Appréciant la situation proche de la confrontation entre policiers et magistrats, Honoré Rakotomanana, ancien président de la Haute cour constitutionnelle, magistrat et professeur de droit constitutionnel n’a pas voulu prendre partie ou choisir un camp. En effet, il a expliqué que les deux parties belligérantes ont chacune déjà leurs décisions et leurs revendications ainsi que leurs suggestions de soutenir ou de défendre leur ministre : les policiers qui de leur côté ont soutenu ce mardi 13 décembre qu’un syndicat n’avait aucun droit de limoger un ministre. Et de l’autre côté, le syndicat des magistrats a confirmé qu’il maintient ses revendications jusqu’à obtention de satisfaction.
Le professeur Honoré Rakotomanana demande que les deux parties soient amenées à être confrontées avec le président de la HAT et le premier ministre de la Transition en vue d’éviter l’élargissement ou le pourrissement de cette situation, vu aussi que les citoyens sont excédés des crises. Et lui d’ajouter qu’une commission spéciale acceptée par ces deux belligérants doit être composée avec des représentants de chaque partie. Cette commission doit être également indépendante. Sa mission sera d’enquêter au fond dans le but de trouver ce qui s’est passé réellement ce jour là à Toliara.
En outre, Honoré Rakotomanana a avancé qu’il faut que cette commission sache ce qu’est « une volonté coupable » et « un élément moral de l’infraction » ainsi que la « raison ou le motif de ce crime ». Ainsi, les membres de cette commission ne doivent pas les confondre car selon toujours ses explications, les magistrats tout comme les policiers ont leurs raisons et leurs erreurs. C’est à partir de l’évaluation de la commission qu’on pourra prendre des décisions quant aux peines à appliquer, indique ce professeur. Il a même pris l’exemple d’une loi de 1994 qui est appliquée dans un autre pays à savoir les Pays bas, régissant l’autorisation des médecins à avancer la mort de « quelqu’un qui est atteint d’une maladie incurable qui l’a fait souffrir réellement » (l’euthanasie passive et l’euthanasie active). Et lui de conclure qu’il faut trouver la solution au plus vite pour éviter l’interprétation des autres, notamment celle de la communauté internationale qui commence à accepter l’application progressive de la feuille de route, et surtout éviter la répétition de cette situation.
Recueilli par Haingo







