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samedi 1er octobre 2016
Antananarivo | 19h29
 

Société

Une journée avec Sabrina et sa sœur

Jeune fille de la campagne

samedi 5 mars | Randria M.

Premier jour de la semaine, il est 4heure du matin, Sabrina doit se lever tôt pour aller à l’école. Mais avant cela, elle et sa sœur doivent d’abord préparer le petit déjeuner. De si bon matin, Claudia est devant le feu de la cuisine, soufflant fort contre les bois. Pendant ce temps, Sabrina prépare les feuilles de manioc ou les ravitoto qui vont être le met du jour. Les petits frères qui s’apprêtent à aller à l’école également, attendent déjà sur le tsihy ou la natte ; la mère, le père et le grand frère vont aller au champ, pas mal de travaux les attendent en cette période de l’année. Tous s’activent donc et pressent les autres membres de la famille qui se préparent à leur tour, entre 4 h et 6 heure de matin ; pas de repos ni de répit pour les deux jeunes sœurs. Une fois prête, avec quelques cousines et copines du village, elles pressent leurs pieds car le CEG est encore à quelques kilomètres du village.

Voilà en quelques mots le lundi matin de Sabrina, c’est une jeune fille de la campagne, en classe de 4ème au CEG Fenoarivo. Sabrina est la cadette, elle a 5 frères, les 3 plus jeunes sont encore à l’Ecole Primaire.

La longue marche

Comme chaque enfant et chaque élève, ce n’est pas vraiment avec enthousiasme qu’elle commence cette journée. De plus que dimanche a bien été festif, joyeux et reposant. Mais avec son rire, elle poursuit le chemin, depuis ces 3 années, elle s’est habitué aux longues marches, « au début, cela n’a pas été du plaisir, mes pieds souffraient, je me plaignais tout le temps, mais à la longue je m’y suis habitué, ce n’est pas vraiment si pénible ». La marche dure une heure environ. Donc, en revenant le matin et en retournant à l’école l’après-midi, elle fait un va-et-vient de 4 heures par jour.

Sur la route, elle se remémore les leçons car après le levé du drapeau, elle aura un examen. Quelques heures sur son cahier et après quelques lignes sur la feuille d’examen, la cloche sonne, il est 11 h, il est temps de rentrer. Sur la route, on ne joue pas. Les deux sœurs courent, elles doivent arriver à la maison avant 12h.

Toute essoufflée, la sueur couvrant le visage, elles arrivent à temps, juste pour le déjeuner. Au menu, du haricot et du ravitoto, après le temps d’avaler quelques cuillères de riz, elles repartent déjà pour l’école pour y arriver à 13H.

Sur la route, la chaleur et la soif les assoment. Elles n’ont pas vraiment le privilège d’avoir ce que l’on appelle souvent un goûter, excepté quelque fois un argent de poche de 100 ariary. A 17H, elles se donnent rendez-vous de nouveau au grand portail, cette fois, elles rigolent sur le chemin et profitent bien de la route.

Au champ et à la maison

Une fois arrivé à la maison, elles doivent aider leur mère pour arroser les légumes dans les champs, cueillir les grandes Petsay. Sabrina remplit son panier, pour le repas du soir tandis que Claudia remplit un sac - une vendeuse va prendre celle-ci pour les revendre au marché. Après elles doivent aussi piler le riz pour le dîner. En guise de goûter avant de passer à table, jamais une journée sans patate douce. Pour que la journée soit harmonisée, Sabrina, sa sœur et ses frères se partagent les tâches à la maison.

Avant de dormir, les deux sœurs révisent quelques leçons et aident leurs jeunes frères à faire leurs devoirs. Chaque soir, la famille se passionne d’un théâtre radiophonique pour accompagner le sommeil.

Les journées de Sabrina vont se dérouler ainsi pour les 4 jours qui vont suivre. Le week-end fera place aux travaux des champs pour toute la famille et le dimanche sera réservé à la pêche et à la baignade pour les enfants.

Sabrina est une jeune fille comme toutes les autres de son village, mais sa particularité est son grand sourire tandis que sa sœur est connue pour peu de mots, mais plus responsable. A l’âge de 13 ans, elle s’efforce d’être studieuse mais se doit aussi de maîtriser les activités agricoles étape par étape, c’est une tradition de famille qui ne peut être rompue.

« Un jour quand je réussirai dans mes études, je voudrai devenir une institutrice. » nous confia Sabrina.

46 commentaires

Vos commentaires

  • 5 mars à 09:23 | vatomena (#7547)

    Ce quotidien est vécu par des millions de jeunes malgaches.Plus aucun enfant d’Europe doit faire preuve d’autant de courage et de bonne volonté . et cela depuis fort longtemps .Expliquez moi pourquoi, ici ,à Madagascar ,on vit plus mal qu’ailleurs alors qu’on fait plus d’efforts ,qu’on endure davantage qu’un petit marseillais ou parisien .

    • 5 mars à 10:26 | Ranja Randria (#7243) répond à vatomena

      Une évaluation incorrecte du poids de l’éducation et du progrès social dans le développement d’une nation.

      Croire que ce n’est pas une priorité et que des associations caritatives, clubs de service et autres « partenaires » privés suppléeront toujours au plus pressé.

      C’est le secteur qui exige le plus gros investissement et qui ne rapporte qu’à long, très long terme.

    • 5 mars à 10:36 | Gérard (#7761) répond à vatomena

      «  ».Expliquez moi pourquoi, ici ,à Madagascar ,on vit plus mal qu’ailleurs«  »

      je n’aurais pas l’outrecuidance de vous « expliquer », mais seulement de proposer un axe de réflexion.

      N’y aurait il pas un lien entre le dénuement de ces jeunes filles et l’opulence de la catégorie sociale que, dans un post récent, un commentateur nommait « minorité incestueuse »

      il est d’autres jeune filles de ce pays, qui vont à l’école en toyota V8 avec chauffeur !

      Pour votre information, dans la France que vous citez, Toyota a renoncé à vendre cette bagnole si emblématique ici, d’abord les routes sont meilleures, la consommation est trop importante, et l’image de « m’as ru vu » que ce carrosse confère à son conducteur est rédhibitoire"

    • 5 mars à 11:02 | isoarha (#8297) répond à vatomena

      C’est l’organisation de la famille en lui mm et de sa communauté qui en est la ppale cause d’autant de dépenses d’énergies : cette famille sollicite de trop leurs enfants, du bénévolat familial ? de l’exploitation des enfants ? l’État fait sa part de participation, la petite ne paie pas sa scolarité(?)Elle marche beaucoup, il n’y a pas de cantines, il n’y a pas de sandwiches non plus ,du coup, elle digère son déjeuner en faisant du jogging, c’est assez spécial, c’est typiquement malgache. Cette petite est gentille, elle a quand mm 5 frères, que des bouches qu’elle se doit de nourir, ses frères seront sûrement exemptes de se lever de si bon matin, pour le ravitoto, puis une grande famille pareille, c’est typiquement malgache aussi, ce pays ne connait pas de contraceptions,« fito lahy, fito vavy », c’est une famille pas très eco- eco, à impact non- durable, elle explosera avec la pression externe et les tentations qui l’accompagne.
      Une charette et des bœufs et un de ses frères pour la communauté lui aurait évité les courses de tous les jours pour déjeuner, en d’autres lieux et continents, les parents de cette petite fille seront catégorisés « chômeurs »donc indemnisés de rsa, quelques revenus sociaux, pour ne pas mourir de faim, d’ailleurs, elle serait sûrement placée dans une famille d’accueil, ses géniteurs , des indignes et irresponsables....L’Etat malgache ne se soucie pas trop de ces filles, elles ne font pas partie de ses préoccupations, il s’en fout complètement, une fille , ce n’est pas un terrain plein de pepites d’or ni de saphir, ce n’est pas rentable....

    • 5 mars à 11:12 | Dadabe (#9116) répond à vatomena

      Je vous sens scandalisé, Vatomena, vous avez raison de l’être et je partage votre sentiment.
      Je salue ici le courage et la volonté de ces enfants malgaches (il y a d’autres pays du monde dans cette situation) pour qui l’école est une vrai chance, un espoir.
      Je salue aussi l’intelligence des parents qui auraient mille raisons de ne pas envoyer leurs petits à l’école et qui le font malgré toutes les difficultés (écolage, fournitures, distances à parcourir etc...).
      Enfin, je ne vous étonnerai pas en ajoutant que je ne salue pas les gros crickets malgaches et les politichiens de tous bords qui se gavent sur le dos du petit peuple.
      Un forum comme celui-ci devrait essentiellement servir à débattre de ces vrais sujets de société, à comparer les expériences, les propositions et les moyens de sortir de cette situation d’extrême précarité. Ensuite, à chacun de convaincre, d’ici ou d’ailleurs, les hommes et femmes de pouvoir que leur temps est révolu. Que le peuple veut enfin son droit à une existence paisible et décente. Les nouvelles technologies, comme internet, peuvent servir à cette mission qui vaut bien mieux que les débats stériles sur les petits Kons de la politique comme les vieux dictateurs, les présidents aux yeux plus gros que le ventre et l’actuel président inaugurateur de chrysanthèmes.

      Bonne journée à vous tous et honneur aux enfants de Madagascar qui veulent apprendre à lire, écrire et compter pour n’être plus des victimes.

    • 5 mars à 13:09 | Marika (#9389) répond à vatomena

      Il faut changer d’objectif,en faisant beaucoup de KM par jour,on pourrait devenir MARCHEUR PRO,ou MARATHONIEN PRO,comme les Ethiopiens et les Kenyans, et aussi rapporte gros que l’école.

    • 5 mars à 13:22 | SNUTILE (#1543) répond à vatomena

      Parce que tout simplement ils sont déjà très loin de l’espace naturel, la nature qui respire la verdure véritable et non artificiel.Comparer déjà à l’image la surface de vie que la géographie appelle nombre d’habitants par kilomètres carrés.

      Contrairement le monde moderne est le fruit de labeur des prédécesseurs au profit de leurs successeurs. Et cette jeune fille déjà suit ce chemin de demain je serai, nous serons ...

      Enfin le sourire du monde en retard est bien plus au-dessus du sourire du mode en avance, car il se fabrique simplement, encore naturellement. La nature est la cause. L’oxygène.

    • 5 mars à 14:44 | Takebo Ramasy (#9258) répond à vatomena

      JEUNES ENFANTS DE CAMPAGNE MALAGASY = paient quotidiennement au prix très fort L’ARGENT PRETE PAR LE GOUVERNEMENT AUX BANQUE MONDIALE ET FMI ET AUTRES...

      AYEZ HONTE LES RATS DE LA VILLE = vous ne faîtes que bien vivre devant la FM radio, TV, mp3, plus biscuits, fromages, bonbon.. véhiculés pour l’école = MAIS AVEC DES RESULTATS MEDIOCRE 5/20...
      = SAGNAGNA BE IRETO !!!

    • 6 mars à 10:35 | mandrozeza (#5123) répond à vatomena

      Si vous deviez faire une comparaison avec des européens, ce serait vraisemblablement avec les enfants de la fin du XIX- début du XX ième siècle qui faisaient des trajets aussi longs sur des chemins en terre ou en pierre. Il y avait de plus le gel ou la neige en hiver et la corvée de feu à l’arrivée à l’école. Ce sont leurs arrière-petits enfants qui en tirent aujourd’hui une vie meilleure mais combien de vies d’adultes à trimer.
      Espérons que dans le cas de Madagascar, le vécu quotidien soit plus agréable dans soixante ou cent ans. Une organisation collective appropriée pourrait réduire le délai pour la venue de cet horizon.

  • 5 mars à 10:34 | betoko (#413)

    Nous étions des millions à être passé par là . C’était notre quotidien depuis des années , On ne se plaint pas , on obéit bêtement sans se poser des questions . Mais une fois arrivé à Tana et avoir fréquenté le lycée , nous avions oublié nos corvées journalières .
    Mais quel avenir pour ces gamins en ce moment , rien qu’ à Tana , il y a des bacheliers qui ont arrêté l’école car leurs parents n’ont pas le moyen de payer scolarité dans les écoles privées genre INSCAE ou ESCAE , et pour être admis à Ankatso , faut passer le concours d’entrée .
    Je croise aussi de temps en temps des ex étudiants diplômés type gestion , communication ou sociologue , ils ne font que tourner en rond toute l’année
    Vu sur France 5 il y a quelques semaines dans l’émission « Le chemin de l’école » ils ont diffusé un reportage sur 4 petites filles malgaches de la côte qui vont en pirogue pour rejoindre leur école , deux heures de pirogue en allée , deux heures au retour , et elles n’avaient même pas peur des caïmans ou que leur pirogue se renverse . N’en parlons pas que souvent leurs effets scolaires et leur vêtement sont souvent mouillés à cause de la pluie et avant et après l’école , il y a toujours les mêmes corvées . . Leur mère disait que si elles ne sont pas rentrées avant la nuit elle s’inquiète énormément , mais que faire disait elle , c’est leur destin . A ceux qui s’en souviennent réécouter les chanson du groupe R. R Majunga des années 60

    • 6 mars à 18:22 | DIPLOMAT (#846) répond à betoko

      Le Kit scolaire cela evoque t-il qq chose à Mr Betohika dit Betoko ?

      Autre point : Pouvez vous nous dire si le CAPSAT a joué un rôle ou pas dans l’arrivée au pouvoir de Mr Rajoelina ? Merci de faire marcher vos sources car ce sujet semble peu renseigné dans vos neurones.

  • 5 mars à 10:51 | Jipo (#4988)

    On ne peut que déplorer cette vie de misère, mais si les parents avaient la présence d’ esprit d’ utiliser des préservatifs, et le gouvernement de faire une campagne de responsabilisation, voir sensibilisation : la vie serait moins dure pour 2 que pour 5, 6 ou 7 !
    Comme en Chine, 2 marmailles ./ !

    • 5 mars à 11:07 | vatomena (#7547) répond à Jipo

      Là ou il n’y a pas de régime de retraite on fait des enfants pour assurer ses vieux jours.

    • 5 mars à 11:49 | jangobo (#8776) répond à Jipo

      Jipo,

      Bien qu’à cent ariary, le préservatif coûte cher pour les villageois et comme il n’y a pas de campagne de responsabilisation...

      Et savez-vous que le pourcentage de personnes atteint de SIDA est plus haut en campagne qu’en ville, surtout dans les villages qui vivent en autarcie à longueur d’année ?

    • 5 mars à 12:39 | Sabrina (#4247) répond à vatomena

      Je ne suis pas d’accord.
      Vous ne faites pas d’enfant par égoïsme : juste parce que vous en aurez besoin à partir de 55 - 60 ans car vous n’avez pas assez travaillé durant votre jeunesse pour assurer votre vieillesse. C’est quoi cette mentalité ?

      Si vous avez décidé de faire des gosses : vous assumez ! Vous devez assurer leur éducation et garantir leur avenir professionnel (et leur avenir, tout court). Car dites-vous bien qu’ils n’ont pas demandé de venir sur Terre, pour en plus après « assurer vos vieux jours », non mais...

    • 5 mars à 13:10 | vatomena (#7547) répond à Sabrina

      Joli propos _Valable pour les pays riches où celui qui n’a jamais occupé un emploi ,l’handicapé est assuré de percevoir un pécule .Dans la vieille France ,avant la sécurité sociale ,le laboureur avait beaucoup d’enfants . C’était une précaution car la mortalité infantile était tres grande .Et la vieillesse arrivait vite

    • 5 mars à 13:13 | vatomena (#7547) répond à vatomena

      En France ,à l’heure actuelle ,on ne choisit pas de faire des gosses ; on choisit plutôt de ne pas en faire .Plus de 200 000 interruptions de grossesse par an

    • 5 mars à 13:48 | SNUTILE (#1543) répond à Jipo

      La démographie est une affaire d’Etat de sa gestion continue : le planning familial en concertation communale, puis provinciale, puis nationale. Personne à Madagascar n’a même un mince aperçu de ces données démographiques.
      Cinq enfants par famille est une moyenne malgache sachant qu’une mère malgache peut en avoir plus de dix. C’est pour les familles souvent ravagées par la famine et les maladies de garantir leur succession patrimoniale.
      Pour le monde moderne qui prévoit tout, limiter les naissances est plus évident, mais pas la garantie de laisser un descendant direct pour ses biens acquis : Combien de patrimoine répertorié en occident abandonné, comme les immeubles squatter repris par des associations ou organismes informelles etc.
      Pour la Chine c’est le déséquilibre en nombre d’hommes et de femmes, en plus du troisième sexe masculin-féminin, les homos.
      Mais nous constatons d’actualités que tous les ONG en majorité construisent des écoles pour des enfants quand au journal RFO les îles polynésiennes, martiniquaises, guadeloupéennes, fusionnent pour 2017 les élèves de la maternelle et du primaire, comme collège et lycée dans un seul établissement pour fermer l’autre. Voir les lycées français malgaches.
      Y a t-il trop de naissance, quand, où, par rapport à quoi etc.? Dieu seul le sait pour le moment !

    • 5 mars à 15:29 | takaka (#8449) répond à Sabrina

      Sa seigneurie Sabrina, sauf votre respect Madame, les enfants sont des moyens de production comme les machines. Si vous avez fait un peu d’économie.....

    • 5 mars à 19:54 | Sabrina (#4247) répond à takaka

      Je crois lire Kim Il Sung...
      Vous avez un peu réfléchi avant d’écrire ?
      Les enfants comme des « machines »...? Non mais...

    • 6 mars à 06:35 | Dadabe (#9116) répond à Sabrina

      Bonjour Sabrina,
      Je partage votre révolte : les enfants ne sont pas des machines ou des caisses de sécurité sociale. Takaka est volontiers provocateur. Par gentillesse, mettons son propos sur le compte d’un mauvais jeu de mots...
      PS - Vous aurez par ailleurs noté que, sur ce forum, les réactionnaires sont légion, généralement très âgés (je n’ai moi-même QUE 65 ans et je me sens jeune parmi eux) et tout à fait inconscients que nous sommes depuis 16 ans et quelques mois dans le 21ème siècle... Leurs références sont bien souvent celles de la première moitié du 20ème, voire du 19ème siècle (sans compter quelques exemplaires préhistoriques qui en sont encore à l’âge de pierre). Bon dimanche à vous !

    • 6 mars à 08:42 | vatomena (#7547) répond à Dadabe

      Est ce au temps du communisme triomphant que la qualification de « réactionnaire » est devenue infamante et vous conduisait à l’indignité nationale ou au goulag ?.Ce mot est dangereux .Reste à savoir qui a l’autorité pour décider de ce qui est réactionnaire ou pas.La hauteur morale est elle du coté de celui qui poursuit et exécute ou de celui qui est poursuivi et exécuté .Le conformiste ,le bien pensant n’a pas toujours raison . S’il est glorieux aujourd’hui ,il peut etre repentant demain . la roue de l’Histoire ne s’arrete jamais .

    • 6 mars à 12:37 | takaka (#8449) répond à Sabrina

      C’est vous qui n’êtes pas réaliste Madame. J’ai suivi des cours de Développement Economique un peu partout. Et un ex DG de la W. Bank, un Suisse natif, nous a même précisé l’importance de la progéniture, surtout les enfants dans les survies des systèmes agraires africains et tiers mondistes en général. Et dire que je suis provocateur, nous les Sudistes de cette planète Terre ne supportons pas la triste vérité.
      Et il ne faut pas toujours incriminé Marx, Engels et sa clique. Ces gars ont raison dans un sens !

    • 6 mars à 13:49 | Isandra (#7070) répond à vatomena

      C’est scandaleux ce que vous dites là, en taxant les Malagasy égoïstes, alors que la plupart des Malagasy font des enfants dans le souci des héritiers,...

    • 6 mars à 13:53 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      Dans le souci d’avoir des héritiers,...

    • 6 mars à 18:50 | vatomena (#7547) répond à Isandra

      Je vous reprendrai ,Isandra .L’amour des malgaches pour les enfants était autrefois remarquable. Un orphelin ou une orpheline était immédiatement adpoté par un parent . il y avait meme parfois querelle pour désigner qui recevrait l’orphelin.Mais les mœurs ont changé . l’actualité nous rapporte maintenant des actes odieux : des bébés abandonnés au coin d’une ruelle ou jeté dans une poubelle ou meme dans une fosse septique .Inimaginable autrefois .Les 4 mi n’existaient pas . Il y avait toujours un parent pour accueillir ,pour secourir ....

  • 5 mars à 11:44 | jangobo (#8776)

    La vie à la champagne n’est pas facile
    Et en utilisant les mots des politiciens qui sont malhabiles
    Qui disent que la pauvreté générale est ambiante
    Alors que nos paysans parlent d’une manque de richesses grandissante…

    Sabrina et sa sœur font de longue marche en campagne
    Sans parler des corvées d’eau en bas de la montagne
    Et en n’omettant pas le défrichement de la terre
    Si bien que le bois de cuisson qu’on cueille est parfois du bois vert

    Mais oublions tout cela pour parler du futur des deux sœurs
    Jusqu’à quand leurs études seront en leurs cœurs ?
    Pourront-elles profiter des études à satiété
    Avec leurs parents qui vont s’empresser de les marier ?

    Des enseignants qui n’ont pas le niveau approprié
    Ne bénéficiant pas comme Soavinandriana qui vient d’avoir son Université ?
    Et comme le programme scolaire est vraiment très bas
    Et comme n’y étudient pas les enfants des hauts fonctionnaires de l’Etat
    Car eux, les enfants des nantis étudient ailleurs
    Parfois même dans des institutions qui sont à l’Extérieur
    Ne disent-ils pas par moquerie que les descendants des Ministres
    Sont ceux qui sont destinés à devenir demain des ministres ??

    Rien de nouveau au Sud, la pauvreté y est farouche
    On n’y naît pas avec un cuillère d’argent dans la bouche
    Est-ce la destinée ou nos dirigeants nous y ont destiné ?
    Bien que le « varatra » ne s’attaque pas, dit-on aux arbres déjà couchés…

    • 5 mars à 12:03 | betoko (#413) répond à jangobo

      A ceux qui ont la possibilité , allez sur le site de " Le chemin de l’école Madagascar où vous pourriez aidé cette association . Merci à tous

    • 6 mars à 10:23 | mandrozeza (#5123) répond à jangobo

      Bravo pour cet exercice

  • 5 mars à 11:52 | takaka (#8449)

    Et alors ? Comme ça les enfants Gasy vont comprendre les dures réalités de la Vie imposées par un système socioéconomique laissé en héritage par les Grands Ancêtres.
    Il ne faut pas transgresser ces lois ancestrales sinon vous allez être nanti, bien nanti. Et nous Gasy pur porc sur ce forum sont en général des nantis.
    Vrai ou faux ?

    • 5 mars à 12:15 | betoko (#413) répond à takaka

      Est ce que le fait d’être nanti est péjoratif , est ce qu’on doit se sentir culpabilisé ? C’est vrai que nous avons plus de chance que les enfants de brousse , car nos parents sont ( étaient) aisés et nous ont éduqué tel quel . Mais en ce moment même si les parents sont aisés , aucune garantie pour que ces enfants trouvent du boulot . Ceux qui ont la possibilité d’envoyer leurs enfants à l’étranger surtout au Canada ou en Europe , une fois leurs études terminées leurs gosses ne seront pas dans la rue et certainement ils ne vont pas rentrer au pays

    • 5 mars à 15:23 | takaka (#8449) répond à betoko

      Du délire à outrance. Vous n’avez rien compris.

  • 5 mars à 12:26 | Vohitra (#7654)

    Bonjour à tous,

    Pour ceux qui n’ont jamais vécu de leur vie ou fréquenté les campagnes malagasy, et ceux qui ne viennent à la campagne que pour assister à un enterrement, ou ceux qui sont déjà absorbés dans les vies quotidiennes en ville, le vécu quotidien de Sabrina et Claudia est perçue comme une misère étouffante, un éternel combat de tous les jours pour survivre, un dur labeur harassant fait d’autant de nombreuses privations et souffrances, et malgré tout, elles arrivent encore à garder le sourire et surtout l’espoir.

    Mais la réalité vécue quotidiennement par de nombreux malagasy vivant dans les campagnes est tellement pénible et pire que celle affrontée par les deux soeurs :
    - elles mangent encore trois fois par jour
    - au moins deux repas sur trois sont faits avec du riz et des légumes
    - tous les enfants de la famille vont à l’école
    - en revenant de l’école, elles mangent encore de la patate douce en guise de goûter

    Je dirais pas qu’elles font partie des privilégiés, pas du tout, mais je voudrais dire tout simplement qu’il y en a beaucoup dans les campagnes qui vivent dans l’indigence totale et dans un dénuement tellement crucial et dans des conditions inhumaines :
    - les enfants vont directement à l’école le matin sans avoir pris un petit-déjeuner
    - la plupart du temps, au moins deux mois de l’année, le repas du midi (pris vers 14 h) est constitué de manioc sec
    - seuls la moitié des enfants qui vont à l’école, ceux qui sont frêles et peu aptes aux travaux de champs
    - c’est uniquement lors des fêtes, à conditions que la famille auraient pu vendre une partie de la production, que la famille arrivent à avoir le privilège d’écouter de la radio et de manger de la viande.

    Et dire qu’il y en a des malagasy qui font des vacances à l’extérieur du pays, et mangent de temps en temps dans des restaurants chics, qui consacrent un budget non négligeables pour les crédits téléphoniques et l’abonnement à l’internet, chacun des membres de la famille dispose d’une voiture tous les jours, et qui chaque fin de semaine a l’opportunité de se distraire à leur guise...

    Tahionao ry zanahary , ity Tanindrazanay ity...
    E sambatra tokoa izahay...

    • 5 mars à 12:50 | Dadabe (#9116) répond à Vohitra

      Merci Vohitra pour votre contribution à ce sujet qui vaut bien mieux que les sempiternelles polémiques politico-politiciennes. Bien sûr que, comme Vatomena, vous avez raison. Bien sûr aussi que Sabrina et Claudia sont pour l’instant à l’abri de la famine (j’espère que cela continuera pour elles et leurs petit frères) et bien sûr qu’il y a encore plus malheureux que ces enfants cités en exemple. Voilà à mes yeux qui mérite d’être une grande cause nationale, tout comme la résolution de la famine dans le grand Sud, l’électrification du pays, l’auto-suffisance alimentaire sans avoir à acheter du riz thaïlandais ou indonésien, la réfection des routes afin que les hommes et les idées circulent, la sécurité des personnes enfin, car il n’est pas concevable de vivre en permanence dans la peur. Mais l’éducation des enfants et adolescents (et, j’en conviens, d’utiles campagnes de planning familial afin de limiter les naissances indésirées) est la priorité des priorités. Une nation qui ne se préoccupe pas de ses enfants, n’est pas une nation.
      PS - Je note, pour le plaisir de l’ironie après ces propos sérieux, qu’une certaine « forumiste », qui n’a de cesse de me harceler bêtement du haut de son ignorance, se montre ici très discrète... C’est vrai qu’il s’agit ici de réfléchir et non de réciter son catéchisme de militantouille de bas étage. Qu’elle continue surtout à se taire. C’est très bien ainsi et reposant.

    • 5 mars à 16:52 | Vohitra (#7654) répond à Dadabe

      A mon humble avis, si on voudrait bien aider ces deux jeunes filles à garder leur sourire et espoir pour une vie meilleure dans le futur, et aussi améliorer les conditions de vie de ceux qui vivent dans des conditions inhumaines et les rétablir dans leur dignité, l’Etat doit impérativement mener comme :
      - axes prioritaires, le redéploiement total des forces de l’ordre sur l’ensemble du territoire afin d’assurer sans concession la sécurisation de la population, réaliser une réforme agraire raisonnée et efficiente afin d’assurer une autosuffisance alimentaire pour la population
      - axes transversaux, réaliser une réforme en profondeur de l’éducation et du système éducatif malagasy dans le but essentiel de se mettre d’accord un tant soit peu sur ce qu’on entend vraiment par le mot « développement » à l’échelle de la nation malagasy, une responsabilisation et dépolitisation totale des corps des fonctionnaires

      En ce qui concerne le planning familial, si on tient compte uniquement de l’étendue du territoire malagasy par rapport au nombre de population du pays, une campagne dans ce sens n’est pas du tout utile, mais Madagascar est obligé de s’y engager étant donné la précarité des conditions de vie de la majorité de la population et la raréfaction des ressources pour y faire face.

      Bref, savez vous qu’il fût un temps où les villageois malagasy avaient utilisé la substance lubrifiante à l’intérieur des préservatifs comme lotion pur faire pousser les cheveux chez les personnes atteintes de calvitie ?

    • 5 mars à 17:18 | Dadabe (#9116) répond à Vohitra

      Bonsoir Vohitra
      Tout à fait d’accord avec vous et les autres pour que l’éducation soit prioritaire (et la sécurité des personnes soit essentielle).
      Les préservatifs pour lutter contre la calvitie ? Vrai ou faux ? cela ressemble à une moquerie à l’égard des « sauvages » des régions enclavées... Peu importe, il faut distribuer les kapotes le plus largement que possible afin de protéger la jeunesse des MST, du virus du VIH et des grossesses trop précoces qui mettent en jeu la vie des jeunes filles de quatorze ou quinze ans.
      Le planning familial n’est pas un instrument de régulation pour le développement agricole du pays ! Il s’agit surtout d’éviter qu’une femme, de ses quinze à vingt cinq ou vingt-sept ans mettent au monde dix ou douze bébés. Malgré la mortalité infantile, cela veut dire trop de bouches à nourrir, donc la misère et non plus la pauvreté (il y a une nuance nullement accessoire). cela veut dire aussi, pour ces femmes des corps déformés, des féminités abîmées, des sexualités réduites à néant alors qu’elles n’ont pas encore trente ans ! La nature est une chose (parfois impérieuse chez les hommes) mais elle demande à être éduquée et contrôlée. Le respect des femmes, c’est aussi cela une culture digne de ce nom !

  • 5 mars à 13:14 | Isambilo (#4541)

    Rien de nouveau sous le ciel depuis que l’école existe à Dago (vers 1820 pour l’Imerina).
    Pour ce qui est du planning familial, il existait dans les années soixante. Je ne sais pas ce qu’il en est maintenant. Je me souviens tout simplement qu’en cinquième, à Rabearivelo, le prof de sciences nat avait mis à profit une histoire sur les plantes pour sensibiliser avec délicatesse les élèves.
    Je suis étonné que les garçons (dans ce texte) n’aient pas été sollicités pour le travail du matin. Peut-être avaient-ils à chercher l’eau ou le bois.
    Et il ne faut pas mélanger pauvreté et mode de vie simple, surtout à la campagne.

    • 5 mars à 14:09 | Dadabe (#9116) répond à Isambilo

      « Rien de nouveau », dites-vous... C’est bien là le problème : rien n’a changé pour certains depuis le début du 19ème siècle, et nous sommes au 21ème siècle. Pauvreté, vie simple... Plus facile d’en parler depuis un pays lointain. Il y a ici, dans ce reportage, un scandale qui est soulevé. Un vrai scandale, pas une petite comédie politico-économico-mafieuse dont le forum se fait des gorges chaudes à longueur d’années. S’agissant du planning familial, je sais (ma belle-fille d’adoption y participe en tant qu’infirmière-obstétricienne) que des sessions d’informations et de formation sont organisées, parfois dans des régions enclavées. Mais le personnel, les moyens techniques et l’argent manquent. Comme partout ailleurs.
      Ps - Un participant au forum a évoqué la question du préservatif. Outre le fait qu’il FAUT EN PARLER aux adolescents en âge de procréer (ou de se protéger des MST), il faut aussi le rendre accessible à tous et à un très bas prix pour ne pas dire gratuitement. C’est une question essentielle de santé publique et non pas une incitation à la débauche comme me l’ont affirmé ici-même (voici quelques mois) quelques forumistes particulièrement coincés ou victimes d’une morale réactionnaire portée par des religieux aux propos criminels (je me souviens en particulier d’un cardinal à chapeau de paille tout à fait irresponsable à ce propos).

  • 5 mars à 14:49 | Takebo Ramasy (#9258)

    A L’UNIVERSITE DE MADAGASCAR (TOLIARA), J’avais un ami de campagne, LUI il était plus rapide que moi en calcul mental alors que moi j’utilisais une calculatrice... J’avais HONTE DE CE MOMENT LA !

    NY GASY TANORA TANTSAHA= MENDRIKA NY FIAINANA TSARATSARA KOKOA, sakafo - fahasalamana - fikarakarana zanaka - fianarana marina sy azo antoka ary ilaina ...

    AOKA IZAY NY TSY RARINY !!!!

    • 5 mars à 15:25 | takaka (#8449) répond à Takebo Ramasy

      Ilaina ny tsy rariny mba isian’ny fiezahana.

  • 5 mars à 14:57 | Takebo Ramasy (#9258)

    ENFANTS RURAUX MALAGASY= EXCELLENTE FORCE PSYCHO, MENTALE et PHYSIQUE, naturellement ACQUISE = VALORISONS CES QUALITES DURES qui peuvent combattre LA PAUVRETE A MADAGASCAR... = EUX ET LEURS SEMBLABLES SERONT L’AVENIR DE CE PAYS....

  • 5 mars à 18:57 | ALEVANAR (#7003)

    qui est disponible afin de mettre sur pied une sorte de concours d’excellence pour les élèves de la classe terminale afin de leur offrir des études et une sorte de « cours par correspondance » et ou par radio afin que tous les élèves de l’île ou en premier temps d’une région puissent bénéficier du même enseignement, cela pourrait aider les enseignants sur place également
    seul on ne peut faire grand chose mais à plusieurs ?
    je suis à Tananarive, au centre ville

    • 5 mars à 19:25 | Dadabe (#9116) répond à ALEVANAR

      Votre idée est très bonne, en tout cas généreuse. Mais il me semble que l’urgence concerne d’abord les plus petits (école primaire en vue de l’obtention du certificat d’étude, collège afin d’avoir un brevet indispensable en fin de troisième pour se présenter à certains concours administratifs ou entrer dans des cycles courts de formation).
      Ce qui manque cruellement à Madagascar, en particulier dans les régions éloignées de Tana, ce sont des collèges techniques bien équipés et des écoles agricoles accessibles (financièrement parlant).
      Il ne sert à rien, par exemple, d’enseigner la mécanique générale à des adolescents(es) si on ne dispose pas d’un banc électronique dernière génération. Savoir changer un pneu ou souder un morceau de pot d’échappement c’est bien mais cela ne fait pas un mécanicien auto à l’heure des voitures qui ressemblent de plus en plus à des ordinateurs.
      De même pour l’agriculture, il ne suffit plus d’apprendre le « métier » de paysan par l’exemple de ses pères ou grand-pères. Il s’agit d’améliorer la race laitière, la production avicole, la culture du riz et des autres céréales et légumes etc... Cela dépend aujourd’hui d’un savoir technique, voire scientifique, et non plus ancestral.
      Et cette agriculture a besoin de jeunes techniciens et d’ingénieurs agronomes performants. Sans, pour autant, tomber dans la productivité la plus folle à grands renforts d’engrais, de pesticides et autres fongicides. Une agriculture raisonnée et pérenne est possible à Madagascar. C’est la volonté politique qui manque.

    • 5 mars à 23:53 | takaka (#8449) répond à ALEVANAR

      Qui vous dit que le bacc se prépare en classe terminale ?
      Ensuite avec quel argument se basez vous que les gens de la Brousse veulent bosser dur pour apprendre ?
      Il serait préférable d’adopter le système éducatif des Rainiboto en développant des formations techniques pertinentes selon les besoins.
      Les études de longue haleine ne nous conviennent pas.

    • 6 mars à 06:48 | Dadabe (#9116) répond à takaka

      Bonjour Takaka,
      Alevanar n’a pas évoqué le Bac, à aucun moment... Pourquoi voulez-vous argumenter une évidence ? Un enfant, d’où qu’il soit, adore apprendre. cela se vérifie tous les jours (et les cancres sont souvent des gosses malheureux, rejetés ou parfois trop intelligents pour supporter l’indigence de leurs enseignants !). Les études de longue haleine, comme vous dites, est tout au contraire une sorte de sport national à Madagascar. On ne compte plus les Bac +7, +8 ou +9 qui n’ont d’ailleurs toujours pas de travail décent à la sortie des universités. Et, par ironie, c’est un Bac-8 qu’on a désigné « Excellence de la HAT » (à mourir de rire si cela n’avait pas provoqué la déscolarisation de dizaines de milliers d’enfants et la morts de milliers d’autres par manque de soins et de nutrition).
      Cela dit, d’accord avec vous : l’urgence est à la formation technique MODERNE et raisonnée en tenant compte des besoins réels, région par région. Pour l’instant, Madagascar a une majorité de paysans pauvres et illettrés et des milliers d’ingénieurs, médecins et économistes exilés à l’étranger pour bien gagner leur vie. Au milieu, rien. Ou si peu. Cherchez l’erreur !

    • 6 mars à 12:45 | takaka (#8449) répond à Dadabe

      L’erreur ne réside pas dans le système appliqué. Mais plutôt au niveau des Hommes avec un grand H. La société Gasy, si on peut dire qu’il y a une société à Dago, est gangrénée par le népotisme, je ne sais pas si ce terme peut traduire le kitranoantrano.
      Les patriotes ici à Madagascar sont des individus en voie de disparition.

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