Selon le député européen Thierry Cornillet, la résolution du Parlement européen du 7 mai 2009 devait être prise « pour clairement signifier à celles et ceux qui ont pris le pouvoir de façon tout à fait non démocratique, sous la forme d’un coup d’Etat, aussi habillé soit-il, de revenir à la légalité constitutionnelle de Madagascar, un des garants de développement à venir de cette grande île de l’Océan indien ». En d’autres termes, il ne s’agit pas de revenir au statu quo ante, mais de retrouver cet ordre constitutionnel suivant un processus défini par les Malgaches eux-mêmes. Tant que cet ordre constitutionnel ne sera pas retrouvé, le développement de Madagascar est compromis. Et quand on sait que c’est le Parlement européen qui décide de ce que la Commission doit faire de l’argent des contribuables européens, on voit d’ici le sort que nous réserve ce Parlement si jamais ce retour à l’ordre constitutionnel traînait des pieds. L’Union européenne est en effet le plus important donneur d’aide à Madagascar.
Ce 30 mai 2009, le site Youtube a remis en ligne la prestation du député Thierry Cornillet devant le Parlement européen, lorsque le 7 mai 2009 il a évoqué la situation à Madagascar. Il a réclamé la condamnation du coup d’Etat qui a installé Andry Rajoelina au pouvoir à Antananarivo. S’adressant à la Présidente de séance, le député Thierry Cornillet affirme alors que le Parlement européen ne sera pas le seul à condamner la situation et que par rapport aux autres organisations et institutions internationales, le Parlement européen ne peut pas demeurer silencieux.
Le député Thierry Cornillet souligne qu’il « ne demande jamais un retour à la case départ mais il revendique un retour à la légalité constitutionnelle ». Il précise : « si cela est nécessaire, un arbitrage par le peuple malgache par le biais d’une consultation sous forme de scrutin présidentiel ou de référendum, mais il appartient aux assemblées et aux responsables politiques de Madagascar de déterminer la forme la plus opérante de consultation ». Autrement dit, le Parlement européen souhaite que des consultations populaires mettent rapidement un terme à cette situation de non droit.
Recueilli par Bill




