Maitre Jacques, à l’Assemblée perché (1),
Etait l’ancien PM évincé et fâché.
Le TGV, par son nom alléché,
S’arrangea donc pour aller le pécher.
« Bonjour Monsieur Sylla,
Avec votre expérience,
Avec vos connaissances,
Si vous acceptez d’accompagner ma route,
Ensemble nous mettrons le Ravalo en déroute ».
A ces mots, l’avocat
Ne se sent plus de joie.
Il ouvre sa grande bouche
Et va sur le 13 mai :
Toute honte bue, il joint le TGV.
Sans le moindre scrupule ni la moindre émotion,
Apres avoir porté durant trois semaines,
La parole de Ravalo aux négociations,
Il finit la partie comme un énergumène.
En plein dans la tempête, l’équipe Ravalo chavire,
Et quand le bateau coule, le Jacques quitte le navire.
Mais c’est sans doute au peuple que la leçon est faite,
Et quelle que soit l’époque, l’histoire se répète.
Ne jetons pas la pierre à Maitre Jacques Sylla.
Qui est un être humain, et qui, ici et là,
Comme tout politicien qui vit dans la Grande Ile,
Retourne vite sa veste quand elle n’est plus utile.
Il n’est ni le premier, ne sera le dernier
Parmi ceux qui fluctuent au gré des intérêts.
La politique Malgache se pratique donc ainsi :
Ton ami d’aujourd’hui, demain sera trahi.
Ndimby A. (avec l’aimable collaboration de Jean de la Fontaine)
Note (1) Rappelons que le perchoir est le surnom donné au poste de Président de l’Assemblée nationale.





