Georges Kazolias, journaliste américain basé à Paris pour une station de radio et télévision, rédacteur, réalisateur, correspondant et professeur de journalisme, qualifie d’infraction à l’État de droit et aux devoirs des journalistes l’agression subie par les employés de la radio Fréquence Plus ce samedi 15 mai 2010 dans les locaux de cette station sise au 67 ha. C’est lors d’une vidéoconférence tenue dans l’après-midi de ce mercredi 19 mai 2010, au Centre Culturel Américain à Anténimena, que le journaliste américain qui travaille depuis 1984 à Radio France Outre-mer/Agence internationale d’images TV (RFO/AITV) n’a pu s’empêcher d’exprimer son indignation pour répondre à la question de l’assistance/auditoire composée exclusivement de journalistes. Cette vidéoconférence a été organisée par l’ambassade des États-Unis à Madagascar dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse.
L’agression des membres de la station radio Fréquence Plus ne semble plus être une affaire nationale. « L’information a très vite circulé tout autour du monde » explique George Kazolias. Et les journalistes malgaches, présents au Centre Culturel Américain n’ont plus besoin de décrire à George Kazolias les évènements qui se sont déroulés aux 67 ha le samedi 15 mai dernier. « Les informations nous sont parvenues très vite, et nous les avons diffusées dans toute l’Afrique. Vous n’êtes plus seuls, nos publics et le gouvernement américain ont été déjà informé de cette atteinte à la liberté de la presse », a déclaré George Kazolias pour montrer la large diffusion des informations concernant toute atteinte à la liberté de la presse. En tout cas, George Kazolias n’est pas un néophyte. A RFO/AITV, il est réalisateur et rédacteur pour les actualités télévisées à destination du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Asie. Il a déjà pendant plusieurs années côtoyé la presse africaine.
« Que justice soit faite ! »
« Que justice soit faite ! » c’est ce que demande le journaliste américain. Pour lui, une défaillance des informations qui parviennent aux citoyens entraîne une défaillance dans la prise de décision des citoyens sur la vie de la nation. Cette défaillance est due en majeure partie aux atteintes à la liberté de la presse. George Kazolias demande ainsi la saisine de la justice et une large médiatisation de la procédure de poursuite des agresseurs des journalistes.
La vidéoconférence de ce mercredi 19 mai 2010, à Antanimena, n’est pas la première de ce genre qui a vu la participation de George Kazolias. Ce dernier a déjà participé à une vidéoconférence sur le thème « Média et Environnement » le Mardi l21 Avril 2009 au sein de l’Ambassade des Etats-Unis à Lomé. Il était question d’une rencontre entre les professions du secteur autour du thème des plus importants qu’est le Changement Climatique et ses conséquences.





