Deux manifestations parallèles se sont déroulées ce samedi 9 juin 2012 ; l’une à la Tranompokonolona Isotry conduite par Lalatiana Ravololomanana et consorts du Front des opposants pour la libération de Madagascar (FOLM) et l’autre sous celle du Pr. Paul Rajaonarivelo et d’Andrianjaka Rajaonah (Otrikafo) regroupés dans le Komity ho fanavotam-pirenena ou Comité pour le salut de la nation. Les deux meetings n’ont pas rassemblé beaucoup de monde, sans doute par lassitude du public ou parce que les initiatives ne sont pas comprises. Le groupe de Lalatiana Ravololomanana a cherché à persuader l’assistance de la nécessité de leur démarche pour restituer la Place de la démocratie au peuple malgache. « Ce n’est qu’une étape dans cet objectif de reprendre possession de cette place symbolique de la démocratie », ont déclaré les différents orateurs. Et comme de coutume en de pareils rassemblements, les critiques contre le régime de transition, ses manières de faire contre les droits aux libertés d’expression et de manifestation et contre le président de la transition, ont fusé avec virulence ; allant même jusqu’à laisser entendre qu’Andry Rajoelina est responsable de crime de sang en envoyant ses partisans marcher sur Ambohitsorohitra le 7 février 2009. En tout cas, Lalatiana Ravololomanana s’est demandée si Andry Rajoelina osera encore se salir les mains car les Malgaches reprendront possession de la Place de la démocratie coût que coûte et ils continueront à revendiquer le changement promis sur la place publique en son temps.
Ailleurs pendant ce temps les dirigeants du Komity ho fanavotam-pirenena ont été confrontés à des contestations d’une frange de l’assistance. Quelques individus ont réclamé autre chose que ce rassemblement sans véritable suite ni action pour obliger les autorités à changer de politique ou à améliorer le quotidien de la population. Paul Rajaonarivelo a eu beau expliquer qu’il faut cheminer avec sagesse et adopter une stratégie de lutte mais en vain ; la lassitude et l’incompréhension se sont installées.







