Pour faire pression sur le gouvernement de transition à propos de leurs revendications et accords, voire sur des décrets qui n’ont pas encore été satisfaits et concrétisés, des groupements syndicaux ont décidé de tenter de bloquer la machine administrative à partir de ce mercredi 11 juillet ; l’État aura jusqu’à la fin de cette semaine pour exécuter ce qui a été convenu sinon le mouvement de grève s’étendra dans les régions, a déclaré le porte-parole de ces groupements ce mardi 10 juillet lors d’une conférence de presse à l’Hôtel Carlton. Les paramédicaux et le syndicat des éducateurs et enseignants du SEMPAMA, le SECES, le syndicat des agents de la Banque centrale de Madagascar et la Cellule de crise interministérielles, sont les fers de lance de ce mouvement. Ils vont manifester dans la « Rue de la liberté » à Anosy ce 11 juillet. Si on se souvient bien de ce que la Cellule de crise avait expliqué précédemment, il s’agit d’une grève générale progressive car la campagne de persuasion et de sensibilisation de l’opinion et des collègues fonctionnaires se poursuit.
En tout cas, les bureaux des bâtiments administratifs ne seront pas fermés car le syndicat des fonctionnaires démocrates n’est pas solidaire de ce mouvement ; il préfère attendre les résultats des rencontres qu’il envisage d’organiser le 19 juillet prochain et des décisions de l’État pour décider de quoi que ce soit. L’État pour sa part a pris en conseil de gouvernement de ce mardi 10 juillet, la décision d’appliquer les réquisitions à l’endroit des personnels grévistes dont les services sont indispensables, à savoir, les paramédicaux et médecins. On attend la suite car le ministre de l’Éducation nationale, puis le ministre de la Santé ont déjà brandi ces menaces contre les grévistes mais sans aucune application apparemment jusqu’ici.







