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vendredi 30 septembre 2016
Antananarivo | 14h15
 

Editorial

Îlots de luxe dans cet océan de misère

vendredi 7 novembre 2014 | Tsimandry Pascal

En ce week-end du Salon de l’Habitat, on nous offre rêves et fantasmes sur les domiciles du futur, surtout les domiciles du futur de ceux qui ne constituent sûrement qu’une toute petite fraction des Malgaches. Les « résidences d’exception, dans un havre de paix » ou les « projets les plus prestigieux de Madagascar » sont bien loin des logements sociaux tant vantés par la HAT. Et bien loin, nul ne le contestera, des hameaux et baraques de misère qui sont souvent bulldozés pour laisser la place à ces havres de luxe.

Il est incontestable que la construction et le BTP sont des moteurs clés de la croissance et du développement, mais l’explosion de certaines constructions pendant la HAT nous laisse méfiant quant à la source du financement de ces investissements. Car la construction et le BTP sont d’excellents vecteurs de blanchiment d’argent, l’argent mal gagné pouvant être assez rapidement absorbé par un projet immobilier de grande envergure, surtout que la grande majorité des matériels utilisés est importée. Tant mieux si le taux de change s’accélère, ça absorbe plus vite l’argent sale et d’origine douteuse. Quand il est encore fort difficile d’obtenir un prêt bancaire, malgré le marketing que font les banques pour les prêts particuliers immobiliers, et puisque les taux toujours applicables (vers 15% alors qu’en Europe, un même prêt coûterait 4% en intérêt, et entre 3 et 4 % aux USA) sont prohibitifs mêmes pour les plus riches des investisseurs, seuls ceux avec une source inépuisable et surprenante de cash peuvent investir. Qui suit la trace de l’origine des fonds investis dans ces nouveaux immeubles de verre, par ailleurs désastres écologiques car incompatibles avec l’ensoleillement de Madagascar et donc bouffeurs de climatiseurs (qui, à leur tour, sont bouffeurs d’énergie) ?

Parallèlement à l’explosion des immeubles de verre viennent les publicités concernant de nouveaux lotissements. Ceux qui pourraient être abordables pour les Malgaches se trouvent encore assez loin du centre-ville, à Ambotomirahavavy ou Ilafy ou Soavina. Des lotissements dont seuls (peut-être) les titres fonciers sont finalisés : il ne faut pas s’attendre à l’eau courante, ou au déversement des eaux usées, ou encore moins, alors là, non, à l’électricité ! Et le plus grand cauchemar est bien sûr celui de l’accès à son emploi ou son école en ville. Tous ces lotissements étant « concédés » par l’État sans aucune vision sur les ponts et voiries qui permettraient la circulation vers ces endroits. Un beau terrain à Ambatomirahavavy, air pur, insécurité certaine, mais surtout des heures de bouchons à Anosibe, Anosizato, Ampitatafika…

Enfin, nous constatons l’accaparement de grands terrains urbains, 150 hectares entre Andraharo et Ankorondrano pour la société SMPI, alias Filatex, où sera construit « le projet immobilier le plus prestigieux de Madagascar ». Comment un groupe peut-il acquérir un si vaste terrain en plein centre ville, DEUX FOIS LA TAILLE DE NOS 67 HA, faite de rizières qui sans doute servent de tampon à l’inondation que causent nos saisons de pluie et les déversements de la haute ville ? Une telle acquisition aurait été impossible sans la complicité de la Vice-primature en charge de l’Aménagement du Territoire de l’époque et du Ministère d’État du moment. Surtout que partout où l’on regarde, SMPI est présent : Ankadimbahoaka, Route Digue, Ambohidratrimo, Ambatonakanga… Le souci n’est pas qu’ils investissent, tant mieux si ça crée vraiment des emplois et fait tourner l’économie. Le souci est plutôt de savoir si l’État a su et sait jalousement défendre l’intérêt général, en exigeant par exemple que sur 150 ha, une partie importante soit laissée ouverte au public (parcs et terrains de sport) et que le complexe ne devienne pas un « gated community » encerclé de fer barbelé excluant les tompon-tany. Ce serait un trop grand îlot de luxe dans cet océan de bidonvilles, hameaux et petites maisons. Le souci est aussi que le remblayage ne se fasse pas sans considération de l’évacuation des eaux, qu’elles soient de pluie ou usées, et que l’électrification ne soit pas introduite au détriment des milliers d’autres clients qui attendent un compteur ou une ligne ou même l’énergie elle-même.

Enfin et surtout, qui va habiter ces « logements haut standing », surtout qu’un Malgache richissime préférera sans doute, pour le même prix, se construire une superbe villa de luxe, plutôt qu’habiter une communauté hermétique, confortable mais stérile ? Eu égard aux immeubles de verre à moitié vide et inoccupés, il ne semblerait pas que la recherche de locataires soit si importante. Et s’il y a client à avoir, ce sont toujours ces étrangers dont les loyers sont payés par les organismes des Nations-Unies ou des ministères d’origine ; le prix étant indexé en devises n’a donc presque aucune importance. Sinon, il y a les expatriés d’entreprises investisseuses, qui cherchent véritablement un « havre » pour oublier la misère qu’ils abordent sur les voies d’Antananarivo, même juste pour aller au supermarché. Mais étant donné l’économie morose, la paralysie du gouvernement et l’attitude encore prédatrice de la Direction Générale des Impôts, ces investisseurs et leurs expats vont-ils même venir ?


NB. Nous remarquons que ces lotissements et/ou accaparement ne respectent pas la loi en vigueur et construisent jusqu’au bord de la route, par quelle dérogation Messieurs/Dames ?

C’est le décret n° 63-192 du 27 mars 1963 fixant le Code de l’urbanisme et de l’habitat qui s’applique :

« Art. 136 - a. - Sous réserve de ce qui est prévu à l’alinéa C ci-après, le permis de construire ne peut être accordé pour une construction à usage d’habitation commerciale, industrielle, agricole, si elle doit être édifiée à moins de :

  • 50 mètres de part et d’autre de l’axe des autoroutes ;
  • 25 mètres de part et d’autre de l’axe des routes nationales, ainsi que de l’axe des routes assimilées ou des voies inscrites sur une liste publiée par décret pris à l’initiative du Ministre des travaux publics,
  • 15 mètres de part et d’autre de l’axe des routes provinciales, ainsi que de l’axe des routes assimilées ou des voies inscrites sur une liste publiée par arrêté préfectoral ;

b. - Ces dispositions cessent de s’appliquer à l’intérieur des parties agglomérées des villes et bourgs. Sera retenue comme limite des parties agglomérées la limite de l’agglomération telle qu’elle est déterminée et matérialisée en application du code de la route.

c. - Des dérogations aux règles de recul définies ci-dessus peuvent être autorisées, en raison notamment d’une topographie particulière par le préfet sur proposition conjointe du représentant local du service de l’architecture, de l’urbanisme et de l’habitat et de l’ingénieur, chef d’arrondissement des ponts et chaussées.

« Art. 147 - Lorsque le bâtiment est édifié en bordure d’une voie ou d’un chemin public, la distance comptée horizontalement de tout point de l’immeuble au point le plus proche de l’alignement opposé doit être au moins égale à la différence d’altitude entre ces deux points. Lorsqu’il existe une obligation de construire en retrait de l’alignement, la limite de ce retrait se substitue à l’alignement. Il en sera de même pour les constructions élevées en bordure des voies privées, la largeur effective de la voie privée étant assimilée à la largeur réglementaire des voies publiques.

Aucun bâtiment ne pourra être érigé à moins de 2 mètres de la ligne médiane de chemins piétonniers qu’ils soient privés ou publics et ayant moins de 4 mètres de largeur. »

18 commentaires

Vos commentaires

  • 7 novembre 2014 à 08:47 | harmelle (#5862)

    C’est de plus en plus délirant ! Il n’y aurait pas autant de gens qui subissent de plein fouet la misère , voir qui en meurent on pourrait regarder Madagascar comme une parodie du dessin animé homonyme ou des humains auraient remplacé les animaux dans un décor de gigantesque bananeraie Faut rectifier le scénario ....c’est pathétiquement effrayant !

    • 7 novembre 2014 à 20:26 | Gérard (#7761) répond à harmelle

      Mouais, c’est chouette d’être riche,
      c’est encore plus chouette de se sentir riche, et puissant, au milieu des pauvres

      A Mahajanga, cette jouissance,plus ou moins (in)consciente, n’a pas fini d’attirer les « petits blancs » anciens de la SNCF ou de la RATP qui du haut de leur 1000 euros de retraite , 3 millions d’ariary, ne cesseront pas demain de plastronner au bras de leur donzelles ,sur la digue du Bord au Guest ou a la Rotonde

      Pour les plus riches il y a le Grand Pavois un immeuble de 12 appartements entre 200 000 et 400 000 euros, +- 1000 ans de salaire d’un ouvrier, là les acquéreurs ne savent peut être pas encore que, si comme c’est évidemment prévisible, le forage profond nécessaire à alimenter leurs douches et autres jacuzzi assèche les puits environnants, il auront la jouissance extrême d’être seuls à avoir de l’eau

      La tradition, le Fihavana, le soucis de l’intérêt collectif ont longtemps contenus, cachés des scandales qui restaient rares

      Quel relais maintenant pour limiter, encadrer ces excès ?

    • 7 novembre 2014 à 23:37 | harmelle (#5862) répond à Gérard

      Oui enfin on est toujours le pauvre de quelqu ’un : ainsi en France des beaux départements sont totalement colonisés , en Espagne ce sont des villes entières avec le nom des rues en langue étrangère , les épiceries rachetées et ré-approvisionnées directement de l’étranger , seul l’alcool est acheté localement ...Plus de maisons ni terrains à acheter , les prix ont explosé pas grand chose à faire !
      Perso les retraités à Mada si ils ne touchent pas aux enfants ne me gênent pas au pire les 1000 euros dépensés le sont localement et tant pis si les vieux jouent au roi du pétrole le paternalisme sénile amuse tout le monde .
      Par contre ce qui m’inquiète ce sont les mesures qui vont limiter les vrais excès ( appartement à Tana à 500 000 ) et les « protèger » . Des gardiens armés de partout , de la téle-surveillance , des murs , des chiens , des armes enfin tout un arsenal mis à la disposition des plus riches pour les protéger des plus pauvres !
      Et comme de partout en pareil cas de figure , la parano et l’insécurité règnent , l’ambiance est vite délétère , invivable ....

    • 8 novembre 2014 à 06:53 | rakotoson (#8023) répond à harmelle

      ### Une telle acquisition aurait été impossible sans la complicité de la Vice-primature en charge de l’Aménagement du Territoire de l’époque et du Ministère d’État du moment. Surtout que partout où l’on regarde, SMPI est présent : Ankadimbahoaka, Route Digue, Ambohidratrimo, Ambatonakanga…###

      Excellent article qu’ on aimerait bien lire , voir , écouter dans nos médias au lieu et place de toutes ces élucubrations sans fin , sans concrétisation aucune concernant le trafic des bois de rose ; la réconciliation dite nationale - quand bien même elle ne concerne que des politiciens véreux , avides de pouvoir et de m’as-tu - vuisme , de satisfaction de eur égoïsme et de leur ego ; de l’ inécurité qui ne touche que les petites gens rarement les gros bonnets ...

      Ces remblaiements de terrains suscités notamment ceux appartenant au multimilliardaire indo - pakistanais en dollars et en ariary Abdoul ( Filatex ) se font au nez et à la barde de dirigeants complices , de la l’ hypocrisie de la CI qui continue à nous consentir des prêts malgré toutes ces gabegies de nos potentiaités économiques.

      Dans tout ceci , le sire Abdoul Rafilatex et ses complices malgaches n’ ont cure des pauvres gens qu’ ils privent de leurs maigres fortunes acquises au bout de décennies de abeurs . Là , c’ est effectivement « pathétiquement effrayant »

  • 7 novembre 2014 à 10:58 | Rakotoasitera Fidy (#2760)

    On attend la réponse du grand Ko(n)lo qui aime bien danser quand le ’saka’
    n’est pas là

  • 7 novembre 2014 à 13:11 | jansi (#6474)

    L’année dernière j’ai pu visiter l’une des villas témoin du lotissement Filatex a Ankadimbahoaka. Ces fameuses Villas carrés à 450 000 euros l’unité. 3 chambres avec chacune sa salle d’eau à l’étage, un salon, une salle à manger attenante a une cuisine ouverte, une buanderie, et un wc visiteurs dans le couloir à l’entrée. Très classique donc. Dehors 400m2 et une petite piscine avec coin barbecue.
    Selon le guide, quelques Villas étaient déjà attribuées à des hautes autorités de la transition. Gratuit. Payant ? On ne le sait. Mais quelque soit la réponse 450000€ ne sont pas à la portée des salaires de la HAt ou des ministres de l’époque. Et pourtant.

    • 8 novembre 2014 à 07:27 | rakotoson (#8023) répond à jansi

      ### L’année dernière j’ai pu visiter l’une des villas témoin du lotissement Filatex a Ankadimbahoaka. Ces fameuses Villas carrés à 450 000 euros l’unité. ###

      Allons , Monsieur Jansi , vous êtes vous - mêmes donc contaminés - vous aussi - par la maladie de nos dirigeants manara - penitra et de nos perroquets de journalistes à ne s’ exprimer qu’ en euros et / ou en dollars alors qu’ ils s’ adressent à des Malgaches dont la grande majorité ne savent pas à combien ces chiffres astronomiques correspondent en réalité en ariary voire en fmg !!!

      Soit , une minorité peut le faire ; mais , le calcul mental ici n’ est pas de mise ; il lui faudrait à portée de main un calculateur de poche ou une calculette d’ ordinateur portable .Mais , aller en trouver à chaque fois si vous écoutez la nouvelle dans votre voiture ou dans votre ... lit !

      A propos , vous ne verrez jamais les français gober tout ce que raconte leurs dirigeants et les journalistes en ... DOLLAR ! Pas plus que les américains soient mangés à la sauce ...EURO . Seulement , à Babakotoland , cela fait bien de s’ exprimer en euro et/ ou en dollar . Bref , c’ est monnaie courante . Sans la moindre scrupule ni vergogne

      Monsieur Jansi , Pour ceux et celles qui vous lisent - sans l’ aide d’ un calculateur - sachez donc au risque de me tromper que 450 000 euros = 1.440.000.000 ariary . Ou si vous préférez , 7 . 200 .000 .000 Fmg . Pour certains , c’ est du pipeau !

      Avec ça , vous allez y voir plus clair j’ espère .

      Sachez aussi que les Villas Présidentielles construites sous le régime Marc Ravalomanana pour accueillir en 2009 le Sommet de l ’ Union Africaine se sont vendues - sous la Transition - comme des petits pains . Les heureux acquéreurs sont pour la plus part des Malgaches .

  • 7 novembre 2014 à 14:53 | zanadralambo (#7305)

    Il est plus qu’ urgent de sortir nos compatriotes des conditions de vie misérables que le régime de 1975 a laissées en héritage à ses successeurs. Des conditions de vie indignes du XX1ème siècle : malnutrition, insécurité, chômage, indigence...et j’en passe. Il n’est pas étonnant que notre mentalité s’abaisse au niveau des animaux : incestes, viols, entre autres, sont le résultat d’une promiscuité quotidienne à laquelle leur extrême pauvreté ne laisse pas d’autre choix à nos compatriotes.
    Vivre dans un logement décent est un droit. Trop occupés à régler des comptes bassement politiciens, les responsables de ce pays l’ont oublié, c’ est hélas devenu un privilège.

    • 8 novembre 2014 à 10:35 | Stomato (#3476) répond à zanadralambo

      Vivre dans un logement décent est un droit, dites vous...
      C’est vrai, mais n’oubliez pas que de faire le nécessaire pour y arriver de façon honnête est un devoir.
      Et c’est valable pour toutes les « couches » de la société.
      Combien y sont arrivés en spoliant un conjoint illettré en signant un acte devant l’autorité assurant la plein propriété d’un bien ?
      Combien y sont arrivés en spoliant un étranger expulsé sans raison valable, ou pour raison purement politique ?
      Combien y sont arrivés en détournant des fonds publics ou privés ?

      C’est bien beau de crier au loup, encore faut-il ne pas tout faire pour l’attirer.

    • 9 novembre 2014 à 15:19 | zanadralambo (#7305) répond à Stomato

      « Faire le nécessaire pour y arriver est un devoir », dans l’état actuel de la population, pensez-vous sincèrement que votre postulat soit toujours pertinent ? Quand les sans dent qui forment désormais les 80 % du peuple croulent sous la misère ; quand une grande frange de ce même pourcentage en est tout simplement réduit à fouiller dans les immondices pour survivre ; quand la misère empêche ce petit peuple d’avoir accès aux soins élémentaires ( c’est poignant et révoltant de voir les larmes d’impuissance des parents devant l’agonie de leurs enfants qui, faute de pouvoir payer la caution exigée, n’ont pas accès aux hôpitaux publics !!!) , quand elle perd toute son énergie à faire la queue aux fontaines ; quand elle ne dort plus la nuit face à la terreur organisée des bandits et des dahalo…Et j’en passe. Bien sûr, vous n’avez pas tout faux. Mais dans ce pays où, malheureusement, on a perdu tous ses repères, ce qui est normal dans un pays de droit devient l’exception. Ce petit peuple dont je parle n’a rien demandé, sinon vivre normalement. Lui parler de devoir, ce n’est peut-être pas vraiment le moment opportun.
      Sinon, je vous rejoins dans les spoliations que vous dénoncez

    • 10 novembre 2014 à 13:14 | tsimahafotsy (#6734) répond à zanadralambo

      Toujours aussi pertinent l’ami Zanadralambo !

    • 11 novembre 2014 à 14:46 | zanadralambo (#7305) répond à tsimahafotsy

      Amitiés, compatriote.

  • 8 novembre 2014 à 12:28 | Turping (#1235)

    L’article deTsimandry Pascal est très bien pertinent pour expliquer la situation à Madagascar !
    - Le fait démontre que les dirigeants , l’état mafieux corrompt avec les intérêts mafieux .
    - En passant par lepouvoir du socialisme marxiste décalé
    au système capistaliste de l’économie libérale monopolisée par l’ex-président MR ,jusqu’à la révolution orange « du capitalisme sauvage » sans maîtrise ni règle commune ,chacun fait ce qu’il veut ,les trafics de BDR ,les ossements humains(destiné éventuellement à la fabrication de diamant synthétique —)j’ai répondu à Manga Jeudi en explicitant le procédé etc...) ;
    - Force est de constater que l’Etat digne de son nom n’existe pas à Madagascar pour protéger les biens communs .
    - J’en conviens et j’entends dire qu’entre le projet « manara-penitra » et les constructions de père Pédro pour les pauvres (logements identiques dignes d’un projet dépassant largement les actes gouvernementaux).Les projets BTP établis par les riches karana ,l’argent provenant de blanchiment d’argent sale BDR ,etc... circule entre les mains des minoritaires pour les fructifier ,les capitaliser encore pour être rentable .
    - Ce qui démontre toujours le monde à l’envers où entre les bâtiments neufs ,en verre de Rajabali (du monde de XXIème siècle ) flamboyant neuf propriété des minoritaires très infimes , aux alentours des bidonvilles ,de pauvrêté extrême est toujours présente.
    - Ce qu’on peut reprocher dans cette affaire ,c’est le manquement de la part de l’état à défendre les intérêts publics ( réservé un parc aux accès publics ,d’aires de terrains de jeux ,etc....) ,car la bunkérisastion du système ,les insécurités à côté , etc... démontre les inégalités flagrantes entre les classes sociales (soit oon est très riche ,soit on est très pauvre à 80% ),la classe moyenne a disparu.
    - Concernant le prêt bancaire ,le taux à 4% comparé à celui de 15% ,il y a une grande différence . Pour pouvoir obtenir un prêt bancaire pour construire un logement c’est un long parcours du combattant surtout à Madagascar .Les riches paient cash car les taux d’intérêts ,la capitalisation du système n’est pas intéressant car cela revient beaucoup au fil des années ,tout en sachant que louer une maison ou un appartement c’est de l’argent jeté par les fenêtres même au taux de 4% ,c’est encore de l’arnaque .même si le contrat du travail ,le CDI est un gage d’octroi d’un prêt .Le mieux c’est de payer cash même si ce n’est pas à la portée de tout le monde .On peut acheter ,rétaper à Madgascar ou ailleurs une maison puis la révendre avec sufissament d’apport au départ puis de construire sans passer par les emprunts ,dessiner l’architecture de sa maison à sa convenance.
    - L’histoire d’intérêt public ,ce ne sera pas demain que ce projet sera défendu .Chacun fait ce qu’il veut pour s’en sortir .Le pouvoir servant comme rôle de l’usurpateur ,on essaie de le décrocher pour obtenir les avantages afférents ,les businessmans les riches font ce qu’ils peuvent pour s’enrichhir encore .Les riches s’enrichissent ,les pauvres s’appauvrissent car les lois sur les protections sociales ,de cohésion et solidarité sociale n’existent pas encore .Donc ,c’est la loi de la jungle qui règne pour sauver sa peau dans une République bananière ,ce qui arrange bien les mafieux corrompus pourvu que ça dure.
    - En zappant regarder bien les propos de James Ratsima sur youtube ou sur son blog ,la moitié de Madagascar n’appartient plus aux malgaches ,devenus locataires de leur prore terre.Cela fait réfléchir .Amen
    Bon week end à tous et toutes !

    • 8 novembre 2014 à 12:33 | Turping (#1235) répond à Turping

      ...propre terre...

    • 8 novembre 2014 à 12:45 | Turping (#1235) répond à Turping

      N’empêche que le objet « immobilier » personnel ,louer des appartements ou maisons est un business lucratif ,très rentable à Madagascar pour ceux qui travaillent dur ,avoir le culot sans voler directement dans les caisses de l’état ou au pouvoir.J’en connais ,un petit frère avec 4 apparts loués ,les magasins au suprême center ,voire une société écran en France ,faisant partie du cercle fermé ,milliardaire en Fmg...

    • 8 novembre 2014 à 12:48 | Turping (#1235) répond à Turping

      Lire, n’empêche que « le projet immobilier » au lieu d’objet ...

  • 8 novembre 2014 à 13:06 | Rakotoasitera Fidy (#2760)

    Qui peut nous donner amples infos à propos du film réalisé par Lova Nantenaina

    intitulé ADY GASY

    C’est à dire : lieu et date de projection du film en France

    Merci d’avance

    • 8 novembre 2014 à 18:12 | Be Naivo (#712) répond à Rakotoasitera Fidy

      FESTIVAL DES CINEMAS D’AFRIQUE EN PAYS D’APT
      Cinémovida 12 Rue Scudéry 84400 Apt
      projections en présence du réalisateur Lova Nantenaina
      12/11/2014 - 17:30 et 14/11/2014 - 9:30

      LUMIERES D’AFRIQUE
      Besançon, France
      du 8 au 16/11/2014, détail des projections à venir

      CINEMATHEQUE DE TOULOUSE France
      Cinémathèque 69 Rue du Taur, 31000 Toulouse
      projection en présence du réalisateur Lova Nantenaina et de Eva Lova, productrice
      27/11/2014 - 19:00 (sur invitation)

      AUX ECRANS DU REEL Le Mans, France
      Cinéma Le Royal 409 Avenue Félix Geneslay 72100 Le Mans
      projection en présence du réalisateur Lova Nantenaina et de Eva Lova, productrice
      28/11/2014 - 20:45

      SORTIE SALLES FRANCE AVRIL 2015

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