La délégation du Groupe international de contact (GIC) est depuis hier mardi 28 juillet 2009 dans la capitale. Elle est composée de l’ancien président du Mozambique, Joachim Chissano qui conduit la délégation et qui représente la communauté de développement d’Afrique australe (SADC), de Tiébilé Dramé, représentant des Nations unies (ONU), de Ablassé Ouedraogo, représentant de l’Union africaine (UA) et de Edem Kodjo qui représente l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
A suivre le développement de la médiation internationale, cette délégation a pour mission de remettre sur les rails les négociations avec les quatre mouvances politiques malgaches. Elle intervient après la réunion d’Addis Abeba du 22 juillet 2009 qui n’a vu que deux mouvances répondre à l’invitation, et avant la rencontre au sommet que la communauté internationale prévoit vers le début du mois d’août se tenir à Maputo (Mozambique). La mouvance Andry Rajoelina a déjà averti qu’elle n’a plus que faire des médiations de la communauté internationale. On s’interroge alors si la médiation internationale ne court-elle pas vers un autre échec ?
Selon Edem Kodjo, la mission de la délégation rencontrera comme d’habitude, le président de la Haute Autorité de Transition (HAT). Elle rencontrera aussi les mouvances politiques, les personnalités de la société civile et diverses factions sociales. « La mission est conduite dans la perspective de la réunion au sommet de Maputo qui se tiendra le 5 août prochain. Il s’agira, à Maputo, aux chefs de file de résoudre les problèmes et différends que leur délégation n’ont pas réussi à aplanir. Nous serons là pour les aider à trouver les solutions », rassure Edem Kodjo.
En d’autres termes, Joachim Chissano et la délégation qu’il conduit vont essayer de persuader Andry Rajoelina de rencontrer Marc Ravalomanana et les autres anciens chefs d’Etat (Didier Ratsiraka et Albert Zafy) à Maputo. Depuis le Hintsy, quand le président Marc Ravalomanana a été conseillé par Me Jacques Sylla de ne pas venir à Antananarivo (Ravalomanana était en déplacement à Toamasina dans la matinée) car il y a d’autres « invités imprévus » à la rencontre du Hintsy, Andry Rajoelina n’a plus changé d’avis : il ne veut plus rencontrer Marc Ravalomanana pour quoi que ce soit. Ce fut la rupture.




