« Je vais rester et continuer les travaux du gouvernement légal » dixit Monja Roindefo ce samedi 10 octobre 2009 au palais d’Etat de Mahazoarivo, lors d’un point de presse. Il a ainsi annoncé son intention de résister face à la décision par Andry Rajoelina de le remplacer par le premier ministre accepté par la majorité des quatre mouvances. C’est une décision qui prête encore à des discussions d’interprétation. Selon certain, il va rester jusqu’à ce que le nouveau premier ministre désigné par les quatre mouvances, Mangalaza Eugène, prenne ses fonctions. Pour d’autres, Monja Roindefo va résister jusqu’au bout.
En tout cas, il a dit : « Ce n’est pas avec un simple communiqué de presse du GIC qu’on peut démettre un gouvernement et désigner un Premier ministre. Il aurait au moins fallu que l’accord découlant de cette charte consensuelle et inclusive soit signé par les quatre principales mouvances ».
Gabriel Rabearimanana a confirmé que son protégé va défendre sa place. Le secrétaire général du parti Monima compte jouer la forte tête face à la décision du président de la Haute Autorité de la Transition (HAT), Andry Rajoelina.
Pour Monja Roindefo, son limogeage au poste de premier ministre du gouvernement de transition est une trahison à la lutte menée sur la Place du 13 mai. Il ne pointe pas directement Andry Rajoelina. Il ne mentionne même pas le nom de ce dernier dans son discours. Il a seulement dénoncé les ingérences des étrangers. Il a aussi dénoncé l’existence d’une frange de personnes qui n’ont pas participé à la lutte sur la place du 13 mai, mais qui sont actuellement en train de travailler avec la HAT. Ce sont ces genres de personnes qui détournent les mouvements sur la Place du 13 mai selon Monja Roindefo.
Élections
Monja Roindefo a aussi annoncé sa candidature pour la prochaine élection présidentielle. Après le parti Antoko Miombon’Ezaka AME, c’est donc au tour du Monima d’annoncer officiellement sa participation aux présidentielles, en la personne de Monja Roindefo. Ce dernier affirme quand même qu’il faut instaurer certaines conditions pour une bonne élection.
Monja Roindefo trouve que la solution pour Madagascar n’est pas son remplacement, mais une élection dans les meilleurs délais. « Pour moi, c’est la discussion urgente sur la tenue d’une élection qui devrait être prioritaire » dit-il. Il a même annoncé que c’est cette discussion sur l’élection qui aurait dû être faite à Maputo et non pas la distribution de poste. Une discussion sur l’élection portant sur ceux qui vont la superviser, puis sur le gouvernement qui va assumer uniquement la tenue de cette élection. Il regrette que les rencontres à Maputo ou au Carlton aient choisi une autre voie.





