6474) répond à Stomato

      Pour vous répondre sur les bases de négociations, je dirai que ce n’est pas ma spécialité, ni celle de DJ et de son entourage, ni celle de R8 qui s’etait vanté (en son temps) d’avoir un talent dans le domaine diplomatique.

      En revanche, c’est bien la spécialité reconnue mondialement de RRanjeva.
      Un gouvernement de technocrates conduit par RRanjeva est indispensable pour finir la transition.

    • 6 août 2012 à 10:42 | Tsisdinika (#3548) répond à jansi

      Raymond Ranjeva n’est PAS l’homme providentiel que vous attendez. Il a des capacités de technicien indéniable avec lesquelles il pourra servir la nation au niveau gouvernemental mais je ne le vois pas en leader tenant les rênes du pays. Il lui manque les capacités de leadership qui puissent inspirer et animer les gens pour la tâche qui nous attend.

      Lors de l’émission « l’invité du Zoma » de TvPlus, je m’endort rarement mais lui a réussi à m’assommer !

    • 6 août 2012 à 11:22 | Inglewood (#6780) répond à jansi

      +1 : C’est la seule personne, à mon avis, capable de rédiger un projet de société. Et, par la même occasion terminer le travail qui n’a pas été terminé en 1975.
      A ce jour, je ne connais pas les raisons de ce travail innachevé.
      En passant, votre poste en date du 31.07 me semble toujours d’actualité. La troisième voie me paraît plus d’actualité pour éviter la guerre civile.

    • 6 août 2012 à 11:47 | Rado (#4599) répond à jansi

      Pour se remettre sur la selle du développement en général, les techniciens (les vrais....) sont sollicités pour faire ce travail de redressement ! La culture de la stupidité développée chez nous n’arrange en rien les choses !

      Un lapsus politicien est vivement sollicité chez nous pour qu’eux les politiciens se mettent d’accord pour déterminer et fixer l’éthique politique à Madagascar !

    • 6 août 2012 à 12:21 | jansi (#6474) répond à Tsisdinika

      Eh bien bonne nuit à vous si vous vous êtes endormi. Jen’y peux rien pour vous.
      Si vous voulez rester eveillé avec des discours genre temple du rugby stade Makis à Andohatapenaka ou sur une musique endiablée avec un DJ bien connu sur le clavier technique, libre à vous.

      La fin de la transition ne demande ni vote populaire, ni discours populiste. Il s’agit d’un travail technique, avec des problèmes spécifiques et des solutions spécifiques demandant des technocrates compétents dans leurs domaines respectifs (donc pas de faux techniciens certes diplomés mais qui n’ont jamais exercé leur métier comme la plupârt des politiciens).

      RRanjeva est l’homme de la situation. Citez moi d’autres personnes si vous voyez .

    • 6 août 2012 à 13:11 | hrrys (#5836) répond à jansi

      Jansi vous êtes trop obsédés de RRanjeva . Ce monsieur est certes un bon technicien mais qu’est ce qu’ il a fait pendant son séjour à La Haye ? Il étais le seul apte à défendre notre pays concernant ces iles éparses . M/AR a revendiqué ces iles aux ONU durant le mandat de Mr Rabetafika , mais ça n’aboutissait à rien . Il y avait eu une sorte de démarcation de notre ZEE ......
      Ces iles se trouvent bel et bien dans notre territoire mais La France a contrecarré nos thèses comme quoi « le principe d’Occupation » ne saurait être applicable en l’espèce ( il y avait des pêcheurs malagasy qui se rodaient tous les jours dans ces iles ) , La France défend que c’est elle qui est la propriétaire car ces iles se trouvent dans le ZEE de leurs départements et que c’était le drapeau ( théorie de la première venue )
      français qui était le premier hissé dans ce territoire

    • 6 août 2012 à 22:57 | niry (#210) répond à hrrys

      moi non plus, je ne suis pas convaincu par Ranjeva.. Ce n’est pas le chevalier blanc que nous attendons tous.

    • 7 août 2012 à 03:41 | NY OMALY NO MIVERINA (#1059) répond à niry

      Pendant la colonisation La France englobait tout autour de M/car...

      C’était clair le :

      MADAGASCAR, LES COMORES ET SES DEPENDANCES .

      Et depuis l’indépendance, on a perdu Les Comores (qui importent nos zébus, nos légumes, etc ...) et les îles dites éparses comme Europa, Juan de Nova, etc ...

      Avec les enjeux stratégiques et énergétiques, La France est capable de dire que M/car se situe dans les eaux territoriales d’Europa et de Juan de Nova ...

      On en rigole mais avec les principes de territorialité, nos pêcheurs Vezo risquent de ne pas pouvoir pêcher au delà de 500 mètres de la cote... qui appartient à La France ... sous la surveillance d’une armée puissante et dissuasive ...

      Et c’est loin de la conception de nos 2 Présidents qui n’ont jamais fait du droit et des notions de relations internationales ... Ils ignorent complètement les limites de M/car avec ses eaux territoriales, etc ...

      Comment voulez-vous qu’ils puissent défendre les pêcheurs, surveiller les recherches pétrolifères, gazières, etc ... étrangères dans les eaux territoriales de M/car du Canal de Mozambique ?

      Quelque part, on « s’est fait entuber » vu les connaissances de nos dirigeants en la matière...

      Raymond Ranjeva ? Un homme de dossiers très respectable ... mais loin de la pratique et de la réalité. Donc pas assez pratique et efficace ... Il va patauger avec les « Fokontany » de M/car profond ...
      Soyons réaliste ! M/car ne se limite pas à Antananarivo et les grandes villes de province ...

      On a besoin de tout à M/car, on y trouve tout mais on ne sait pas s’en servir ...

  • 6 août 2012 à 10:29 | Inglewood (#6780)

    Les vrais enjeux de cette crise, voilà pourquoi l’article sur les 1.5 millions de la France était débile.
    Je ne vois qu’un gouvernement de technocrates pour régler cette crise et la première des décisions à entreprendre c’est la démilitarisation : la dissolution de certaines unités.
    La subtilité de la CI c’est d’avoir glisser Madagascar vers les prémices de la guerre civile :Arrêter, cette coopération militaire avec Madagascar. Certains forumistes s’en étaient déjà alarmés.
    Après, il y a le problème du droit dans son ensemble...après il y a le problème de tout le ministère de la justice. Des spécialistes du droit se sont exprimés dans ce journal
    La tâche est immense !
    Il y a quelques journalistes que je lis régulièrement, Toute ma gratitude pour votre travail.
    Je ne vais pas citre des noms. C’est idoit. Mais merci beaucoup, Messieurs, pour toutes ces travaux d’investigations et de rédaction que vous nous livrez.

  • 6 août 2012 à 10:46 | gasy_kely (#439)

    Article intéressant et pédagogue.

    La négociation est une excellente solution. Cela soulève quand même quelques problèmes. Voulons-nous négocier ? Qui va définir les résultats à atteindre (dans une négociation, il faut que quelqu’un arrive à trancher, qui aura la LEGITIMITE de le faire ?). A mon avis, en attendant que nous sortons de cette cacaphonie, la meilleure solution est de déposer un recours auprès de l’ONU pour récupérer nos terres. Espérons que le France déposera un véto qui nous permettra à nous aussi de gagner du temps, et ainsi d’avoir un parlement digne de ce nom pour choisir les personnes aptes à négocier au nom de tout un peuple ? (Ma solution marche dans un monde merveilleux, malheureusement nous sommes pas Alice et donc pas au pays des merveilles !!)

    Gasy kely tsy mahay !!

    • 6 août 2012 à 10:57 | Inglewood (#6780) répond à gasy_kely

      +1 : Je me suis toujours posé la question sur le travail et la présence du représentant de Madagascar aux NU.
      Un élevage de plus.

  • 6 août 2012 à 10:56 | Mihaino (#1437)

    Merci Lalatiana pour cette analyse intéressante ....
    J’ai remarqué en écoutant et en lisant les infos internationales, nationales et/ou régionales que « là où il y a du pétrole ou gaz , il y a une guerre abominable » ?! Je reconnais que la situation dépend des DIRIGEANTS et non du PEUPLE .

    - A quand tous ces conflits d’intérêts vont-ils s’arrêter ???!!!

    Wait and see ....

  • 6 août 2012 à 13:07 | jansi (#6474)

    Le poblèmes de iles éparses et de JDN qu’évoque à juste titre Mr Lalatiana n’est qu’une partie des gros problèmes que laissent sans solutions ce régime de transition.

    Quand des forumistes pensent que seule la présence de DJ et de R8 à l’élection présidentielle est la solution à nos problèmes, il faut aller jusqu’au bout de leur raisonnement et s’apercevoir qu’on aboutit sytématiquement à une impasse.

    Que l’un ou l’autre gagne l"lélection présidentielle, il faut s’attendre à des contestations des résultats. Le vaincu demandera la confrontation des résultats bureau de vote par bureau de vote. L’épisode de janvier 2002 reviendra à nouveau avec les résultats du CENI, ceux de chaque camp et éventuellement ceux de la CES, sous service de la HCC. Une véritable ivoirisation de la situation.

    Si R8 gagne, c’est la revanche/vengeance garantie. DJ recommencera son cirque de 2009. La terreur regnera partout. La France sera aux aguets, car souvenons nous, c’est la France qui a abrité DJ dans les locaux de son ambassade en 2009.

    Si DJ gagne, la destabilisation continuera : les syndicats, les dahalo, l’incompétence, le vol et la corruption, l’insécurité en ville comme dans les campagnes, le bois de rose, les iles éparses etc...

    « Ni DJ ni R8 » est la solution la plus objective et la plus raisonnable. Le mieux est donc qu’ils se désistent d’eux mêmes. Malheureusement pôur eux, ils seront disqualifiés s’ils font de la résistance.

    • 6 août 2012 à 13:15 | Inglewood (#6780) répond à jansi

      Exactement. Rien à ajouter.

  • 6 août 2012 à 13:16 | Tojo (#6209)

    Qu’est ce que Pitchboule cherche à nous expliquer, à nous démontrer ? Que « l’excrément du diable » qu’est le Pétrole est une malédiction pour tout pays pauvre qui n’a point la capacité de l’exploiter ? [ Mais est-ce une info ? Une nouveauté ?] Que la France est une prédatrice renommée des richesses de ces anciennes colonies ? [ Mais est-ce une découverte ?] Ou tout simplement il a le réel souci de nous étaler son diplôme ès « juan de nova » ?

    Je reconnais que ce genre de texte est toujours utile à produire pour interpeller la conscience des citoyens malgaches prétendument victimes et perdants dans cette histoire. Mais tout de même !

    Mais s’arrêter au seul pétrole ne suffit pas (il y a l’accaparament des terres ; la destruction de l’environnement, le trafic en tout genre relatif aux matières premières dont regorge le continent africain dont Madagascar.... : Aussi bien Ambatovy que de Port de fort-dauphin voire les nombreux blocs octroyés à divers mutlinationaux du temps de PaPa incarne l’exemple de contrat douteux) ; damner la seule France, dans ce genre de magouille, n’est pas assez crédible, pour tous ceux qui s’y aventurent.

    A lire certains commentaires, on constate avec effarement que la « prédation » n’est, donc, selon eux, insupportable que seulement lorsqu’elle est le fait de TOTAL. Elle ne sera donc condamnable que parce qu’elle est l’oevure de la seule France. Vite mon revolver disait Goebbels !

    C’est ce qui rend la démonstration du Pitch fade, sans réelle consistance, du « déjà-vu, déjà-entendu », un plat rechauffé qui, chez les malgaches, se mange toujours notamment le matin.

    Mais bon, s’il ne s’agit que de se complaire à raconter un « Gasy Bad story » (pour être donc plus anglosaxon, et donc, semble-t-il moins francophone), alors oui, cela sert effectivement à quelque chose sinon à des grands oeuvres médicales : guerrir certains arthroses (à force de pianoter son clavier) et les nevroses (à force de croire au retour de Papa).

    • 6 août 2012 à 15:06 | da fily (#2745) répond à Tojo

      dommage qu’un intérêt certain soit gâché à pédaler dans le contenu du texte (c’est aussi constructif que le reproche que vous faites au contenu, vous vivez dans la contrariété vous), et à pis.ser son vinaigre sur l’auteur, qui ne fait que son boulot d’informateur. Mais bon, lalatiana sait certainement à quoi s’en tenir avec ce genre de jérémiades sentant le foin, les fourches caudines ont de l’avenir.

      Lalatiana n’a jamais eu l’intention de convaincre le lecteur car il est bien assez grand pour savoir ce qu’il veut entendre. Pourquoi essayer de mettre l’auteur sur le divan dy psy que vous voulez être ?

      Et ce pathétique relent de fond de câle cramoisi qui consiste à pleurnicher : « ou tout simplement il a le réel souci de nous étaler son diplôme ès Juan de Nova ? » ! franchement, je ne vous voyais pas aussi razmoquet Tojo, c’est minable, voir gluant. Attention il vous reste de la bave sur le col-là ! Là, c’est vous qui gagnez un tour de divan, Tojo.

      allez, bonne bourre, pimbêche.

  • 6 août 2012 à 13:28 | zaka (#1418)

    Il est intéressant de sensibiliser les esprits par ce qui se passe dans ce monde, surtout quand cela touche les ressources naturels de notre pays squattés par des intérêts étrangers : petrole de Tsimiroro, et de Bemolanga convoité par Madagascar Oil (US) et Total (France),,L’ Uranium et le Thorium de Folakara font partie du projet de prospection des australiens et des anglais. On connait le projet du groupe Rio Tinto sur le Titanium et le Zirconium malgaches. Les allemands s’interressent à notre terre rare dans la province de Diego (Antsiranana). Les Canadiens, les Japonais et les Coréens sont depuis longtemps par le biais de Sheritt sur l’exploitation du Nickel et du Cobalt d’Ambatovy,,, et j’en passe, la liste est longue.
    - Les malgaches patriotes et soucieux des ressources en minerais de leur pays risquent d’attraper le tournis devant cette longue énumeration. Un africain aurait dit : nous sommes assis sur une montagne d’or et nous faisons la manche.
    - Question ???? Est-ce que les malgaches ont suffisamment de ressources technologiques et surtout humaines pour être en mesure d’exploiter ses richesses ??
    - Réponse : Non !!! hélas
    - Conclusion : ne vous étonnez pas si d’autres s’en occupent.

    Nous vivons dans une époque où ce sont les puissants lobbies qui gèrent les richesses de ce monde. Avec l’argent hélas, on peut tout acheter. La Chine investit largement dans l’économie mondiale, les produits
    « made in China » inondent le monde entier, à telle enseigne qu’une tendance protectioniste commence à poindre un peu partout, à commencer par les USA. Ce n’est pas le gouvernement chinois qui est en cause, ce sont les lobbies des investisseurs ; et cela est valable partout, que ce soit dans les pays développés ou dans les pays émergents. L’argent est roi. Ceux qui le gèrent directement imposent leurs lois aux gouvernements. Même, le puissant Président des Etats Unis ne peut rien contre ces lobbies… Il faut négocier, et jouer le jeu, comme le font les chinois, les indiens, les russes.
    - A Madagascar,, cela se passe différemment car l’état malgache n’a pas le gabarit pour négocier avec les lobbies étrangers. Il accepte passivement ce qu’on lui propose. Comme la poche de l’état se confond avec la poche des dirigeants ; il y a un désequilibre. Les miettes proposées aux dirigeants, les malgaches n’en voient pas la couleur, car elles vont directement dans les compte en banque personnels.
    - Notre éditorialiste a soulevé une problematique vieille depuis l’époque coloniale !! et qui persiste : ce sont les lobbies qui colonisent les gouvernements et les états maintenant. Les gouvernements sont impuissants. Ce sont les milliardaires chinois,, russes,, indiens,, brésiliens,, et divers multinationaux qui gouvernent le monde… Et Madagascar là dedans,,, une petite goutte d’eau dans un océan de misère.

    • 6 août 2012 à 16:41 | Mihaino (#1437) répond à zaka

      Je partage à 90% votre analyse ZAKA .

      Je ne suis pas d’accord avec votre assertion selon laquelle Madagascar n’a pas de ressources surtout humaines en mesure d’exploiter ses richesses ....Un certain nombre de nos compatriotes (Ingénieurs, chercheurs ...) ont travaillé, travaillent encore dans des Stés multinationales spécialisées dans ce secteur précis . Rassurez-vous qu’ils sont aussi compétents que leurs collègues européens et/ou américains ...

      Par contre, TOJO m’a un peu déçu dans ses réactions aujourd’hui puisque TOTAL n’est pas la seule multinationale qui exploite nos ressources...Certes, elle a peut-être plus de facilités à s’introduire chez nous en raison de la fameuse politique FRANCAFRIQUE inchangée depuis notre pseudo-indépendance de 1960 et surtout à cause de nos Dirigeants parlant couramment le français et en quête d’assistanat permanent envers la mère-patrie. Notre naïveté et notre immatûrité en politique seront toujours exploitées par certains pays étrangers. (Canada, Italie , Pays du pétrodollar, Maurice et que sais-je encore ??....).

      Enfin, les Asiatiques ( Chine, Japon, Thaîlande, Inde ...) souhaiteraient aussi dévorer une part du gâteau représenté par notre belle île...
      Personnellement, je ne me sens plus chez moi mais dans un pays conquis !
      A quand notre prise de conscience collective abolissant la fameuse devise de Galliéni « DIVISER POUR REGNER » et reinstaurant NOTRE SOLIDARITE en tant qu’INSULAIRES ????

      Wait and see....

    • 6 août 2012 à 17:50 | zaka (#1418) répond à Mihaino

      Vous avez parfaitement raison concernant la qualité de nos ingénieurs. Dans de nombreux secteurs scientifiques, il existe de brillants chercheurs et cadres techniques malgaches.
      - Le problème malheureusement, c’est leur nombre. Pour mettre en place une équipe travaillant sur un site minier, il faut un personnel qualifié en nombre suffisant , depuis le Directeur géneral et les différents directeurs de travaux techniques, à côté de nombreux ingénieurs ainsi que des ouvriers qualifiés. N’oubliez pas la nécessité d’ une forte logistique en matériel et en personnel sous traitant. Le sol malgache est malheureusement utilisé comme un plateau d’extraction de matières premières,, tout ce qui relève du traitement, donc de la valeur ou des valeurs ajoutées est réalisé à l’extérieur. Concernant le traitement, il faut une infrastructure plus organisée et plus éxigeante en materiel technologique et en personnel technique. Peut on répondre en matière de quantité en ce qui concerne le personnel humain ?

    • 6 août 2012 à 19:08 | Tojo (#6209) répond à Mihaino

      C’est pour cela que je n’ai pas répondu trop vite à Zaka dont la reflexion me plaît car (je pense) sonne juste. Puisque je savais « l’arrière pensée » de Pitch, celui qui l’empêche de rester (intellectuellement) honnête dans ses propos (mais bon !).

      Bien sur que l’histoire de l’exploitation, et de magouille, de corruption, de calcul bassement mercantile des grandes puissances, etc de JDN devrait interpeller la conscience nationale. Cependant, d’un, Pitch et sa bande n’a pas été mis au courant de cette histoire que depuis 2009 (sauf qu’il n’en n’ont jamais parlé à l’époque (?) dans l’espoir probablement d’en abuser au max, comme ils ont tenté de le faire avec Daewoo, durant le second mandat raté de leur père) ; de deux, le texte ne vise pas réellement « la prédation » par les grandes puissances des richesses nationales des malgaches, mais « seulement » celle commise par la France (d’où la grande nuance qui déshabille le fond de pensée de l’auteur).

      Et vous l’avez dit là la plus grosse des erreurs (mais qui consistue un fond de commerce de la bande à Pitch) : Le diviser pour mieux régner n’est en rien une « invention française » bien qu’il a été conceptualisé « officiellement » avec Galliéni. Car ce serait donner à la France le génie qu’elle n’a pas.

      La division des malgaches ne remonte pas simplement à la France coloniale (bien que depuis cette date ce sont « tous les malgaches » - sans exception aucune, même ceux perchés dans leurs 12 niz d’aigles - qui ont subit les affres du système colonial) mais d’abord à l’époque bien antérieure. Et cette division subsiste, même si certains tentent de la saupoudrer d’une union factice (Une unité de façade comme on rassemble les parcelles des rizières", imposée et non voulue, et surtout fondée sur l’arbitraire et des abus de pouvoir), Parce que certaines têtes brulées feignent de l’ignorer, et n’ont eu de cesse de chercher des bouc émissaires (donc la France sert là une belle tête de turc) pour mieux se donner bonne conscience vis-à-vis des autres, pour mieux les étrangler une fois les blancs partis.

      Pendant que eux, s’arrangent toujours avec les prédateurs, pour rôtir le peuple malgache. Ceux qui sont avec la France accusent ceux qui sont avec les anglosaxons, et vice-versa. Ils se moquent royalement du sang du peuple malgache (qu’ils versent dans leur guéguére et) qui inondent leur tables à manger pendant leur dispute.

      Ce n’est donc pas le problème de JDN qui me froisse dans l’article de Batman de papier alias Pitch (au contraire, cela va être réglé, mais d’abord que le peuple malgache s’unisse), mais ce sont les « larmes » que Picth versent que je trouve sentir l’odeur du sang.

      Le JDN de Picth s’inscrit encore dans ce régistre : Critiquer la France, non pas parce qu’elle exploite, suce, et vampirise vraiment la richesse nationale malgache, MAIS tout simplement parce qu’elle (selon eux) soutienne le pouvoir de TGV qu’ils combattent. C’est de bonne guerre, (bien qu’il n’y a jamais de guerre bonne) mais c’est une stratégie qui a fait son temps (surtout en 2002).

      Le coup d’Etat de 2009 est resté au travers de la gorge de l’auteur (normal, car il l’a empêché de terminer son steack bien entamé depuis 2002) sauf que le comble, je pense, c’est qu’il n’a toujours pas compris (surtout il ne veut pas comprendre, reconnaire - le repli dans le déni-)« sa propre responsabilité » dans cette déchéance. Pour lui, il n’y a que la France. Ce n’est pas Faux, mais c’est...trop court ! surtout pour Picth.

  • 6 août 2012 à 15:51 | sorajavona (#1134)

    « Des accords bilatéraux négociés respectivement avec chacun des interlocuteurs de la zone seraient ainsi bien mieux venus »

    Voilà une perspective bien pragmatique. C’est dans cette direction qu’il faut aller en attendant de régler les pbm de souveraineté.
    J’irai un peu plus loin avec des accords bilatéraux ou multilatéraux qui iraient dans le sens d’un moratoire sur l’exploitation des ressources minérales comme cela se fait pour l’Antarctique. La cogestion concernerait la recherche scientifique et la préservation de la biodiversité. Et cela jusqu’à ce que la gouvernance de Madagascar soit irréprochable et que les techniques d’exploitation des ressources offshore ou/et non conventionnelles soient suffisamment matures

  • 6 août 2012 à 18:20 | jansi (#6474)

    Bonne lecture chers forumistes. Je vous avais averti depuis fort longtemps. On m’a traité de tous les noms. Vous pouvez critiquer le journal LGDI, le journaliste AR, tout ce que vous voulez. Les faits sont là. Après MaLaza, TVplus, la presse sud africaine, MidiMadagasikara, le journal parlé d’Antsiva (PROdj) de la mi-journée ce jour, les salons diplomatiques depuis des mois, les Malgaches de Tana et des provinces depuis le début, c’est le nième article sur le NiNi et bientot sur un gouvernement de technocrates dirigé par RRanjeva.

    RRanjeva a le vent en poupe, pour un gouvernement de transition sans DJ, sans partis politiques, rien que des technocrates compétents et honnêtes avec un programme de sortie de transition bien défini et avec l’aide de la CI qui a pensé à RRanjeva depuis bien des mois.

    CITATIONS

    Jean-Claude de l’Estrac (COI) : « Ni Rajoelina ni Ravalomanana »

    La Une

    Lundi, 06 Août 2012 06:04

    Une déclaration qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre, samedi. Jean-Claude de l’Estrac, nouveau secrétaire général de la Commission de l’Océan Indien (COI) a, en fait, donné une conférence de presse au siège de cette entité à Ebène (centre de l’île Maurice) et a tenu les propos suivants :« Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana ne devraient pas se présenter à la prochaine élection présidentielle, afin de réduire les risques de violence politique. C’est un avis des experts de l’ONU que je rejoins. Je visite régulièrement Madagascar et je reconnais que les risques de violence politique liés aux élections sont réels… ». Cette affirmation de Jean-Claude de l’Estrac a été rapportée par toutes les agences de presse internationales et par les journaux mauriciens, lors du week-end.
    En ce qui concerne le retrait des deux protagonistes de la crise au prochain scrutin présidentiel, il s’agit d’un point de vue comme un autre. A Madagascar d’ailleurs, des cercles politiques lui trouvent beaucoup d’intérêt et le prônent publiquement. Ce qui est nouveau et frappant, c’est qu’une personnalité de l’envergure du secrétaire général de la COI l’exprime de vive voix et lors d’une conférence publique. Au micro d’ailleurs, l’orateur n’a pas indiqué qu’il parlait en son nom personnel. Dès lors, doit-on comprendre qu’il s’agit de la thèse officielle de la COI, lancée en catimini à Maurice afin qu’elle fasse son petit bonhomme de chemin ?

    En tout cas, on reconnaîtra l’ambiguïté de la situation : étant donné son titre officiel, Jean-Claude de l’Estrac est tenu au devoir de réserve, et ne devrait donc pas exprimer une opinion personnelle qui pourrait engager son entité. Or s’il parlait au nom de la COI, cela veut dire que les pays membres, y compris la France (par le biais de l’île de La Réunion), épousent ce point de vue.

    L’autre fait qui étonne, c’est la conclusion des experts électoraux de l’ONU relative au retrait des deux protagonistes de la crise. En effet, ce point n’a jamais été évoqué par le chef de la mission d’évaluation venue ici en mai-juin, Akinyemi Adegbola. Ni par la représentante-résidente de l’ONU dans l’île, Fatma Samoura qui ces temps-ci est omniprésente dans la presse malgache. Cette mission d’évaluation a transmis à notre ministère des Affaires étrangères son rapport, signé par un adjoint du secrétaire général Ban-Ki-Moon, et portant la « directive » suivante : les élections en mai-juin 2013 ou rien. Dans ce message conçu sur un ton impératif, y a-t-il un passage relatif au retrait des deux protagonistes ?

    Si la réponse à cette question est positive, cela veut dire que les rencontres successives d’Andry Rajoelina et de Marc Ravalomanana visent à les amener à accepter cette idée. D’où la confidentialité entretenue autour des pourparlers, mais aussi les sites particulièrement propices à la méditation. Si dans l’île de Desroches, les proches de l’un et de l’autre n’ont pas été admis à la table des négociations et même dans les environs de l’endroit, c’est parce qu’on sait qu’ils exhorteront leurs champions à rejeter l’option… On aimerait être fixé rapidement sur le statut de cette proposition. Car si elle émane officiellement de l’ONU (et a donc la caution de ses démembrements que sont la Sadc et la COI), cela veut dire que si les deux protagonistes entrent quand même en lice, les élections ne seront pas financées par la communauté internationale, et le vainqueur n’obtiendra pas la reconnaissance internationale.
    A.R

    FIN DE CITATIONS

  • 6 août 2012 à 19:34 | Tojo (#6209)

    Le vraiproblème de RRanjeva c’est qu’il se mette toujours à contre courant (peut-être qu’il fait confiance à sa qualité de poisson, qui le fait un excellent nageur ?) et aime s’exciter à labourer la mer : Pendant que le Peuple cherche à abréger la Transition, RR, lui veut la continuer. Et avec quel toupet : Il veut qu’il soit le seul chef, sinon il prophétise le chaos.

    Il aime professer l’indispensabilité de « la technocratie » pour régler un problème de « volonté politique » (Il n’a probablement pas appris qu’au Mali - pourtant un pays dirigé par des élèves qui n’ont même pas fini leur classe primaire, mais qui sachent manier les armes à feu -, le grand technocrate, l’astrophysicien Cheik Modibo Diarra, un ancien de la NASA s’est cassé les dents et a été viré de son poste de 1er ministre pour incompétence « politique »).

    Bien sur si les élection auront lieu à l’université, RR sera probablemen élu ; ce qui sera moins sur si elle se tienne au sein du corps de la magistrature (car il y trouvera un adversaire bien expérimenté). Mais une élection présidentielle, bien que le rêve est permis, c’est difficile de croire qu’un simple CV, aussi en rallonge soit-il, donnera le même effet que le Saint-Esprit qui a permis aux 12 apôtres de parler plusieurs langues pour précher les bonnes nouvelles. Car bien que la foi, soit une excellente outil pour calmer les maux de têtes, faut-il juste ne pas prendre tout le monde pour des zozos même s’ils ont supporté 8 années de mensonges et 3 annnées d’égarement...à l’insu de leur plein gré.

    • 6 août 2012 à 20:13 | jansi (#6474) répond à Tojo

      Qui parle RRanjeva candidat à l’élection présidentielle ? Vous en revez peut être, mais RRanjeva n’a jamais dit qu’il serait candidat.

      Mr Tojo, dans la passion de votre soutien désespéré à DJ, vous n’arretez pas de divaguer dans tous les sens. Vos propos n’ont ni tete ni queue, aucun sens ; bref tres revelateurs.

      Juste une petite citation pour vous : « l’adhésion de la majorité de la communauté internationale au principe du « Ni …, Ni … », relancé par l’ambassadeur russe Vladimir Gontcharenko, lors de la réunion du groupe international de contact – local au Colbert Antaninarenina en présence de Marius Fransman au début de l’année 2012. » fin de citations

      Les dés sont jetés. Vous pouvez raler comme vous voulez, rien n’y changera, c’est le début de la fin pour votre petit DJ. Il quittera la scene par l’arrière cour où il ne sait pas ce qui l’attend.
      Ciao !!!

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