Les dahalo de Remenabila, Tokanono et Raoplanina détiennent toujours les cadavres des gendarmes qu’ils ont abattus. Ils se terrent à 85 km environ de la commune d’Esira. Grâce aux reconnaissances effectuées à bord des aéronefs, ils sont déjà localisés mais l’accès à leur cache est très difficile. Les opérations de sécurisation des villageois dans les parages ont déjà commencé et nombreux sont ceux qui ont rejoint la ville de Fort Dauphin. Les militaires sont prêts à prendre d’assaut les repères des dahalo s’ils ne déposent pas leurs armes et se rendent. Ce sont les informations que le Premier ministre, Omer Beriziky a partagé à la presse ce dimanche 17 juin à son arrivée à Ivato. Il était alors entouré du ministre de la Justice, du ministre des Forces armées et du Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie. Le Premier ministre a fait comprendre qu’il ne s’agit pas d’engager des pourparlers avec les dahalo mais de les capturer vivants, d’obtenir leur reddition pour les remettre entre les mains de la Justice. Ces dahalo méritent les peines les plus sévères et les plus dures ; cependant le gouvernement s’attend à ce que les enquêtes révèlent les noms de leurs compères, ceux des commanditaires, ceux de leurs collaborateurs dans l’Administration. Omer Beriziky souhaite vivement mettre un terme au phénomène dahalo et éradiquer le réseau de vols de bœufs. Dans la foulée, il a demandé au ministre de l’Elevage d’arrêter les exportations de zébus sur pied.
Recueilli par Bill







