« L’équipe gouvernementale à l’œuvre est performante, selon Andry Rajoelina à Nosy Be. Si jamais les autres mouvances ne veulent pas travailler avec moi, je propose que l’on continue avec l’équipe actuelle qui est dynamique ». Le président Andry Rajoelina a, ce samedi 21 novembre, avoué qu’il y a blocage dans la constitution du gouvernement. Il a pointé du doigt l’intransigeance des autres mouvances qu’il accuse de ne pas vouloir travailler comme il le souhaite avec lui. En tout cas, il laisse à ses proches et à ses partisans le soin d’expliquer que sa mouvance ne peut céder à quiconque les postes ministériels de souveraineté.
Pendant ce temps, le co-président Fetison Rakoto Andrianirina, publie un communiqué dans lequel, il parle, selon les termes du communiqué au nom des trois membres du Conseil présidentiel et du Premier ministre de consensus, et demande la bénédiction de la population parce qu’il faut aller consulter les chefs de file des mouvances politiques pour trouver une issue dans la constitution de ce gouvernement.
En réponse à ce communiqué du co-président Fetison Rakoto Andrianirina, Alain Ramaroson a déclaré qu’il n’est plus question d’aller à l’extérieur pour quoi que ce soit. Le régime de Andry Rajoelina qu’il a mis en place avec ses partisans, a suffisamment fait de concessions, s’insurge-t-il et ne cèdera plus. Bien évidemment, l’homme n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur les régimes qui ont précédé celui de Andry Rajoelina. Et il n’a pas été le seul car le président de l’association des victimes du 7 février est lui aussi monté au créneau pour dénoncer la politique que le président du Congrès a annoncé comme ses priorités : l’amnistie et la loi des finances. Les membres de l’association AV7 sont prêts à se faire tirer une deuxième fois déclare-t-il. En d’autres termes, le président de l’AV7 est prêt à conduire ses partisans dans la rue au devant de qui que ce soit pour que ce processus d’amnistie et de réconciliation ne soit pas déclenché.
Recueilli par Bill





