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samedi 1er novembre 2014
 

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I have a dream

mardi 2 novembre 2010, par Lucius

« Rêver », c’est se détacher de la réalité pour aller dans un univers fictif fait de merveilleux. En aucune manière « rêver » n’a rien de négatif, à condition toutefois qu’il soit suivi d’un immense effort d’accomplissement, c’est-à-dire de travail. C’est ainsi une sorte d’aspiration vers le mieux, le meilleur. Je me souviens à ce propos de ce que nous avait dit le Président mauricien Karl Hoffman qui a rencontré les étudiants de l’Université d’Antananarivo en 2005 : « rêver fort, puis travailler beaucoup ». Et dire que Maurice n’a accédé à l’indépendance qu’en 1968, soit dix après Madagascar. Dès l’aube du troisième millénaire, cette voisine avait figuré parmi les pays phares du continent africain ; et elle continue son chemin pour prochainement quitter la classification « Pays émergents », à l’instar de l’Inde et de la Chine. Imaginez ce qu’elle aurait pu devenir si elle avait bénéficié de la superficie de Madagascar. Oui, cela s’est passé à quelques centaines de kilomètre de Madagascar ; et c’est bien une réalité et non un mythe.

Bref. Un jeune malgache pourvu du minimum de sens des responsabilités et du moindre de ce qu’on peut appeler sentiment de patriotisme se doit d’être rêveur, autrement dit vouloir un autre sort pour le pays. Cela étant parce qu’on ne peut pas trouver satisfaction dans la réalité qui constitue le présent actuel du pays. Dans ce cas « rêver », c’est préparer l’avenir de cette nation, en pensant à une alternative meilleure pour soi-même et ses entourages proches et lointains. Et ce lendemain doit être radicalement différent par rapport à ce qui se rencontre aujourd’hui. Il doit être une perspective de plein épanouissement : de soi, de ses entourages proches et lointains. Ainsi, « rêver » c’est une sorte de résistance, une opération de guérilla que l’on mène contre la fatalité.

Non, cela n’est pas une utopie ni un délire ! Regardez les États-Unis d’Amérique : « I have a dream that in a future blackmen’s children will sit down beside whitemen’s » avait lâché un certain Martin Luther King, et voilà qu’un Président à la peau foncée arrive à la Maison blanche ; qui l’aurait cru cinquante ans seulement auparavant ; et dire que les States sont constitués à 75% de WASP ; ça c’est de la vraie démocratie ! Par la force du rêve, cela s’est transformé en réalité… Ou encore l’Afrique du Sud de l’ANC : créé en 1912, mû par le rêve d’une société où cohabiteraient blanc, noir et métis, le parti voit disparaître le régime de l’Apartheid en 1994 et s’ériger un des siens (Nelson Mandela) à la tête du pays. On pourrait évoquer une longue liste d’exemples. À la base de ceux-ci pourtant il y aura une seule constante : The power of the dream. Rien dans une quête de réalisation d’un idéal n’est facile, mais à force de persévérance tout fini par plier, fut-il une montagne. Le rêve est la source où la persévérance puise son énergie.

Par ailleurs, « rêver » c’est prendre goût à l’existence parce qu’il (le rêve) entretient la Volonté, de telle sorte que celui qui fonctionne selon cette ligne de conduite est comme constamment entretenu dans des conditions de fraîcheur. C’est ce que l’on appellerait Volonté de Puissance. Avec cette trempe on est à l’épreuve de tout, et surtout rien ne peut être hors de portée. Comment devient-on un « rêveur » ? Avant toute chose ôter de son esprit le mot « impossible ». N’hésitons pas à rêver.

Rêvons que les cinquante prochaines années de notre cher Madagascar contrasteront largement avec les cinquante précédentes. Rêvons qu’une ce ces années, l’économie de Madagascar entame un essor sans égal, et continu sur des décennies ; et que la classe politique s’est assainie de sorte que cette avancée de l’économie ne sera plus troublée par des désordres sociopolitiques quelconques ; que ces acquis de l’économie soient répercutés sur le quotidien des Malgaches. Rêvons qu’à partir d’une de ces années, Madagascar aura enfin des dirigeants qui le conduiront sur une grande destinée. Rêvons qu’un de ces jours Madagascar est parvenu au niveau de développement que nous lui avons toujours voulu.

N’hésitons pas à rêver parce que toute réalité future commence par être portée en rêve.

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 1 réaction Lire les commentaires
  • I have a dream
    2 novembre 2010 10:14, par Rainivoanjo (#1030)

    Rêvons et agissons, mais certainement pas avec ceux qui ont déjà fait la preuve de leur incompétence ou de leur corruption ou encore ceux qui ont su mais n’ont rien fait si ce n’est profiter discrètement des avantages scandaleux des régimes d’avant et qui maintenant se drapent d’une pseudo-technicité ou de neutralité de pacotille qui impressionnent les naïfs !

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