Ce jeudi 3 novembre, la JIRAMA a décidé de faire appel à la presse pour constater de visu le tarrissement des réservoirs d’eau à Mantasoa et à la centrale de Mandraka. D’une contenance de plus de 125 millions de m3, le lac de Mantasoa qui alimente la centrale de Mandraka ne dispose plus que près du tiers, soit 43,9 millions de m3 d’eau. Le responsable de la centrale d’Andekaleka précise que la côte d’alerte, qui est d’environ 39 millions de m3, est proche et qu’en dessous de ce seuil, la centrale de la Mandraka ne peut plus fonctionner ni fournir que très peu d’énergie électrique. Bref, la catastrophe menace réellement la capitale et ses environs. Les quelques pluies des derniers jours ne changent pas grand chose à la situation, et il faudrait pratiquement un mois de pluies pour retrouver une situation satisfaite.
Les délestages seront donc de plus en plus intenses et leur fréquence sera plus étendue. La JIRAMA ne peut rien faire ajoute ce responsable, car jusqu’ici les conditions atmosphériques ne permettent pas la provocation de pluies artificielles.
Du côté de la Météorologie, on annonce toujours de la chaleur et on promet des pluies avec la formation de la zone de convergence intertropicale, sans vraiment indiquer de date. En attendant, la JIRAMA et les consommateurs ne peuvent que s’en remettre au ciel, après avoir constaté les dégâts causés par la déforestation et l’inconscience.







